‹ Recherches historiques sur la ville d'OrléansChapitre 17 sur 33 · MM · texte numérisé non relu

MM

Petit-Lafosse , premier président.

Sezeur, procureur-général.

Baschet-Compain , vice-président du tribunal de première

instance , refusé.

IMoutié, procureur impérial , refusé, H ubert-Crign on, président du tribunal de commerce. Leroy , préfet.

Couvray , secrétaire intime de M. le préfet.

Le général Barbanègre, maréchal-de-cainp, absent.

Teste, lieutenant-général , chez M. de St-Hilaire, absent.

Penne , maréchal de camp , rue du Cheval-Rouge , absent,

Schinner, maréchal de camp, place du Martroi,

Cunietti, counnandant d • la place.

Poupardin , commandant de la garde urbame.

De Kermelec , sous-préfet.

Bugeaud, commandant du i4* de ligne.

Le commandant du lo*^ de ligne, absent.

Marchand, commissaire des guerres.

Le sous-inspecteur aux revues, refusé,

Brillard, conseiller de préfecture.

Raillon,évéque.

MérauU , vicaire-génëral , refusé.

Desnoues , prédicateur de la Pucelle ^ refusé.

Le comte de Sussy.

Le secrétaire de M. le comte de Sussy.

Ponsot, commandant de la gendarmerie.

Doyen , receveur-général.

Bouhebent, payeur-général.

Paulmier , directeur des contributions directes.

De Brunville, directeur des contributions indirectes.

Davesiès de Pontes, directeur des domaines.

Lecauchoix, conservateur des forêts,

Baillet, ingénieur en chef, refusé.

De Chaiiipeaux, recteur.

Polonceau, proviseur.

Souque.

L'abbé Coque lie, refusé, Mau lévrier.

Demadières père , administrateur des hospices,

Gérard-Desbordellières,

Gruget.

Rehm, 'N

Fougei ou jeune , i

Moreau, avocat , \ Membres du conseil municipal. Ligneau-Graudcour , l

GauUhier, /

Crignon-Désormeaux, maire..

Dutaur de Pibrac , \

Colas (le Laiiuue, > Adjoints.

De INI 01 o^ueSj absent y }

retit-Séruonville, secrétaire.

Perrin.

Gaudry , juge de paix. L'aide-de-camp du général Teste , absent. L'aide-de-camp du général Penne, chez M* Pompon absent.

Bernard , chet d'état-major , chez M. Bignon-Dumuis. Le colonel du de ligne, à l'hôtel de France , a^#/if, Varin, colonel , à l liôtel de Fiance. Mesauge, âuuâ-préfet de Montargis.

— ay^ —

De Walers , sous prëfet de Gieii.

De La taille d'Audeville, aoiu-préfet de FÙfaÎTieM. Olirier-MaisoiiDeuye, seerétaife-géoéral de la |irëfeeliire. Pordier-Deannns, \

Larousse r

Roulley * ( officiers de ia garde urbaine.

Bobé, ' )

l3 mai i8i5. — Séance extraordinaire du conseil mu* nicipal. M, le comte de Sussy, commissaire extraordinaire de & Majesté FEmpereur, dans la première division militaire, se présente et annonce que , pour remplacer les inenibres du conseil qui n'ont pas prêta le serment à Ja séance du i8 avril dernier , il nomme MM. Esnout, président à la cour impériale; Latour, médecin ; Doyen , receveur-général; Hautefeuille , conseiller à la cour impériale; Huetde Froberville, propriétaire; Chartrain père, ancien notaire; Lambron, chirurgien en chef de 1 hôpital

gméral; Pitou, directeur des contributions indirectes , anque, médecin; Tabbé Pataud, auteur de l'Histoire d'Orléans; Poupardin , propriétaire ; Fil Ion , pharmacien; Barré, professeur de physique au lycée; Fromental, chef de division h la préfecture; Boyer, entrepreneur de bâtiments; Moreau, maître de la poste aux (Chevaux ; Mareau jeune, négociant; Bimbenet, avoué ait tribunal de première instance $ Gaodry, j uge de paix, et Gauthier^ négociant. ,

Les membres ci-dessus, successivemeotappelés, se sont approchés du bureau et ont piété individuellement ie serment ainsi con^u :

« Je jure obéissance aux constitutions de l'Empire , et <■ fidélité à TEmpereur. »

Le procès^veroal est signé de tous les membres. (241.) iS mai i8i5. — Décret impérial qui divise la France en vingt-cinq arrondissemens de théâtre , chaque arrondissement comprenant plusieurs départemens, et chacun de ces arrondissemens privilégiéaécait fomé de'trois sortes de troupes, savoir : troupes sédentaires , comédiens d'arrondissement, comédiens amhulaifs.

L'arrondissement d'Orléans comprend fetdépartemens du Loiret, de Loir-et-Cher, et d'lndre«et Loire.

ty mai i8i5. — Déjeûné politique donné à Orléans, chez M. lé comte de Dans cette réunion, composée de francs et dévoués royalistes, il iut porté des toasts à la famille des Bourbons, à leur retour en France, !e tout entrecoupé de cris de 'viçe le Roi! Le repas Gnii [)ar des couplets et des chansons parmi lesquels on remarqua ceux

3ui suivent , et qui nous ont été donnés par un desimpruens convives,

BANQIIET CHEZ M.

Air : Aussitôt que la lumière»

Aussitôt que la lumière Darde ses rayons sur moi , Je commenre ma carrière Par crier vive le roil Ll le cœur et la mciiioire, Eemplis de Sa Majesté, On je me bats pour sa gloire^ Ou je bols k sa santé»

Français , que ce Heu rassenaUe> De Louis les vrais appuib , Jniea tous, jures ensemble, De ne 'vhrre que pour loi ; Et pour l'honneur de la France ^ Versez avec loyauté Votre sang po!îr sa défense^ Votre vin à sa santé.

(Par M. *•% l'un des con?ives> ÂiR : da Curé de Pomponne^

Hél mais dis-nous, Napoléon,

Ons-qnVst ta Marîe-Louise ?

Tu sais ben, lu n*diras pas qii'non^

Q'tii nous l'avais promise;

Mais je n*!a voyous pas, Nicolas ,

Sais^ qo'çà nous défrise.

Xtt nous avais promis à tous

Une paix étemelle, Et vMà pourtant qu*on pari* partout

D'une guerre unhrarselle j

Ah! mais çà n'preodrapas^

Nicolas , Mets çà dans tacarvelle.

Ta nous avais ben assuré Qne par le cher beau-père»

Sous main tu serais appuyé, lofais c'est une autre affaire^ C'est pour te mettre à bas » .

IVîcola*. , Qu'il â'avaucc au contraire.

Murat,àc'que tu nous disais^

De son armée entière, Devait soutenir tes projeta

Et sur mer et sur terre ;

Hais ne v'ià-l-il pas, IfIcolaSy

Qœ c'est tout le contraire*

Ta disais j*veax mainlenanf» Français»

Vous gouverner en père ; Mais v'ià qu*tu nous tianquedes décrets Tout comme à l'ordinaire.

Fais-en tant qu'tu voudras»

Nicolas , Çà fra mîeox notre afi&îre*

Ta noas fiôsais sonner ben haut

' Ta douceur, ta clémence, Mais v*là qu 't'envoie à réchafimd

Tout c'qu*gnia de milleurenFnoce.

Obi ce que t'oublieras^

Nicolas , Çà n*scra pas la vengeance.

Tu nons disais, dorénavant.

Qu'on pourrait tout écrire; Mais on ne peut pas tant seoleaMnt

Rien penser ni rien dire*

Ta ne nous donnes pas, Nicolas,

La liberté pour rire.

Cn*étaii de» pottfoiiftd*«vril

Que tes belles paroles ; Va, t*eft un farceu qu*ia ben le Jît #

Pour débiter des colles.

On u'te surpass'ra pas, Nicolas, Pour dir' des gaudriolies.

Slapendant TeDir de si loin

Pour mentir de la sorte , Que nVestais-tii dans too petit coin Avecque ta cohorte.

Retournes-t'en là-bas,

Nicolas, Que le diable t'emporte.

Par M.

mat i8i5. — Depari d Orléans de plusieurs centaines de soldats désignés sous le nom de Gaulois. C'étaient des hommes de toutes les tailles, de tous les âges, de toutes les professions , levés dans le département 5, moitié par force ou bonne volonté, lesquels étaient vêtus d'une blouse à manches, de toile bleue, avec col et poignets rouges, serrée sur le corps avec une large ceinture aux trois couleurs et une large boucle <le cuivre , ayant un pantalon de toi!e bleue, fort large, guêtres blanches et gros souliers, portant un sac de toile grise , non avec des bretelles sur le dos, mais pendu en banderole sur le côté gauche. Ces soldats avaient sur la tête un shako orné d'une cocarde tricolore, avec plumet rouge; ils étaient armés d'un sabre court , et du ne grande .pique dont ie fec était pointu

et très-nicurtrier.

Ce corps, formé à la hâte, fut d une faible utihtéî partie fut dirigée sur Paris, et le reste sur Lyon.

i^' juin i8i5. —L'empereur préside rassemblée du Ghamp-de-Mai. Cette soienoi té imposante et majestueuse eut lieu dans la vaste enceinte du. Cl^mp-de-Mars, en présence de tout Paris et des membres de Itt députation centrale des collèges électoraux de la France, au nombre de cinq cents, parmi lesquels se trouvait celle du département du Loiret, présidée par M. Lecoulteu&-Dumolaj ^ de Meung, (4.)

4 ffun i8i j. — La dëputation centrale du collège électoral du département du Loiret, au nombre de neuf membres, est admise à une audience particulière de l'empereur, et son pre&ideiit présente à Napoléon une adresse ainsi conçue :

Adresse du collège électoral du département du Loiret ^ présentée le 4 juin à (empereur^ par M. LeeouUeux^ président de la députathn.

« Sire,

• Le peuple tranrais avait voulu mettre un terme à l'anarchie qui le dévorait depuis longues années ^ il VOUS avait coiifié le soin de ses destinées.

« Eti se donnant un chef de son choix, le peuple n'avait f.ilt (ni'[in iL^age légitime de son droit de souveraineté.

« Deja ce choix avait été consacré par le temps; l'assentinient des princes de 1 Europe entière et du chef visible de l'Eglise lui aur ùt, s'il eût été nécessaire, imprimé le sceau de l'irrévocaljililé.

« Cependant, Sire, un orage politique, sans exemple dans les fa>tes du monde, a privé momentanément le vaisseau de lEtat de son pilote , et 1 a placé sous la main d'une famille usée , (j^ui depuis lou^-temps a déserté le sol de la I rance.

« Cet orage aurait-il pu anéantir le contrat auguste qui liait le prince aux sujets , et ceux-ci à leur prince . JNon , sans doute , un droit acquis et réciproque ne saurait être détruit par un fait qui n*a été que le résultat d'une force brutale et étrangère.

< Aussi , les acclamations qui ont accompagné les pas de Votre Majesté sur tous les points qu elle a parcourus depuis son débarquement, attestent assez authentiquement que le vœu général de la nation, en i8i6 , est ce qu'il était en ibo5.

« Cependant, Sire , l'Europe continue et fortifie sa coalition contre les Français; elle arme tous ses su jets ; elle menace nos frontières au mépris des lois sacrées de l'humanité^ elle repousse les communications franches et désintéressées de Votre Majesté ; elle fait plus, elle fomente dans nos foyers le feu des discordes civiles.

« Eh bien! Sire, arnioiis-nous, rendons encore une fois împuissans les efforts des ennemis du dehors et de l'intérieur, et prouvons à l'Europe que le peuple français est toujuius digne de ia liberté; que le courage de nos brayes armées n a l u ii perdu de son aulitpie c^nergie, et qu'il égale 1 amour que vos fidèles sujets portent à la pairie et a la personne sacrée de Votre Majesté.

« Daignez, Sire, accueillir avec bonté les vœux, des menibres des collèges électoraux du département du Loiret. »

5 juin 181 5. — Le général Granjean, en retaite à Orléans, ayant été nommé, par l'empereur, maire de cette même ville, en remplacement de M. Désormeaux, destitué, est, ce jour , installé sans grande cérémonie par M. Leroy, préfet du Loiret. (4.)

La première action de ce nouveau fonctionnaire fut de faire mettre sur la porte d'entrée de la mairie un grand drapeau tricolore, et de descendre du grenier, pour les replacer dans la salle dite des Abeilles, le portrait en pied et le buste en marbre de Napoléon , i^ue son prédécesseur avait fait ôter. (76-77.)

A cette époque , les cocardes blanches, les lis et les rubans blancs disparurent entièrement à Orléans; les couleurs rouges, bleues et blanches étaient les seules à Tordre du jour, et il eût été même dangereux de paraître en public avec celles proscrites alors. (77.)

Décret impérioL

NAPOLEON, Empereur des Français, etc.

Sur la proposition de notre ministre de l'intérieur, nous avons nommé et nommons le sieur Granjean (Balthazard), maréchal de camp en retraite, commandant de la Légiond*Honneur, aux fonctions de maire de notre bonne ville d'Orléans, arrondissement d'Orléans, déparlement du Loiret.

Notre ministre de lintérieur est chargé de l'exécution du préseii l décret.

Napoléon.

V Adjoint de la mairie^

Colas de La Noue. (4.)

friin i8i5. — Le chevalier Leroy, préfet du Loiret, fait afticher dans la ville le tableau indicatif des jours où les conscrits des divers cantons qui sont en retard, devront se présenter devant le conseil d'examen, à l'hôtel de la préfecture, à Orléans, à neuf heures précises du matin.

7 /uin i8i5. — L*einpereur fait l'ouverture descham> breset y reçoit le serment individuel de tous les membres, au nombre de 47^9 ^ûus la présidence de Lanjuinais. Ce serment était ainsi conçu : Je Jure obéissance aux eonsti' tutions de V empire et fidélité à l'empereur des Français*

la juin i8i5.— Napoléon part de Paris pour se mettre k la tète de ses armées , et commencer la campagne dite de 1815.(43-82.)

18 juin 18 15. — P'uneste bataille de Waterloo, petit village à six lieues de Bruxelles. (43-8a.)

21 juin iui5. — La nouvelle des désastres de la bataille de Waterlo étant connue d'une manière positive et officielle à Orléans, l'on vit se réveiller dans cette ville les haines contre Napoléon et ses partisans.

aa^ juin i8i5. — Napoléon , rendu au palaisde TËlysëe, abdique en faveur de son fils, le roi de Rome, sous le titre de Napoléon II, en invitant les chambres à organiser sans délai la régence par une loi , et tous les Français à rester unis pour le salut public et pour rester nation îndépendante. (x5-43-77-8a.)

Ce règne, qui ne fut que de trois mois et quelques jours I est connu dans Thistoire sous la dénomination des Cent jours. (43-77.)

22 juin 181 5. — Nomination d'une commission du gouvernement, ou gouvernement provisoire, par les représentans de la nation , ainsi que de plusieurs commissaires chargés par intérim des divers porte-feuilles, en attendant les événemens qui se préparaient en France.

a3 juin i8z5. — Garnot, commissaire chargé par intérim du porle-feuille de Tîntérieur, écrit une arculaire

niix préfets pour leur annoncer la funeste bataille de Waterloo, l'abdication de l'enapereur et l'aTènement de Napoléon II, et pour les engager à répondre à la confiance du gouvernement par une énergie égaje à la gravité des circonstances et à l'iniérét de la cause natiooale y qui doit triompher de tous les obstacles.

Cette circulaire , la copie de la déclaration de Napoléon au peuple français, une proclamation, et un arrêté du préfet, le chevalier Leroy, furent impriniéi sur ua seul pîaciird afliché et publié à Orléans.

23 juin i8i5. — Pièces officielles publiées, affichées et placanlées dans les rues et places d Orléans , par ordre du préfet du Loiret Leroy. Ces pièces, au nombre de quatre , qui sont dans nos mains , portent textuellement ce qui suit :

Déelaraiion de Napoléon ùu peuple franeaie, « Français,

« En commençant la guerre pour soutenir lindépendance nationale , je comptais sur la réunion de tous les efforts, de toutes les Tolonléset le concours de toutes les autorités nationales j j'étais £onâé à en espérer le succès , et j^avais bravé toutes les* déelaratiou» des puissances contre moi.

- \a's circonstances paraissent changées : je m'offre en sacrilii e à la haine des ennemis de la France; puissent ils être sincères dans leurs déclarations , et n'en avoir jamais voulu qu'à ma personne! Ma vie politique est terminée, et je proclaiiie mon fils , sous le titre de Napoléon II, empereur des Français.

« Les ministres actuels formeront provisoirement le conseil de goiivernenient ; 1 intérêt que je porte à mon fîfs me n gel oc a inviter les chambres à organiser, sans délai, la régence par une ioL

• Unissez-vous tous pour le salut public et pour rester une nation indépendante.

« Au palaU Ue r£lysé« » le .22 juin iBi 5.

NAPOLÉON

« Vnr autorisation du prince^ archichan* celier de Teroptre,

« Comte Boulât. •

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