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HémUtère dm l'intérieur. ^ A MAI. Uê PréJ^.
• Paris,le2SjainlSt5.
« Monsieur le Préfet , « Le sort des combats vient de tromper nos espérances j mais une victoire que l'ennemi a dû payer par des flots de sang ne peut le flatter de tiiomplicr de notre indépendance , ni abattre le courage des soldats f i ançais. Les traîtres qui, profitant de la mêlée et de la nuit, ont porté le désordre dans leurs iaiii;s, juuji SLii\ etu trop facilement leur funeste dessein de dissoudre utjs })halanges, et les COI de l'armée, et les lialaiUouâ d éliic de^ gardes nationales.
« Il faut , partout , à-la-tois , ai rèter ci- ticsordre , effet des macliinations de Tétrauger < t non de sa victoire. Cet objet est le premier et le plus important eutie ceux qui , des 1 arrivée de l'empereur , après so[i abdication cL 1 avènement de rsapoléoii II , ont fixé rattentioïi de la représentation nationale; c csi aussi le premier soin de la commission du gouvernement : que ce soit le voire , Monsieur le Préfet; répondez à la confiance dont vous êtes investi
fiar une énergie égale à la gravité des circonstances et à intérêt de la cause nationale , <^ui doit triompher de tous les obstacles.
« Quelques lâches soldats, ceux-là sans doute qui ont abandonné ou entraîné les braves mutiles qui ne quittaient pas le champ de bataille, ont fui bien au loin dans les campagnes; ils vendent leurs armes, leurs lia]>its , Unirs chevaux; ils cherchent à cacher leur honte j ds espèrent échapper au châtiment en se faisant piéceder par de fausses terreurs.
« Recherchez, Monsieur le Préfei, atteignez prompiemeutces indignes fuyards | que les représetUaus de la ua«
— aSa —
tion vjennentdedéclarer inllbnes et de livrer à langueur des lois; à quelque corps, à quelque bataillon qu'ils apparliennent , il ny a pour eux de pardon à espérer que sous leurs aigles et leurs drapeaux; la nation doit cette justice A ses fidiles défenseurs; elle la leur rendra, et vous devez la poursuivre par tous les moyen s en votre pouvoir; la gendarmerie va partout j être employée avec la plus grande activité ; faites proclamer les lois contre les déserteurs, les embaucheurs , fauteurs et com^^lices; faites agir sîmulianément toutes les autorités qui vous sont subordonnées; avertissez les familles, rendez-moi oompte exactement de ce que vous aurez fait, pour que je puisse disposer ou solliciter les moyens de donner toute force à la loi , car le salut de la France est dans l'ordre le plus sévère , comme celui de l'armée dans te maintien de la plus stricte discipline , et tenez pour certain que le gou> vernement veut ainsi prouver son existence et justifier la confiance dont la représentation nationale la investi.
« Le commissaire chargé par intérim du porte^ JeuUle de lintérieur, |
« C.-M. Gaahot. » ^
w Le Chevalier Préfet du département du Loiret , « Considérant qu il doit être donné la plus prompte publicité aux grands evéneniens qui viennent de se passer, ainsi qu'aux mesures ordonnées par le gouvernement contre les militaires et c^ardes nationaux d( serleurs on retardataires qui ne s empresseraient pas de rejoindre leurs drapeaux, quii est urgent, d'un autre côté, d'assurer la tranquillité publique contre les efforts de la malveillance, « Arrête :
« Art. i*'. La déclaration et la circulaire ci-dessus seront publiées et affichées aussitôt leur réception, ainsi que la proclamation ci-après, dans toutes les communes de ce département.
« Art. 2. Dans les principales villes, et partout où besoin en sera reconnu , la garde sera montée par la garde nationale, organisée en vertu du décret du lo avril dernier. A cet eiiet, il est donné , par le comité d organisation
du département , toute oonfirmatio» de droit aux travame des comités d'arrondissement.
« Art 3. Il sera £iit , par la garde nationale et la gendarmerie , et de concert avec la troupe de ligne ^ partout où M. le général commandant le département aura donné des ordres à cet égard , des patrouilles qui auront la- consigne formelle de dissiper dans les tieum publics tous les groupes et rasserablemens stationnaîves ou ambulans.
« Ârt. 4* Toute réunion connue sous le nom de chambre ou toute autre dénomination , ou Ion manifestera des sentimens contraires au ffouTcmement et à h tranquillité publique , sera à l'instant fermée , et leurs ehe£i , directeurs ou administrateurs, seiont traduits devant les tribunaux , conformément à lart. apa.du code pénal, le tout à la dili» gence de MM. les maires^ et à la charge par eux de nous en rendre compte de suite par l'intermédiaire de MM. les sous-préfets.
« Art. 5. L exécution de toutes les mesures prescrites par S. Exe. M. le ministre de l'intérieur, et celle du présent arrêté sont confiées au zèle et à la fidélité des sous-préfets , des maires et de la gendarmerie. « Orléans, le a5 juin i8i5.
« JLêB ChepaUer Préfet du Laireê^
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