‹ Recherches historiques sur la ville d'OrléansChapitre 2 sur 33 · Jh'aiLs à notre comiaissance · texte numérisé non relu

Jh'aiLs à notre comiaissance

77. Faits rapportés par des témoins oculaires. 82. <A?iV<^/;^ii, parNorwins.

R£CH£RCti£S

tu»

LA YILL£ D'ORLÉANS^

mj 30 AvmiL Ja04 au 23 fièvkier 1816.

3o avril i8o4, oa lo floréal an xii. — Séance extraordi* * mire au tribunat , pour entendre la motion de Curée , membre obscur de cette assemblée, qui propose de confier le gouvernement de la République à un empereur» et de déclarer l'empire héréditaire dans la famille du premier GODSul Bonaparte* (4^«)

4 mai i9o4i ou floréal an xii. Le tribunal émet le Tttu que Napoléon Bonaparte soitdéitlaré empereur des Français, et que la dignité impériale soit d^larée héréditaire danasa Emilie. (43.)

Cette décision fut approuvée et signée p;n tous Jes membres de ce corps, moins un seul tribun , C irnot , qui dit : » Je votai dans le temps contre le conaulcità vie, je T. I*^ I

« voterai de même contre le rétablissement de la monar- « chie en France. » (43.)

7 mai iSo4,ou i7^orc«/a/ixn. — Par ordre Ju gouvernement, des registres sont déposés au département, bureau du préfet du Loiret, au secrétariat de la mairie , chez les notaires, chez les juges de paix, et même dans les sacristies, pour y recevoir, par écrit, le vœu dc:, habkans de la commune d'Orléans et de l'arrondissenieut, sur la question de savoir si Bonaparte , premier consul à vie, sciait élevé à la dignité d'empereur des Français. Tous les lonctionnaires publics, les administrateurs, les employés , la plus grande partie du clergé, ayant Tévêque Dernier , les vicaires-généraux et les chanoines en tête , signèrent oui^ ainsi qu'un grand nombre d'habitans. (47.)

Des registres semblables furent déposés dans les villes de Gien , Montargis et Pilhiviers.

11 y eut 868 registres d'ouverts dans le déparlement , lesquels reçurent 06,778 signatui*es pour oui^ et pas une seule pour non, (4*)

JUpartition^

Signatures.

5^4 registres ouverts à Orléans, qui reçurent 22,990 ï38 id. Piihivers, id. f),[ï5

i34 id, Montargis, àl. 4v^>^9

72 id, Gien, id. .

868 Total 06,7730

8 mai i8o4, ou iS floréal an xii. — Le jour de la R te de ta Ville, dite de la Pucelle d'Orléans, eut lieu l'iiistallation du nouveau monument en l'honneur de Jeanne d Arc , lequel fut élevé sur la place du Martroi, non au lieu où la statue modèle , en plâtre , avait été élevée l'année pK < édente, niais dans la portion du Martroi qui est vis a vis la rue de la Levrette. Le discours fut prononcé, dans la

i,*) Nous avons coiuui iiois clercs, qui ont apposé, sur le registre déposé chexleur pati on , plus de cinqojuite signaïuiw de personnes aoo exnuniles.

cathédrale, par M« Coligiion , chanoine, archidiacre de Ste-Groix. (40

La statue de Jeanne d'Arc , qui , sous le rapport de l'art, n'est pas entièrenieïii exempte de défauts, est en bronze. L'artiste s*est conformé, pour la figure, aux portraits donnés comme ceux de l'iiéroïae; mais, il s'est écarté de la tradition pour le costume, principalement dans la coiffure, qui était un casque ciselé en forme d'œuf , et non un petit chaperon ou toque. ( V oir le premier volume de la première partie.) (4-17.)

Elle est posée sur une base de marbre blanc veiné;

Quatre bas-reliefs, également en bronze, et d'une exécution parfaite, sont placés aux quatre faces, et indiquent les époques les plus mémorables de la vie de Jeanne d'Arc, savoir:

1°, Le nionient où elle reçoit, à Ghinon, l'épée des mains de Charles VII ;

2^, Gelui de la bataille qui amena la délivrance d'Orléans;

3**, Celui où elle fait sacrer Charles VII à Reims ;

4*^, Celui, enfin, où les Anglais la font périr sur un échafaud , par le feu.

lia été irappé une médaille qui représente , d'un côté , la tête du premier consul Bonaparte, et de l'autre le monument irédifié.

Cette médaille a été donnée aux seules persunnes qui avaient souscrit pour la réédificatiou du monument, savoir : une en bronze donnée gratuitement nnx souscripteurs fl line somme de 5o fr. et an delà ; une eu argent, à ceux d une somme de 100 fr. et au-dessus.

Une planche de cuivre , où étaient gravés les noms des souscripteurs , a tj ti; placée , avec une médaille , dans les londatiuns du monument, et une pareille déposée aux archives de la mairie.

La dépense du monument, y compris la grille simple, mais élégante, qui l'entoure, s'est élevée à la somme de 5o,ooo fr., dont une forte partie a été payée sur-lechamp à M. Gois, habile sculpteur de Paris, qui était l'auteur de la statue vX des bas-reliefs.

Une seule médaille en or a été frappée pour être , par

une dëpniatîoh spéciale du corps miinieipal d'Orl^s^ préseotée au premier consul Bonaparte,

Le maire , qui avait posé avec de grandes cérémimies la première pierre monumentale « fut chargé de porter la parole au nom des Orléanais. (4.)

8 mciL ioo4, ou i8 floréal an xii. — M. Leber jeune, d'Orléans, publie, à l'occasion de la fête de la ville, un poëme sur Jeanne d'Arc. Cet écrivain s'est livré depuis à des études sérieuses qui lui ont mérité un rang honorable dans les lettres. (7.)

i3 mai i8o4) ou i"^ floréal an xii. — Le maire d Orléans (M. Crignon-Désormeaux), un de ses adjoints (M. Dufresné laîné), et quatre autres membres du conseil municipal, qui avaient été envoyés en députation à Paris, sont admis à l'audience du premier consul, pour lui faire hommage de la inéciailie d or frappée en son honneur, et rappelant I t poque de l'inauguration de la statue de Jeanne d'Arc , attendu que le premier conseil en avait pcrnus la réédiûcation, et avait souscrit pour une somme de 6,000 fr.

Le iiiLiu e, en lui présentant cette médaille ^ lui adressa ces paroles :

« C'est TOUS, générai consul , qui avez relevé les rênes du gouvernement , flottantes dans des mains faibles et incertaines.

« Le génie de la France a détourné les poignards diri-

Ses contre votre personne sacrée; ajoutant à cebienfait^ l nous a inspiré ce que nous deyions l&ire pour notre bonheur et pour celui de nos en fans , en vous offrant la magistrature suprême héréditaire dans Totrefemille^ la seule digne de la posséder.

« Nous avons l'honneur de tous ofïiir le vœu des habitans d'Orléans , et le notre particulièrement. » (7.)

18 mai 18049 o« ^8 floréal an xu* — Sénatus»consulte organique, qui proclame qu'après vérification des votes, l'immense majorité des Français veut que Napoléon Bona> parte soit empereur des Français y sous le nom de Napoléon P% et déclare Thérédité dans sa descendance directe, naturelle et légitime de mâle en vMe , par ordre de pri-

mogëniture, à rexclusioa At$ feniines et de Uur d<9cendance. (43.)

I juin 1 8o4î ou 1 2 prairial an xii. — Ouverture pour la première fois de la foire , dite du Mail , à Orléans.

Cette foire , qui avait ^été demandée au gouvernement pour y vendre des laines, et pour huit jours seulement, devint foire ordinaire pour la vente de toute espèce de marchandises et de nouveautés: elle finit par durei (quinze jours au lieu de liuii.

Un anété du maire, relaiil à la police de cette foire, au prix de la location des boutiques, a la place des marchands de comestibles et de nouveauLcii, des bateleurs ei baladins, etc., fut aiiiclié t^uelt^ues jours avant sua ouveilure.

a juin i3a49 ou i3 prairial an m. — Séance trèsorageuse d«i conseil géDérai du département du Loiret , relatÎTe à iine «dreflse de ce corps approbative de réiévation du premier conaul à la dignité d'empereur des

Français.

L'adresse fut présentée par M. Lecauchoisi approuvée par la majorité des membres » et signée seulement par le président, M. Basly, et le secrétaire , AL Henri de Lon*guèyei ex-législateur.

Les membres qui s'opposèrent à la signature et à renvoi de l'adresse d adhésion, lurent MM. Laisné de Villevèque , Dugaîgneau , Maussion, de Fougeroux de Secval ;

MM. Duchalais, de Beaugency, et Hubert-Piédor, de Meung y s'absentèrent pour ne pas signer. (4 i7'8o.)

S juia 1804» on 14 prairial an zti.

Publication à Orléans^ du sénatut<onsultef qui pro' clame Napoléon Bonaparte empereur des Français.

« Le Maire d'Orléans y

« Vu l'arrêté de M. le Préfet de ce département , en date d'hier , et relatif à la proclamation du sésauis-consulte du a8 floréal an ui.

« S'empresse de donner «vis à ses administrés que le senatus-consttlte organique du 28 Ûorëal an zit, qui pro* clame Najpoléon Bonaparte empereur des Français , sera publié solennellement en cette ville , le dimanche i4 du présent mois, et que cette cérémonie aura lieu de la manière qui suit :

« An. i*'* midi précis , la cloche de la ville annoncera la cérémonie, et sonnera ensuite, de demi-heure en demi-heure, jusquà la rentrée du cortège à la pi^éfecttti'e.

« Art. 2. Les corps civils et militaires, invites à se réunir à l iiùtci de la préfecture , en partiront , pour se mettre en marche , à une heure précise après midi.

« Art. 3. Le cortège, sorti de la préfecture, passera par les rues Bourgogne et de la Tour-Neuve , le quai jusqu'au pont, la rue Egalité, la place du Mariroi , la rue d'Escures, la place de l'Etape, et rentrera à la préfecture par les rues Parisis, du Battoir- Vert et St-Sauveur.

« Art. 4* Les proclamations auront lieu, « i^. Devant ihôtel de la préfecture; a^. Au carrefour des rues Bourgogne et du Bourdon*

Blanc;

« 3^, Sur le quai de laTour-Neuve^ « 4°) A l'entrée du pont; « 5°, Sur la place du Martroij « 6^, Sur la place de l'Ëtapei devant l'hôtel de la mairie.

« Art. 5. Une décharge de hoîtes, à chacun des six endroits indiqués par l'article précédent, annoncera la proclamation.

■ Art. 6. A sept heures précises du soir, le Feni Creatorei le Te Deum seront chantés solennellement dans l'église cathédrale de Ste-Croix.

« Art. 7. Il est enjoint à tous les habitans de cette ville d'illuminer, dès la chute du jour, le devant de leurs maisons. ^

* Art. 8. Le soir, des danses publiques auront lieu sur la place de TEtape , où des orchestres seront établis à

cet eifet ; quatre pièces de via , exposées devant lliôtelde la mairie , seront distribuées au peuple.

« Fait en Vhôtel de la maine oOrléans, le vendredi 12 prairial anxii.

« CaiGiioir-D]isoaHBA.irz, maire; P&TiT* Sbmonviixb, secrétaire ; « Approuvé par nous, le Préfet du Loiret ,

« Mabzt.

« SovQUB , secrétaire^

« A OrUaiis, imprimerie de Rouzeau-Montaui. (4.)

4 juin 1804, ou i 5 prairial an xn. — Etablissement de l'octroi de navigation sur la Loire, dans le département du Loiret. Ce llruve fut divisé en onze arrondissemeiis : le 4*^ arrondissement, dont Orléans est le chef-lieu, comprend la portion de cette rivière depuis le canal de Briare jusqu'à Blois inclusivement.

Deux bateaux renfermant les bureaux des commis furent placés à Orléans , le premier en amont, vis-à-vis la rue de la Tour-Neuve , le second en aval , près le quai de Recouvrance. (3-4*)

6 juin 1804» ou ly prairial an xii. — Il est répandu à Orléans un imprimé intitulé Protestation deZéOuis XFIH ( Moâisieur }, ainsi conçu :

€ LOUIS, par la grâce de Dieu , Roi de France et de Navarre , à nos sujets ^ etc.

« En prenant le titre d'empereur ^ et en cherchant à le rendre héréditaire dans sa famille^ Bonaparte a mis le comble à son usurpation ; ce nouvel acte d'une révolution où tout, depuis sonorigtne^est nul et de nul effet, ne peut affaiblir nos droits. . . .

m Nous déclarons donc , en renouvelant nos protestations contre tous les actes illégaux , qui depuis la convocation des états-généraux en France ont amené la crise alarmante où la France et TEurope se trouvent roaintcr nant engagées.

•t Donné à Varsovie ) etc. » (43.)

8 juin 1804, ou prairial an xxi. — Mort de Gentil , du Loiret , ex-législateur conventionnel et ex*inenibre du conseitdesGnq-Gents. (70*80.)

12 juin i8o4, ou ? j prairial an xir. — Adjudication des deux cimeiières fl Ork^ans , pour la somme de 960 fr.; savoir: 200 ii. jjdui le < iineiière St-JeaD , et ^60 fr. pou^ le cimetière St- Vin cent.

Par une oidoununce de poljce , relative à ces deux cimetières , il est ordonné à l'adjudicataire,

i^, De donner aux fosses six pieds de profondeur et deux pieds de largeur;

2**, De les (éloigner Tune de lauti c de deux pieds Sur les côtés, et d un pied a la tète et aux jneds ;

I^**, De ne faire payei , pour les grandes fosses , que 3 , et 1 ti'. jci c. pour les petites;

4**, D'eutci rcr leii pauvres ^'■/ï7('^v , etc., etc. (4.)

13 juin 1804, or/ 24 j^rn/rial an xii. — Prestation de serment d obéissance aux lois de letat et de Hdélité à l'eni* pereur Napoléon I^*^, faite avec pompe, dans la grande salie de l iiùtel de la mairie dOrleans, par les administrateurs, les fonctionnaires publics, les employés dans les diverses administrations , le cierge de la commune , etc. , sans qu il y en ait eu un seiil qui l'ait refusé, ou ait quitté sa place. ( 4. )

2S Juin i8o4 ) ou 4 messidor an xii. — Adresse du maire d'Orléans à l'empereur pour lui annoncer que les habîtansde cette ville s'honorent d'avoir été du nombre de ceux qui les premiers Tout conjuré de fixer les destinées de la France en acceptant le pouvoir suprême, et pour le solliciter de se faire couronner k Orléans.

• Sire,

« Les habiLaus d Orléans s'honorent d'avoir été du nombre de ceux qui les premiers vous ont conjuré de fixer les destinées de la France en acceptant le pouvoir suprême ; ils s'honorent encore d'avoir voté unanimement pour rhéréditc du pouvoir dans votre auguste famille; persoruie plus qu'eux ne vous a vu avec les transports de la joie et de la reconnaissance accepter en6n la couronne de l'empire ; mais tous leurs vœux ne sont pas accomplis, ils en ont forme de nouveaux dont ils me chargent d être 1 interprète auprès de votre majesté impériale.

« Une cérémonie solennelle doit consacrer , à la face

6ûà\um7tTa entier, les stipulations |« ||mad» mkûtm ifMAOn chef. D'antiques traditions ftvmntOQiieOBtniittr «Q«8«ul6 ^Ueia piiYÎlége d'ofi^ir uo temple au plus aur guste comme aa plus saint des contrats; mflà&kspitvUaeet <»it cédé la place à 1 égalité des droits; la oanTenaiMe des kicalilas peut seule 6ur votre choix.

« Je ne dois pas rappeler à Votre fifajesté , Sire , que le respect I la leocmnaissaïK^e» le dévoùment des Orlàinais pour votre personne sacrée , sont sans bornes et sans réserve ; tous lesPran^ais partagent ceasentimeos pour vous«

n Je ne dois pas vous dire non plus que nos concitojenS| amis de Tordra et des k»s par affection., ont été signalés , dans les circonstances les plus orageuses, comme les anoiit de rhumanité , également éloignes du fanatisme deanou.» veautés et de rintolémaoe de lesprit de parti. Dana ces temps désastreux que vous avez fait oublier ^Siro, quel Français n'a p^ ouvert (quoiqulen tremblant) ses bras à l'infortuné !

« Je ne dei^ pus vous faire observer non plus q^e nos affections ont été perfectioiinées et épurées par rexemple du premier. nmgîitnyt que. vous ave% donné à notre département; que nos v^tus civiques ont été sanctifiées par le pontife religieux que vous avez placé au milieu de nous : nous les devons à votre choix ^ o*est pour eux le plus flatteur de tous les éloges.

« Mais je me crois fondéj Sire, à dire à Votre Majesté que notre ville, au centre de l empire, présente sur tous les points des routes sûres et commodes (la poste lîranchit en 7 beures l'espace entre Orléans et la capitale); que le fleuve qui Tarrose, en parcourant la France presqu*entière, en facilite les communications et les concentre sur ce point $ qu'un air pur, un site riant, un sol fécond , en font un séjour salubre et agréable; qu'elle conserve dans son sein des établissemens publics échappés tout entiers aui^ fbrenrs du vandatisme; qu'un monument précieux d'architecture présente dans sa vaste enceinte toutes les dimensions qu'exige une nombreuse assemblée; <|ue toutes les maiaoïis desbabitans deviendront celles des citoyens de tout rang que leurs fonctions appelleront au* prèa de Votre Mafestédans cette eiroonetaneewémovable ; T. I*'. 2

elles deviendront celles de tous les Français que l'enthousiasme appellera dans nos murs pour être témoins du'grand acte qui doit mettre le sceau au bonheur comme à la gloire de la nation. On verrait nos concitoyens refluer euxmêmes dans les habitations rvirales qui couvrent le sol environnant, pour exercer plus pleinemeDt avec leurs frères ies lois de l'hospitalité.

'< En 64g, 666, 766, 830,988, 1077, i43g et i56o, les ëtats-gent raiix de la France se sont tenus à Orléans.

c Le sacre d un roi et huit assemblées de la nation depuis l an 649 jusqu en i 56o, ont eu lieu à Orléans.

« Ces considérations. Sire, nous ont encouragé à vous présenter le vœu que nons formons tous de vous voir au milieu de nous, recevoir de la France entiè[e une couronne que vous avez acquise par tant de travaux, de vertus et de gloire.

t Stre, les villes de iempire français partagent sans doute avec nous le dëvoûment et 1 amour pour votre auuste personne ; mais il n*en est aucune qui puisse nous isputer l'avantage de ia situation et des localités : puissions-nous, sous ce rapport au moins , fixer votre choix! « Je suis avec le plus profond respect y

« Sire,

De votre Majesté impériale, le très-humble, obéissant serviteur et fidèle sujet,

Le maire d£ ljl vill£ n'OausA-ifS.

Mairie d Orléans , 4 messidor an xn.

ft8 juin 1804 , ou 9 messidor an xzi. — Le gênerai M oreau , antugonîste deNapoleoOy accusé de complicité ayec Pîchegru et Georges Gadoudal dans un attentat contre le

Sreniier eonsuli ayant été arrêté et condamné à deux ans e réclusion hors la France, passe par Orléans avec son escorte , pour être conduit dans un port de mer oii il s'embarqua pour New-Tordk avec sa femme et ses enfims.

a8 juiti 1804, ou g messidor an xii. — Arrêté du maire d'Orléans, relatit a la visite des balcons des maisons de la ville, pour la sûreté de habitans.

Par cet arrêté ies commissaires de police étaient auto-

ùtéê Remuer jAm toutes les habliatioiis , à y faire une eaucte et sévère inspection des balcons , barres de toutes les croisées, et à nîre enlever sur-le-champ tous ceint qui étaient en bois, pour les faire remplacer par d*autres en fer, aux frais des piropriétaires qui, en cas de refus , y étaient contraints par jugement et amende. (4*)

6 juillet i8o4> ou 17 messidor an xii. — La maison de la Qroîx, située rue du Colombier, à Orléans, qui avait été couvent , et avait servi de dépôt pour les prêtres dits iélinictaires, de maison de détention pour les citoyens appdÀ suspectSi est convertie en un bospice pour les filles en couche; il lîit aussi établi, dans ce local, une pension 1 pour les personnes peu riches qui pouvaient j trouver une nourriture saine et un logement commode à bon compte.

Cette maison était régie par le mêmes administrateurs que THêpitaUGénéral auquel elle servait comme de succursale, et la direction intérieure était confiée aux sosurs de la grande maison hospitalière. (4*)

13 juillet 1804, ou a4 messidor an xu. — Napoléon fixe par une loi les honneurs militaires à rencli c au St-Sacrement, aux souverains, aux cardinaux , archevêques el évêques , ainsi qu'aux chefs militaires et civils. (4-4^0

Cette loi fut mise de suite en vigueur à Orléans. (4-76.)

14 juillet 1804, 02/ a 5 messidor an xu. — Cérémonie de rinauguratîon de la Légion-d'Honneur , créée par la loi du 19 mai i8o!i. (43«)

ao juillet 1 804 ,0111" thermidor an xu. — La France est divisée eu quatre grands arrondissemens de police géné- > rate : Orléans est compris dans le premier.

10 août 1804 ) ou aa thermidor an xii. — commencement delà démolition delà tour ou clocher de St-Aignan, ainsi que des arceaux qui, anciennement, la joignaient avec le corps de l'église: les matériaux furent vendus à des particuliers.

Cette tour et les arcades ogives occupaient l'emplacement où, depuis, il a été élevé une maison pour les dames Ursulines, à l'entrée de la petite rue des Ginq-Marchei

IS

qui conduit à celle de la Tour-Neuve, et dans laquelle petite rue l'on voit encore les pilliers et les gonds de la porte qui fermait ancieanement le cloiti'e Saint-AigiuiDau couchant. (76-77.)

16 août ibo4, ou thermidor an xn. — L'empereur, qui s'était rendu à Boulogne pour passer la revue et faire manœuvrer les troupes du camp rassemblé près de cette ville , y fait une grande distribution de croix de la Légiond'Honueur, qui lui furent présentées dans le casque de Bayard, qu on avait apporté du musée de Paris. (4^ )

Cette décoration subit à cette époque un changement, non dans la forme, mais dans ses signes qui furent ainsi fixés ;

D'un côté elle représentait la tète de Napoléon , ayant pour devise : Napoléon , empereur au revers , un aigle tenant dans ses serres un foudre , et autour ces mots: Honneur et Patrie.

Cest à cette date que l'empereur prit pour ses arae? el ses insignes de guerres un aigle^ et pour sa devise une étoile. (43.)

^ septembre i8o4i ou 20 fructidor an xii. — corps amnicipal d'OrlëaiM arrête Tordrt , lu distribation etrheare du travsîl des bureaux. Il fat décidé qoe les bureaux seraient ou^rts à huit heures du malin et fermés à quatre heuraa après-midi en toutee saisons et sans interruption, aa'liea qu*aTant ib éiaienl ouverts le matin de huit heures à* midi ecdrone beuraràdnqdans la soirée, ce qui coupait le Hawaii en dem paities. (4*)

1 1 septembre i8o4» ou ai fructidor an xn. — On publie À Orléans le décret impérial concernant les grands prix décennaux donnés de k main de l'empereur. -

17 octobre i8o4, ou 2 5 vendémiaire an xiii. — Contorniément au décret impérial , qui convoque le corps législatif pour le i®*^ frimaire , à l'occasion du couronne tuent, les députés du Loii el se rendent à Paris.

Ces dëputés,nouvellenient nommés, étaient à cette époque au nombre de cinq, ainsi divisés :

I**, Cornet, dit du Loiret, sénateur j

a®, Gillet de la Jacqueminière, tribun ;

3**, Petit Lafosse, qui fut plus tard premier président de la cour impériale d'Oi leans, législateur j

4°, Delahaye, raffineur, idem;

5**, Roland de Chambaudoin, idem.

novembre i8o4, ou brumaire an xiii. — Délivrance de petits livrets à tous les ouvriers ou compagnons de tous les états dans la ville d'Orléans, en conformiie de l'arrêté du eouvememe nt du mois de décembre i8o3.

Ces livrets, cotés et paraphés, étaient destinés à faire connaître l'âge, la profession, le lieu de naissance des porteurs , et à constater leurs mœurs , leur conduite et l'opinion des maîtres sur leur compte. (4*)

a décembre 1804, ou ii frimaire an xm.— Cérémonie* du couronnement de Napoléon T^, empereur des français, dans l'église «Mftropohtaine de Paris.

Les saints mrsiem ont été célébrés par 8. S. le pape Pie VIL

Voici l'oraison récitée par le 'Saint- Père en faisant une trl|il^ onction à rempereur sur la téle et sur les deux mams:

« Dieu tout puissant et éternel , qui ayez établi Hazael « pour gouverner la Syrie, et Jehec y rm dlsraél, en leur « manitestant voSToIontés par lorgane du prophète Eltc^ « qui avez également répandu Fonction sainte des rois sur « la tète de Saùl et de David par le ministère du prophètA ff Samuel , répandez par mes maîas les trésors de vos « fiirftces et de vos bénédictions sur votre serviteur Napo^ < léon, que^ malgré notre indignité personnelle, nous « consacrons aujourd'hui empereur en votre nom. •

Napoléon , au moment où le pape le consacre, fiât sen> tir au souverain pontife qu il n entend pas tenir de lui la couronne; Pie Vit va poser la couronne sur latéte deTempereur , Napoléon la saisit et la met lui-même sur son front, et lui*même encore couronne fimpératrice. (43.)

L'empereur, ayant compris Orléans dans le nombre des bonnes villes de son empire, avait fait inviter en son nom pour être présens à son couronnement:

Le préfet du Loiret, M. Maret ;

L'évéqne de cette ville, M. Bemier;

Le maire d'Orléans, M. Grignon-Désormeaux ;

MM. Delaloge-Ligny, adjoint;

Lebrun, arâiitecte, et Septier , bibliothécaire , membres du conseil municipal*

Cette députation fut présentée à l'empereur et à Timpératrice, avant et après la cérémonie du sacre , et assista à toutes les fêtes données à Toccasion de cet événement

5 décembre i8o4,ott frimaire an xin. — - L empereur qui avait adopté Faille pour ses armes et pour ses enseignes militaires, en fait la distribution au Champ-de- Mars à l'année et aux gardes nationales de l empire qui avaient été appelées par députalion à son couronnement.

5 décembre i8o4 #011 \^ frimaire an xiii. — Naïveté d'une dame orléanaise ^ dans le laboratoire d'un chimiste aréaunote qui avait exposé aux regards du public ses ins* triimens et surtout un très-beau et grand ballon qui remplissait toute la hauteur du Jeu-de-Paume du grand cime"tière, et une bonne partie de la largeur de ce local qui

n'avait point alors de plancher, et où il était suspendu. Cette dame eut la simplicité de demander au physicien, en présence de tous les spectateurs, et après avoii examiné avec attention toutes les ouvertures : Mais, monsieur, comment avez-vous pu £dre entrer dans cette salle votre grosse machine ( en montrantjle ballon ), les portes et les fenêtres étant si petites? Cette balourdise fit rire tout le monde et le malin artiste aussi ^ui lui répondit : INIais , madame , vous seriez bien plus étonnée encore, si je vous disais que cette machine , si volumineuse , était sous mon bras, lorsque je suis passé avec elle par la porte la plus étroite. (76.)

6 décembre i8o4 ,011 i5 frimaire an xiii. — La députaiion appelée par l'empereur à son sacre et à son couronnement revient; elle était suivie à son entrée par une voiture superbe dont le souverain avait fait présent à sa bonne ville dOrleans, pour le service exclusif du corps municipal de cette ville.

Cette belle voiture , que tous le habitans ont vue , portait la dénomination de voiture du sacre ^ elle a été vendue trente ans après comme trop vieille et usée. (4-76.)

12 décembre i8o4, ou 21 fririiaire an xiii.- - Prix d'une médaille d'or de !a valeur de 5oo fr. offerte par l'académie des sciences et arts d'Orléans , au citoyen de cette ville qui fera le meilleur mémoire sur les moyens les plus économiques d'amener des eaux salnbres et en quantité suffisante, sur ou vers un point déterminé de cette cité, d'où elles pourraient être distribuées journellement, suivant le besoin des liahiiLins et des manufacturiers situés dans les dilTérens quartier de la place. (3-4 )

En 1794? M. Lebrun, architecte d Orléans, avait luimême proposé rt demandé à exécuter un scinldable moyen en se servant de la Tour-Neuve pour son réservoir, mais l'indifférence des membres du conseil municipal de cette époque fit qu'on ne donna pas de suite à cette conception d'un bon citoyen* (Voira cette date.)

i4 décembre 18049 ou a3 frimaire an xiu. — Le corps nunicipd JOrléans, d'après lavis du maire 9 avait demandé à Paru un buste en marbre blanc de Tempereur »

ûiit par le célèbre Onudat. Ga chdkl'cBiim qui arftU coûté a^8oo fr. est inauguré ayee enthouaiMBiii^ dans la salle principale de la nMirie, laquelle fut tendue en papier bleu avec devS abeilles en or : ce qui «lui fit donMir le nom de salle des abeiUet. (4*)

i6 décembre i8o4 , ou aS frimaire an xiii. — Te Dcum et grande fête à Orléans, en réjouissance du sacre et du couronnement de l'empereur : il y eut six filles vertueuses mariées par l'évéque, à six militaires retraités, qui reçurent chacun 600 tr. de dot, en monnaie d'argent de cinq francs toutes à Tejfigié de Napoléon et à la date de son sacre et de son couronnement^ et de plus on donna aussi à chacun des nouveaux mariée 3oo ft* pour trousseaux. Il y eut ce iour feu d*arCifiee, feu de joie , distribution de pain, devin , de viande imite | arc de triomphe, transparens, devises, vers en l'honneur de Pempereur , prix de bagues , de courses , de palets , de sauts , mAts de cocagne > illumination générale avec verres de couleurs. La ftte, à laquelle rien ne manquait , el Tune des plus belles qui fut donnée au peuple d*Or1éans | se termina par des danses publiques sur le lHartroi , sur la place de 1 Etape ; un bal magnifique à ffadlel de la mairie, et un souper somp* tueux et brillant dont les honneurs furent &ita par le maife* (4*7^*)-

On remarqua oue les familles les plus riches et les I^u& importantes de la ville assistèrent au bai et au souper, pséme celles qui depuis ont cherché à nier leur

Srésence à eetle »te donnée à Napoléon» lors(|ue ce ernier fut dans le maJheur et dans Kmpossibilité de leur accorder des faveurs qo*ellea sollicitèrent depuis du souverain qui le remplaça. (76.)

24 décembre i8o4, ou 3 na'ôse au xiii. — Chassinat , jeune poète Orléanais, fait jouer, sur le théâtre de cette ville, une ])ièce de sa composition, ayant pour titre Diane et Ktidynuon : cette nouveauté futassez mal reçue du parterre Orléanais, et tomba , dès la première repésetitation, pour ne plus se relever. (76,)

a^ décembre 1804 , ou ô mvâse an xtii. — Il est alfiché ^ur les murs d'Orléans un jugement définitif dans un

procès dènt les incidens, qui se rattachaient à la localité, avaient excité une grande sensation dans notre ville et même dans la France entière :

Napoléon , par la grâce de Dieu et les ooDUitutioiit de la République , empereur des Français |

Faisons savoir;

Que la coui Je justice criininelle spéciale du département du Ch( r, séant a Bourges, a rendu un jugement définitif entre la soi-disant Adeiaide-Marie Rogres de Lusignan de Ciiainpignellcs, veuve Dcmhault, plaignante, suivant sa plainte en taux, contre 1 acte mortuaire dresse à Orléans , le 21 janvier 1788, constatant son déeès ;

r t les sieurs Armand-Jacques-François Guyon de Giierclicville^ Claude- Phi lippe de Lavergne de la Roncière , An* dré Joseph Egrot {lu Lude , tous propriétaires à Orléans, et Armand-Louis Rogres de Lusignan de Ghampigneiles, propriétaire à Paris , accusés et défenseurs , etc. L'acte înortuaire entaché de faux par la plaignante ayant été reconnu véritable, décharge les quatre accusés , déboute la phvignante de toutes répétitions sur le (ait principal, ainsi que sur la demande de 5oo,ooo fr. de dommages et intérets, et la condamne aux frais. (^.)

Cette dame Douhault, reconnue par sa femme de chambre et par un jardinier qui, soi-disant, avait été à son service , prétendait quesesquatreparens, qu'elle accusait, lavaient lail passer pour morlbei et ayaicyr^ mis à sa.^lace dans un cercueil ^ une bûche de boi^ qui avait été portée à réglise de St-Michel , sur TËtape d'Orléans , qu'elle avait été enlevé nuît^mment par lettre de eai»het et en^ fermée dans les prisons de la-Gonciergeiie i Paris , jusqu'à la révolution, le tout, de la part des accusés, pour s'empa<^ rer de ses luens et de ceux de son mari , dont elle avait eif la dcwaliëu entre "vife, qu'on lui avait dérobée lors de son enlèrement» (76.) i

1*7 décembre i8o4 , ou 6 nivôse an xiii. — La portion nord du vieux Châtelet , qui était restée en ruine depuis la construction du quai qui porte son nom, est entièrement démolie ; les matériaux sont vendus, ainsi que 1 emplaceiBent, à un particulier qui y ût élever un bâtmient et des T. 3

magasins de planche* et ardoiseSi à la oondldon de laisser un passage ou petite rue pour communiquer du port au marché à la volaille. (4.)

3() décembre i8o4 , ou g nivôse an xiir. — Mort de Delahaye(Pieri c riançois),ex-oratorien et physicien très-instruit, natif d Oiléans, frère aîné de M. Delahaye , député du Loiret au corps législatif. (76.)

i" janvier i8o5 , oa 1 1 nivôse an — Commencement de la plantation de la promenade publii^ue de la Mouillère. (4 )

I*' janvier i8o5, ou il nivôse an xiir. — Fête du premier jour dei an, observée en 1 riiiice à l'imitation des grands corps de Tétat qui rendireat leur devoir à l'empereur a Paris.

Ce jour vit ic|)araître les souhaits , les présens et les visites qui avaient été interrompus pendant quelques années.

a jan9ier i8o5, ott la nwdse an xnu — Par décision du corps municipal , les anciens noms des rues de la ville d*Orléans sont retabKs pour la seconde fois: dés lors tous les noms républicains clisparurent entièrement et les nu* mëros des maisons furent renouvelés et peints d*une manière ostensible. (4*)

6 janvier i8o5 , ou i5 nivôse an xiii. — Lrcs bâtimens de l'ancien couvent de St-t,uverte, à Orléans, sont vendus à M. Laisné de Villcvèque qui avait lintention d'y établir une manu lac Lu Je coton.

Quant à Téglise, i administration la réserva pour eu dis* poser dans une autre occasion. (3.)

10 janvUr 180S, ou ao nwàte an un. '— Arrêté du

préfet du Loiret qui délenc! déplacer les chaumes dans les environs d'Orléans, à moins de cinquante mètres l'un de Tautre, et à cent mètres de toutes habitations. (3.)

a5 janpier i8o5 , ou 5 pluviôse an xiii. — L église de St-Pierre-£n$enteléedOriéans, qui avait été dévastée pendant la révolution , est concédée à l^évéque d'Orléan» qui la fit nettoyer, réparer et sanctifier pour la rendre digne d'y célébrer les saints mystères et y recevoir les fidèles du ▼oiflinage.

Cet édifice avait servi de magasin de fourrage , de caserne et même d'écurie. (4.)

'i7 janvier t8o5, ou 7 plupiâu an xiii. — Napoléon nomme M. de Chabrol , junsoonsulte instruit , premier président de la cour impériale d'Orléans par intérim, pour remplacer momentanément M. Petit-Lafosse qui était député au corps législatif. (4.)

l'imars i8o5, 0/^21 ventôse an xiii. — Mort de M. Blain, grand-pénitencier du diocèse d'Orléans, ci-devant curé à Ste-Catherine et à cette époque curé d'Olivet: il fut remplacé dans ses fonctions par M. l'abbé Pailliet. (76.}

18 mars i8o5, ou 27 ventôse an xiii. — Lors du commencement des travaux pour la construction des bâtimens que M, Laisné de Villevêque faisait élever pour établir sa manufacture de coton dans le couvent de St-Euverte, dont il venait de faire l'acquisition , on découvrit plusieurs chambres sépulcrales: ces chambres, bâties à la manière des Romains, étaient en avant des bâtimens des relî* gienx , vers le sud , et séparées par un corridor dans lequel chacun des cénacles voûtés ouvrait par une porte assez étroite î les chambres qui occupaient la droite de la galerie, construite de l'ouest à Test, ont été fouillées, on j trouva des urnes entières contenant des cendres, desfragmens de vases et quelques médailles. Les chambressituées à gauche de la galerie, et qui se trouvent engagées sous le bâtiment, sont restées intactes; plusieurs cercueib en pierre et un en plomb , déterrés dans les environs et sur dilSérens points , indiquent que ce cimetière servit à diverses époques reculées. On trouva dans ces cercueils , outre un collier d^ femme en ambre et en verre, quelques

médailles, mais pea dmscriptiûns et auciiii signe qui ai| pu &ire présumer que ces sépultures appartinssent à des çhretiens.

La plupart des médailles trouvées aont deYespasien, TituSy Adrien, Antonin-le-PieuX| Sabine» Faustine mère et Faustine fille.

On ne sut que penser de ces découvertes, les indices fii'étant pas assez frappans : nous savons seulement ^ueu l'an 388, époque de la mort de saint Euverte d*Orleans, saint Aignan , son successeur à Tépiscopat, le fit inhumer hors les murs de la ville, au nord-est, dans rhérii^i^<: d*UD citoyen romain nommé Tétradius, nouvellement converti à la religion catholique par saint Martin, dont il était le disciple ; que ce néophyte avait £giit construire dans son enclos ou terrains, quil devait à la munificence des gouverneurs des Gaules , un oratoire appelé Sainte-Mariedu-Mont , parce qull dominait la ville et la Loire. (56, pages 27 et a8, i** volume, i'* partie.)

Nous avons trouvé aussi que cette place était un ancien lieu de sépulture. (Page a8. 1*' volume.)

Nous savons encore que, dès Vannée 1 163 , les religieux de St-£uverte d'Orléans, dont le célèbre Rogerius était le premier abbé, ainsi que ceux de St-Hilaire , qui en étaient une filiation, logeaient séparément dans de petites oélulles vis-à-vb Tune de l'autre, dans lesquelles on communiquait par un couloir commun dont lentrée était fi>rt étroite , et que ces cellules , ou espèces de caveaux, servaient de Heu de sépultures ou tombeaux, (ai, 64, page loi, i^' vol.)

Nous savons enfin, qu'en i358, le prince de Galles, qui ^vait livré l'église de St-Euverte au pillage de «es soldats avait fait établir un cimetière dans les environs, le-

2uel s'étendait au levant en place des murs de viUe et es fossés actuels qui n existaient pas alor^(Pége i56, !*• volume.)

20 mari 180S , ou 29 ventât an xiii. M, de Jarente d*Orgeval , ancien évéque d*Orléans , qui avait quitté le mi nistère, s'était marié pendant la Révolution , étant séparé de sa femme et sans enfans, va à Paris> se jette aux pieos de S. S. Pie VU, qui était encore dans cette capitale, lequel lui pardonna ses erreHrs et sa conduite passée. (77.)

— ai —

4 wril i8o5, ou i4 germmal an xiii. — Le pepe ', Fie VII, part de Paris pour retourner dans ses états : te souverain pontif dirigea sa route par Montargis. (77.)

10 am7 i8o5, ou 20 germinal an xiii. — Circulaire du ministre des cultes, Portalis , adressée an conseil général du département du Loiret, qui l'autorise à prendre, sur les contributions , quatre centimes par francs de plus j pour les frais du culte catholique et pour le rétablissement, dans la cathédrale d*Orléans , de ce quon appelle le basehœur ou petite musique. (3.)

19 m>ril i8o5, ou 29 germinal cm mit. — Le corps niiniioipal d'Orléans s'assemble pour arrêter de gruinlcs répnraUon.s à faire à I hôtel de la mairie. Parmi les chaiigeinens qui datent de cette eptx^ue , on remarque la translation de tous les bureaux, de l'éiat-civil, que l'on plaça dans les cénacles disposés à cet effet sous la grande salle où l'on descend à gauche du grand perron (jadis les cuisines de TLitendance ) ; la distribution des salles pour le conseil , le tribunal de police ; la nouvelle plantation du jardin , au milieu duquel ou pla^a le nujdèle en pUtre de la stutiie de Juauue d A.rc, qui avait été dressée sur le Marlroi avuiit celle en bronze qu ou y voit actuellement ; enfin, la pose d'une plaque en marbre noir, a l'extérieur et sur le hauL de la porte principale d entrée, où sont gravés, eu letties d'or, ces mots : Hôtel de la Mairie. (4.)

2 //ia/ i8o5, 12 floréal an xiii. — Commencement des quêtes dans toutes les paroisses de la ville, pour le séminaire d'Orléans, dont rétablissement avait été retardé malgré les soins, les peines et les sacrifices de son nouveau fondateur, M. l'abbé Mérault , ([ui en était le directeur: plusieurs habitans d Orléans , indépendamment de leurs dons en espèces métalliques , envoyèrent des meubles , du Tin , du linge et du bois , etc., etc. (76.)

7 mai i8o5, ou 17 fioréal an xux. M« Langlois^ artiste vétérinaire , est appelé, parle gouTernementi à don» ner dans ce département les secours de son art , toutes les fois que les besoins de l'administration les réclameraient. Nommé a ces fonctions > cet artiste , plein d^'inslruc|ion, donna de nombreux témoignages de s<»^

întellî^e^ice .et de son zèle , et c est à lui qu'on doit en partie la cessation cl*un charlatanisme effronté «lent nos eultivateurs étaient depuis long-temps victimes. (3.)

8 mai i8o5, ou i'^ floréal an xiir. — Féte de la ville d'Orléans, ou de la Pucelle, à laquelle ne parut pas encore le petit Piicf au , dit représentant de Jeanne d'Arc.

L'orateur fut M. l*abbé Pataud , alors vicaire de Saint-

Aignan.

Cette fêle fut remarquable par la vive discussion que M. Bernier , évêque (VOi Icans , eut avec le maire , Crignon- Desormeaux, relativeint nt au droit d'invitation. Le premier avait invité de son chef, et en son propre nom, * sans en donner avis au second. Le maire eut la prudence de ne pas troubler la cérémonie; mais à peine fut-elle terminée , qu'il fit rédiger , par les deux notaires àv. la ville, M*' Mestier et Lefebvre, une protestation énergique, qui fut de suite envoyée au ministre des cultes, Portalis , avec prière de la soumettre à l'empereur pour y répondre. (4«)

a3 mai i8o5, ou 3 prairial an m\, — Cérémonie du couronnement de l'empereur P^apoléon^ 1*' à Milan , comme roi dltalie ; après les prières de TEglise, il monte les marches de l'autel , y prend la couronne de fer d'Italie , et se la pose lui-même sur la tête. (43.)

A l'occasion de ce couronnement, il y eut une féte à Orléans, et un dîner splendide donné dans les salles de la mairie, auquel assistèrent deux cents quinze personnes des deux sexes, de toutes les notabilités que la ville renfermait.

(Pour connaître les convives, voir à la bibliothèque publique la liste que nous y avons déposée parmi nos pièces justificatives.)

mai iBoây ou 4 prairial au xni. — M. Lebrun, architecte d'Orléans, achète quatre mille cinq cents francs les bâtimens appelés la Salle du chapitre de Ste Croîxy situés an sud des tours de ladite église, et si près d'elles, qu'il n'existait qu un passage très-étroit pour la voie publique, (3.)

Avant la'destructiou de cette salle , et l'élargissement

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Quant aux femmes qui suivaient les dernières modes,

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situés au sud des tours de ladite église, et si près d'elles, qu ii n existait qu'un passage très-ëtroit pour la Toie publique. (3.)

Avant la'destriictiou de cette salle ^ et 1 élargissement

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du passage, tel qu'il est maintenant, ie local avait servi de salle de concerts et de bals.

2 5 mai 1 80 5, ou 5 prairial an xiu. - - Le docteur Jallonj médeciD d'OWéaiM, 6ût paraître un excellent ouvrage ayant pour titre, Diaértation sur lâge critique des femmes*

%& mai i8o5, ou 5 prairial an zm. — Le comte Roger- DucoSy Tun des sénateurs nommés aux trente-six sénatoreriesde Tempire français, arrive à Orléans, chef-lieu de sa sénatorerie, où il est reçu ayec une grande pompe et beaucoup de cérémonies , qui finirent par un dîner magnifique

i^^ Juin ï8o5, ou i'2 prairial an xiii. — Epoque de la foire d'été, dite foire tlu Mail , à Orléans. On y remarque plusieurs muscadins ou mi rlijlores ^ les premiers qui se firent voir en province avec leur costume bouffon : ils avaient les cheveux coupés à la l^tus par derrière, et tombant en oreilles de chien sur les côtés, des nageoires ' qui se réunissaient sous le menton, en formant avec les cheveux du front un cadre ovale dans lequel la figure était comme incrustée; une large cravate blanche dune grosseur énorme; un pantalon blanc très-large et court, dont la ceinture montait sous les aisselles; vm gilet bleuciel très-ouvert, qui n'avait pas plus de six pouces de hauteur, et un seul bouton; un liabit noir fait en queue de moineau et si couit qu'il se terminait au bas de la taille; des souliers blancs très-pointns et liés avec un rubiiii rose; des gants d'un bleu foncé ; un chapeau lorul, liant et pointu, avec petits bords; un lorgnon pendu au cou avec une chaîne d'acier, et une petite badine de joiic ayant de quinze à dix-huit pouces tle long: tel eiait alors rajustement ridicule de nos jeuues nui liilores-muscadins , qui infectaient, par l'odeur du musc, à dix. pas; qui marchaient sur la pointe des pieds en écartant les bras comme des ailes déployées , avançant le corps en avauiet marchant en se dandinant à droite et à gauche.

Quant aux femmes qui suivaient les dernières ntodeS|

(*) f^wr l« plaa de la Uble du feilîo.

«▼aient des robes de diverses couleurs , mais trèscourtes, pincées, garnies de rouleaux et de falbalas trèshautsj taille presque sous les bras, aussi^décoUetées par^ deTantquelesfemmes.de l'aneiennetour) mancbes courtes et serrées, des perruques blondes ou noires avec boucles de dieveuz à la Ninon, te cou nu avec collier de perles blan^ ches en guirlandes, des gants blancs très-longs « à doigts, et passant le coude ; un «ac ou redicule ; souliers roses et cothui'nesde même couleur, montant jusqu au mâlieu delà jambe, que Ton avait grand soin de laisser voir ; enfin, des bas noirs à jour | pour faire apercevoir la blancheur de la peau et le mollet naturel ou postiche, sorte d'agrément qu'on pouvait se procurer aisément , les marchandes de modes de la foire en a^ant exposé à leurs boutiques de toutes les grosseurs , pour toutes les tailles et par brevet d'invention. (76-77.)

19 juin i8o5 , ou 3o prairial an xiii. — Cérémonie funèbre et service solennel, à l'hospice du Mont-Saint- Bernard , à l'occasion de la mort du général Dessaix , tué le i4 juin 1800, à la bataille de Marengu.

Le général Bertrand avait été envoyé par l'empereur pour présider à la pompe de cette reconnaissance natio* nale. (43.)

A propos du Mont-Saint-Bernard, célèbre par le passage de l'armée française, nous croyujis faire plaisir à nos lecteurs en donnant uu extrait puisé dans une relatiofi de ce fait insérée dans un petit ouvrage inédit intitulé : Mes Campagnes sous Napoléon, écrit en i8o5 par le capitaine Mitonflet , Orléanais, parti volontairement en 1^92 dans le i" bataillon <hi Loiret, etqui estmort depuis, en Russie, ofBcier dans la 84** demi-brigade d'infanterie de ligne.

Ce manuscrit, nous a été confié par un parent de ce brave Oiléanais. (79-76-77.)

« A. nî^ine arrivés à Paris après notre voyai^^e de Gaen , en Normandie, où nous avions tenn garnison pendant un mois, le 8 mars 1800, nons reçûmes l'ordre de partir pour Dijon , pour faire pai lie d un corps de 60,000 hommes d'élite, destiné à former une armée dite de réserve.

• Peu de jours après notre arrivée à Dijon^ la i^*^ divi-

«loo, dont mon eorps disait partie, fut dirigée sur le petit bourg de St-Piem, sttaé au pied du grand Saint-Bernard.

« &e ce lieu au sommet du Saint-Bernard, on ne troure filtkft qu'un sentier étroit , eapable à peine de recevoir.ttn seul homme de front; lea transporta se font à dos de mulets; des rochers entassés entre lesquels on passe par mille détours, effraient continuellement les r^ards; le chamois et l'aioUette sont les seuls habitans de ces contrees; le ▼oyageur, en selevailt^ s*éloi^ne de tout re qui respirezles nuages se forment à ses meds^ il n'aperçoit autour de lui que d énormes masses de neige se perdant dans les airs ; il n'entend que le bruit des avalanches se précipitant dans les abhnes avec un fracas épouvantable , tandis que la Duranceet la Doria roulent leurs eaux dans les sinuosités de <îes montagnes ; la végétation est à peu près nulle dans ce lieu désert; les derniers sapins sont, à Ce que j*ai remarqué, à environ une lieae de Saint-Pierre; pins loin se trouvent seulement quelques buissons épars et des arbres avortés; les animaux ne laissent aucune trace sur ta neige durcie de ce terrain glacé où la nature semble morte, où règne enûn un hiver étemel.

« C'est sur ces monts escarpés, au milieu de ces précipices que s'avança Tarmée de TAnnibal français, portant son artillerie, ses munitions etses vivres. Dans les lieux les plus difficiles le pas de diarge se faisait entendre et les ba taillons, en ton liant des chants guerriers, avaient bientôt vaincu tous les obstacles; si quelques soldats s'éloignaient imprudemment de laligne étroite qu'on nous avait tracée, ils étaient infailliblement engloutis. C'était dans la neige sur laquelle nous marchions que le soldat trempait son biscuit pour se désaltérer, comme aussi c'était en chantant du il se délassait de ses fatigues..

« Le 16 mai, à 4 heures du matin, l'armée s'c'branla pour gravir la montagne. Cinq heures et demie furent employées pour parvenir à la cSme du Saint-Bernard, vers Itt maison des ermites, dont je vais dire quelques mots en passant. Cette maison , à ce que m'a dit un des religieux , fut fondée au x*^ sic' cle par un habitant riche et hospitalier de la Savoie ; l'endroit où elle est située passe ^our le point le plus élevé du glol>e où l'bomme ait fixe sa de- T I*'. 4

meure; ctis cénobites , étrangers au reste du inoiide, ne sont en relation qu'avec quelques voyageurs que la curiosilé ou le besoin amène sur ces roches désertes j tous les hommes , quels que soient leuri l augs, leurs pays, sont reçus fort humainement et gj^atis pendant trois jours, sans aucune distinction de croyance; ces pieux rehgieux jie bornent pas là leurs soins envers les voyageurs , le but de leur institution est de guider ceux qui sont égarés et d^aller à la recherche de ceux que le froid aurait saisis au milieu des neiges, ou que des avalanches auraient précipi* téfidans des fondrières.

« Des chiens, dressés par eux pour aller à la découverte de ces infortunés près de périr, manquent rarement Toccasion de les recontrer; alors , ils les caressent, semblent leur dire de prendre courage et reviennent au couvent où, par leur air inquiet et leurs divers mouvemens, ils annoncent qu'il j a un malheureux à secourir ; soudain on leur pend au cou un panier rempli d^alîmens réchaufïans^ on les suit armés de longues perches et autres instrumens pour dégager le patient s'il se trouve enseveli sous la neige» on le transporte à l'hospice où tous les secours lui sont prodigués, et de cette manière on parvient souvent à arra* cher des victimes à la mort.

« Ces animaux bienfiiisans , qu'on ma dit être au nombre dedix, souventplus ou moins, sont forts, assez gros, et tenant du dogue et du clûeR de berger, ce qui en fait une espèce toute particulière; ils sont très-caressans , venaient lécher les mains de nos soldats, qui les comblaient de soins et qui se plaisaient à les prendre dans leurs bras.

« C'est dans ce lieu que , d après les ordres du premier consuL Tarmée trouva des tables dressées sur la neige ; les soldats y prirent un repas inattendu, qui, malgré sa frugalité, nous parut délicieux; il était nécessaire pour réparer nos forces épuisées; les religieux procédaient ^ cette distribu tion de vivres avec une complaisance et une gidté admirable ; à ce tableau singulier se joignait celui du terrain couvert de canons , d'affûts, de caissons, de traîneaux, de brancards, de mulets, de chevaux, de bagages, de munitions , un plateau glacé d'où Ton dominait l'Italie efc l'ancienne Gaule.

« DesceTidus , non sans dangers , nous fftmes rangés en bataille dans les plaines d'Aost, oà Bonaparte atteignît les ennemis qu'il culbuta de poste en poste, et.les força » etc. »

Il est ftclteux que le petit ouvrage dont nous donnons un extrait f n*ait pas été terminé, ilaurait fiiit honneur à un de nos compatriotes. (77.)

z8 futU^ i8o5, ott 29 messidor an xiu. — Les grandes eaux de la Loire, àlann de Tannée précédente , i8o4i ayant détruit une partie du duis , attenant à la levée de St'Gliarles, avaient aussi creusé , entre cette digue et la levée, un bassin très>profond qui y par suite des grandes dialeurs, avait laissé à découvert, dans le fond de la rivière, des restes de constructions à ciment qui s'étendaient vers la ville et en droite ligne avec la poterne Ghénéau et Téglise de St-Pierre-Empont ; cette décou* verte fut alors constatée par un rapport de Tingénieur en chef, présenté au préfet du Loiret, Marct, pour être joint à celui de 1769, qui avait également signalé à cette époque la découverte faite, du côté de la ville, d'une cons* iructton semblable s*étendant, du nord au midi, dans la direction de celle nouvellement trouvée; ce qui fit pré* sumer alors, d'une manière plus certaine, lexistence d*un très^ancien pont à cet endroit , vis*à«vis le centre de la ville, pont sur lequel aurait passé César , et celui dont il parle dans ses Commentaires, {y6-yye% i^'^volume.^

août i8o3, Oit i3 thermidor an jui, — Lévêque d*Orléans place le grand séminaire dans une vaste maison située au levant de Téglise de Sainte-Croix et mitoyetme avec le palais épiscopal: cette maison lui avait été donnée rar lavule, en échange de Téglise et du couvent du Bon- Pasteur qu'il avait obtenue du gouvernement , mais qu'il aima mieux abandonner à cause des- grandes réparations qu'il y avait à faire et aussi pour aider à placer convenablement la bibliothèque publique que Ton ne savait ou loger.

Ce local, situé près celui qui servait au séminaire formé provisoirement ea mai dernier par labbé Blérault , aidé des dons des Orléanais, n'en fit plus qu'un seul ^ par le moyen des communications et dTes ouvertui^s que Ton pratiqua dans l'un et dans l'autre.

La rétrocession de féglise du Bon*Pasteiir ayant été

fiiiie le i^' juin) c'esl*à<dire defifuîs deux mois , les travaux pour la nouvelle bibliothèque avaient été commenoés à cette époque et le continuaient avec une srande activité, sur les dessins et sous l'inspection de Bf. Pagot, architecte de la ville. (4-77-)

37 août i8o5, ou g fructidor anxm* — Arrêté du préfet du Loiret, relatif au placement des ouvriers dans la ville d'Orléans ^ établissement d'un bureau à cet effet et fixatioa de la rétribution de 76 centimes par chaque placement, à payer au chef de ce bureau par l'ouvrier placé. (3.)

Par le même arrêté , les qualifications de compagnons du devoir, de rouleur, de garou , etc., etc., sont sévère- . ment défendues. (3.)

9 septembre i8o5, ou fiucMor an xnt. ^ Sénatus* consulte sur le rétablissement du calendrier grégorien, du 22 fructidor an xui. (BulUtin des Lois^ 56.)

3 notfembre i8o5, ou la brumaire an xiv. — Fête publique, à l'occasion des victoires remportées en Allemagne par Tempereur Napoléon , célébrée à Orléansi annoncée aux habitans par une proclamation affichée qui était ainsi conçue :

Mairie d Orléans.

vâTB POBUQV£ A l'ocCASIOII DBS VICTOIRXS BBMBOaT^SS

BN AIiIAMAOlIB.

Le Maire d'Orléans ,

Considérant que les victoires éclatantes que Sa Majesté l'empereur des Français, roi d'Italie, vient de remporter sur nos ennemis en Allemagne , ont donné lieu à oe qu'il soit chanté, dans toutes les communes de l'empire, un Te Deum en actions de grêcea ;

Que ces succès hnlhuis «luiveiil pi ucurer une [>mx pnicliaiDC €t solide, retidrc <iu commci'ce son acUvitt:, assurer la tranquillité et lebouluur général;

Qu'il n'y a pas un seul luihitant de cctlv cité qui ne puisse en espérer les plus lieui tnix (^ilets, et qui, en conséquem e, ne (loi \ c satsir avec eniprtsseiiit^ii t 1 uccusion d'en rendre a la Providence de sincères remercîniens^ et d eii témoigner sa joie ;

Prévient que M. lévêque d'Orléans fera chanter avec pompe, dimanche prochain, a midi précis, dans l'église cathédrale , un Te Deii/u et> aclion Je j^ràces , et pour se joindie a la solennité fie eette cérémonie, arrête:

Art. i*"*". Toutes les autoriu s et fonctionnaires publics sont ^l^iLesa iaire illuminer dimanche prochain, 12 brumairej dans la soirée, le lieu de lt;uis séances; il est enjoint a tous les autres habitaus de la ville, d illuminer le devant de leurs maisons.

An. 2. Les commissaires de police sont chargés de veiller a l exécatitjij du preseiiL, qui sera impriiue , publié et affiche darrs toute l'étendue de cette commune.

Fait eu l iiùtel de la mairie, le 1 1 brumaire an xui.

Crignon-D£soem£aux, maire. (4«;

i3 novembre i8o5, ou 22 brumaire an xiv. — Gîrcu* laire du corps municipal d'Orléans^ adressé à tous les propriétaires et cultivateurs de la commune, pour les inviter de Élire cultiver leurs ferres par les nombreux prisonniers de guerre Autrichiens, qui aralent été faits parles arméea françaises, et qui venaient d'arriver à Orléans : cette circulaire portait un règlement indiquant le nombre de tra* vailleurs que Ton pouvait prendre à la fois, le salaire à leur donnér, le logement et la nourriture & leur fournir , ainsi que la responsabilité exigée de ceux auxquels il en était accordé, (4*)

Plusieurs centaines de ces victimes de la guerre furent distribuées dans la commune pour y cultiver les terres qui manquaient de bras, ce qui acioucit leur malheureux sort et fît le profit des cultivateurs et des propriétaires qui les employèrent. (76*77.)

i**" décembre i8o5 , oa 10 frimaire an xiv, — Te Deum

— io —

et réjouissance à Orléans, en aotions de grâces poar t'entrée des Français à Vienne , capitale de TAutriche, cet hymne, adressé au dieu des victoires , fut chanté en musique et avec grande pompe dans la cathédrale de Ste-GrotZ| en présence des autorités , des corps constitués civils et' militaires^ ainsi que d*un peuple nombreux. (4.)

%i décembre i8o5, ou 3o frimaire a/ixiv. — ^M. Lebrun, architecte de la ville, qui avait acheté, depuis quelques mois, la salle du chapitre de Sainte-Croix et la maison de la maîlrise, ou logement du maître de musique et des enfiins de chœur, feit seulement abattre la grande salle pour élargir le passage du cloître sud au cloître a l'ouest, au bas des tours , dans la largeur où nous le voyons présentement , et qui n*avait alors que huit pieds au plus. (7^770 Depuis quelques années , ce local avait servi de salle publique de concerts par abonnement, régis par les amateurs de musique de la ville , sous la direction du sieur Démar, compositeur et artiste allemand , lequel , à la dé* molition de Ja salle du chapitre , fit disposer une autre salle rue Pavée , au nord du spectacle , qu'il désigna sous le nom de Salon d'Apollon , ou il donna concert pendant uelques années; mais oe local étant devenu trop petit, il t disposer une jolie salle rue des Hennec^uins , qu'il surnomma Salon de Flore. Cette salle , après avoir été fré* quentée par la plus brillante société, a été métamorphosée en salle de bals de noces, de francs-maçons, et enfin est devenue guinguette. Elle a été démolie en i84o.

décembre i8o5, ou i" ni\>ôse an xiv. — Te Deum chantéavec [juuipc dansTéglise de Sain tt; Croix d'Orléans, en actions de grâces du gain de lu bataille d'Austerlitz. Cette iùtc iui unnoucée dans ia ville par une aifiche ainsi conçue :

Mairie iV Orléans,

FBT£ PUBLIQUE A LOCCASIOH DE LA BATAlLUt

d'austerlitz.

Le Maire d*Orléans,

Considc^rant que la victoire, à jamais uiémurable , que Sa Majesté l'empereur des Français et roi d'Italie, vient de

reinporier à Austerliu sur les empereurs d'Allemagne et dcRassle» a donné lieu à ce qu il soit chanté^ dans toutes les communes de TEmpire , un 2V Deum en actions de grâces ;

Que ce succès , dont Thistoire ne présente aucun exempie, vient, après deux mois seulement de campagne contre les deux puissances les plus formidables de rÊurope, de nous procurer un armistice qui doit nous donner une paix assurée et glorieuse, dont les résultats bienfsiisans rejailliront sur tous les membres de l'Empire;

Que notre auguste et invincible souverain doit exciter dans le cœur de tous les Français des se mi mens d admiration, d'amour et de reconnaissance, et qu'il n y en a pas un qui ne doive saisir avec empressement l'occasion de les lui témoigna et d'en remercier la divine Providence;

Prévient que M. 1 evéque d'Orléans fera chanter avec pompe f dimanche prochain , à midi précis , dans l'église cathédrale, un Te Deum en actions de grâces; et pour se joindre à la solennité de cette cérémonie. Arrête :

Art, i^. Toutes les autorités, fonctionnaires publics et habitans, sont invités à faire illuminer, dimanche prochain, i*^** nivose, dans la soirée» ie lieu de leurs séances et le devant de leurs maisons.

Art. 2. Le présent sera imprimé, publié et alBolié dans toute rétendue de cette commune.

Fait en l'hôtel de ville, le frinaire an xtv.

Pour Tabsence de M. le Maire :

DuFRBSitB lainéi adjoint.

Ce Te Deum coûta à la ville la somme de 4B7 fr. 8 c, ce qui esl constaté par les mémoires que nous avons vus et lus (*). (4-7-)

2^ déeemère t%oB, ou 4 nMee an xtv. — Leber , jeune

{*) Plusitiurg ot liciers français , de nos amis, ([ui se sont Uouvés à cette aangbinie bataille d*Anslerlitz , nous ont atwiHl avoir vti , dans les mains

do ^néral Savary , aide^-de-carap de NapoltîOB , un papier écrit au crayon

par roi rnippronv ^»ortant la défrnsr» aux tirailleurs df' rarmt'e française de liier sui- i autocrate russe pendant sa fuite , et l'ordre aux maréchaux de protéger de tons lenrt majeas la retraite précipiiée de som eaaeni.

— 3ai —

poète orlémiaifl , jouet sur le théâtre d*OHéana , un ▼audevîHe de sa compôsitkifi , intitulé BaUt^ ^Aa^ef- Utz, Cette petite bloetté) remplie dttsentimefis patriotiques et d'enthousiasme pour Napoléon , eut plusieurs représentations. (75?.)

26 décembre i8o5, ou 5 niuôse anxiw — Le maire d'Uiléaiis fait publier daûs cette ville la paix entre la France et PAiitriche, avec les solennités ordinaires en pai Cille circonstance. (4*)

i*^^ janvier 1806. Date de Tusage du calendrier grégorien , repris dans tous les boréaux des diverses administiations d'Orléans, ainsi que par les habitans, et suppression de celui dit républicaut ^ ett conformité du sénatus-consttlle or^nique , du na fructidor an ttiiL (^*'4j

ift janpkr t8o6. L*empereur Napoléon adopte pour son nls Eugène Beauharnais, fils de Joséphine; k couronne d'Italie, dont il est AOiiM*é vioe'-roi , lui est dévolue , à défont de deioendans nnturels et légitimes de Nupoléon-le-Gratid. (43.)

Eugène Beashùrnais était originaire d'Orléans^ sés ancêtres, qui avaient occupé les première» places danstîette ville , habitaîtnt un wiel appelé la Chaussée, hors les mursy sur la:paini«se de S«-I«aurent-des-Orgerils, où se trouvent tousiea aoM de naissance de cette nombreuse et illustre &tnille^ qoi avait un pied-à-terre ruedesTrois- Maries ) n^ f4>, mnimn actuel lement habitée par Gujût^ Chéron, imprimeur. Cette famille. est citée dans les anorifianaises pour l 'iikstructioii et le «uirite de ses membres, qui possédèrent (a première bibliothèque de manuscrits connue dans la province* (77» et page K67, I** vol* de la i" partie.) *

ao jmtvkr k8o6. Mort dè Gouret de YillenéUTé; ancien imprimeur d'Oi-léans, sa ville natale. Ktaiit en Hollande, où il kabiuit la ville de Gand, tl eut le mnlheur de tomber dans la Ljs , et s y noya pl aVStt k

biyilizûu by GoOglc

vue Irès-faibN'. C<» fut lui qui le premier fit pai ;iUi (» pé- 1 iodi jiitînient un journal itiliLuie Annonces orlcanaues^ ou Gazette nrlénnaise. (4.)

i*'*' mars 1806. — Elablîssemcnt d'une salpétrière a Orléans , dans l'ancienne église de Notre-Dante-du-Clie- . iMin,près la porte Bourgogne. (76.)

II mars 1806. — Cére'monîe pour la bénédiction des cloches de St-Paterne d'Orléans. Le parrain , maire d'Orléans , dépensa , en dragées et autres petits frais, la somme de 728 fr. 90 c^qui fut portée sur les comptes de la commune. (4.)

a5 mars 1 806. — Affiches de commodo et ineommodo^ placardées dans les rues et places d'Orléans , pour connaî'» tre le ycm des habitans sur le transport projeté de l'HôteU Dieu de cette ville, de la place d« f£tapeoùil est, sur les remparts de la porte Madeleine, entre cette porte et le jardin des plantes.

Ce projet, si utile et si dé:iiré', re>ta inexécuté, sans que nous ayons pu découvrir ie motif qui le fit abandonner.

3o mars t8d6* ^ Pendant ce jnots, les dames du Cal» vatre d'Orléans , qui s'étaient proirisoi rement fixées dans une grande maison, rue de Quatre-Degrés, apès leur dispersion , vieMnent se fixer dans l'emplaoement de lancienne église de Ste-Colombe, dont on n'arat abattu que le clocher, à sa suppression par l'Evéque de Netz, en 1645: Ces religieuses y firent élever, sur les plans d*uii sieur Pout de Nieul, qui devint directeur de fa poste aux lettres à Orléans, une maison claustrale, et un pensionnat qui a une sortie sur la place ou cloître St-£tienne, et une dans l'impasse appelé de Sainte-Colombe. (76.)

8 npril z8o6. — Publication du catéchisme intitulé Catéekùme de t Empire^ mis à Tusage du diocèse d'Orléans, précédé d'un mandement de Tétéque Bernîer; il était l'auteur de plusieurs chapitres et d'une grande partie des prières pour l'empereur Napoléon et sa famille, que Ton recommandait à Dieu, tant pour une vie longue et heureuse, que pour la prospérité de ses armes , sur lesquelles on appelait la bénédiction du Ciel*

Les pariisaris de l'ancien catecliisme, que IVvêque frOrléans oriloniiait flo supprimer, donnèrent au nouveau le surnrnn de Cntéc/usnic des Napoléoniens, ^j»)

3o avril 1806. — L église de St-Marc, hors les murs dl*0rléan8| est cernée par des gendarmes, chargés d'arrêter des conscrits réfractaîres qui se trouTaient à roffice de ce jour. Les femmes qui étaient dans cette église, déposèrent une partie de leurs vêtemens dans la sacristie, afin que les jeunes gens, la plupart leurs frères , leurs parens ou leurs amis, pussent s'en véliri ce qui eut lieu sur-lechamp, et pendant qu'on chantait comme à rordinaire. L'office fini , tous les assistans sortirent en foule , ce qui donna moyen aux jeunes gens de s'évader, aux yeux mêmes des gendarmes , étonnés de ne voir que desfemmeS| des vieillards et des enfans en bas âge« (4.)

ai avril i8o6» — M. Maret, premier préfet du Loiret, qui occupait cette place depuis six ans, avec zèle, et impartialité, est appelé à d'autres fonctions par le gouvernement, et remplacé swr-le-champ par M. Pieyre , de Nîmes. (3.)

5 mai 1806. — Décret impérial, daté de la Malniaison, relatif à la discussion qui avait eu lieu le 8 mai de Tannée pre'cédenie , jour de la fête d'Orléans, entre Févêque Dernier et le maire , Crignon-Desormeaux, au sujet Jes invîtatiuiis faites par le premier, et en son propre nom. Ce décret portait, que cette fête, étant civile, se trouvait dans les attributions du maire, qui avait seul le droit de fordonner,de iaire les invitations en son nom, et d'en régler la marche, mais tpie tout ce qui se passerait à l église, était du ressort de l'evèque, ainsi que tout ce qui concernerait les ecclésiastiques de son diocèse, qu'il était libre d'y inviter seul et sans la participation de i administration civile. (4.)

8 mai 1806. — La fête de la ville d*Orléans , dite de la Pucelle , est célébrée avec une pompe extraordinaire ; la dépense s'éleva à la somme de 3,933 fr. 3i c. Il y eut décharge de boîtes , illumination à lliôtel de la mairiei à la préfecture, au palais épiscopal, aux lieux des séances des divers tribunaux et élablissemens publics ; danses sur la place du Martroi pour le peuple, distribution

dû fin el d*eau-de-TÎe | distribution de bouquiefo aux prfn* cipauz assistaoSf musique militaire, reyue de la garde oa^tionale, grande pompe dan» la cathédrale de Ste-Croi]i;« le discours fut prouonoé par M. Beroet ^ vicaire de St^ Paterue; il y eut surtont un banquet mi^nifique , donné à la roairiei aux firaîs de la ville , ps^r le maire , repas dont la dépense s^éleva, pour le traiteur seulement, sans compter le mémoire du cafetier, k la somme de 1)786 fr.: 'voir ci-aprés Télatdes dépenses, copié par nous sur Toriginal, 1^1 se trouve maintenant k la bibliothèque publique, (4«) .Mairie d'Orléans, dépenses municipales, exercice de i8o6, fête de la Puceile :

£2' AT des dépenses faites pour la fête de la Puçelle^ dtt

8 mal i8û6.

Mémoire du charpentier* • 6if. pSc»

Tirage des boîtes* •••• • « 1^2 5o

Illumination 863 08

Danses sur ta place 4^ 00

Distribution de TÎn et d'eau devit:.*. a49 00

Mémoire du tonnelier» *• la a5

Louage (le meubles. 629 00

Mémone lie i épicier, "pour bougies, , 96 29

Mémoire du traiteur (le sieur Brunei). I>7o6 00

Mémoire du caietier •••• 16 5o

Indemnités à la musiuue oo

Indemnités à neuf geii (larmes étra II fr( r.s qui ont assisté à la fête, à raison de

9 fr. chacun Si 00

Mémoire de labou^uetière*. » 63 00

Frais d'église i^? 5o

Tentures noires pour le senrice* • • 18 25

Menues dépenses. ••••••• * 90 95

ToiaK*» 3,935 37.

Arrêté parnoos^ latiredOléans, le préaeoi ëtat, moiH tantà la somme de trois mille neuf cent tcente-tcois firano» trente-sept centimes^ ce 3i mai 1806.

CitiGnoif-DBsojMiiuiiX| maire. (4^^ .

i4 nuU 1806. — Par ardre de la police d'Orléans , les boulangers de la ville sont tenus de donner à leurs pains les poids de 4 kilogrammes ou S livres, de a îitogrammes ou 4 Irms , de 1 kilogramme ou a livres , et celui de 1 6 hectogrammes ou i livre, tout en continuant d'en faire de trois qualités , savoir : blanc , bis blanc et bis , sans déroger en rien aux autres réglemens retatift à Fexercice de leur profession. (4.)

Cette ordonnance mit fin à Tusage immémorial ^ qui existait à Orléans , de donner aux pains de boulanger les poids de neuf livres | six livres | trois livres et une livre et demie.

14 nuU 1806. Arrêté du maire d'Orléans , relatif ftuz pots au lait, qu'il ordonne être en fer blanc, et non eu cuivre comme par le passé, ainsi que les petites mesura» dont se servent les laitières, et dont la capacité fut fixée selon le système dédnud. (4*)

3o mai 1 80^. — Arrête du maire d'Orléans , qui renouvelle la défense de vendre et distribuer des olj;nr.s de boucherie autre part que dans tes lialles, connues sous le nom de, i®, Grande Boucherie du Grand - Marché j 2**, Boucherie du Petit-Marché ou Porte-Uenard; 3**, Boucherie de St-Gerniain, et non dans les maisons partieu- Iière5 , comme plusieurs bouchers voulaient en preudic 1 usage. (4.)

7 juin 1 806. — L'entrepôt des sels est rétabli à Orléans, par ordre de leinpereur J^apuléon , qui venait de mettre un impôt sur cette denrée de première nécessité : les magasins furent placés dans fancien local du vieil hôtel de ville, rue Ste-Catherine , qui portait jadis le nom de Sailouer; les bureaux furent ouverts rue Bannieri chez le sieur de Bois lan dry , receveur.

Cette régie fut mise dans les attributions des douanes , et les employés fixés à. Orléans, au nombre de sept, un inspecteur, un receveur, deux vérificateurs, un aidevérificateur, un receveur aux déclarations et un commia «ui expéditions. (3.)

181 Juin i8o6. — M. de Tascher prouve sa filiation avec les Beauliaruais, originaires d'Orléans ^ dont Jusé^

phine^ înipéralrice , avait épousé, en premières noceft^ un des membres. Cetie alliance, reconnue par l'empereur, procura à la famille de Tascher lu prulectiou et tes feveurs de Napoléon, qui plaça près de sa personne, et dans son conseil, le chef de cette funiille, M. Tascher de la Pagerie, qui vivait a Orleiuis. Dès lors, tr)ntes les premières maisons de cette ville clierclièrent a oblcnir.pm le canal de cette ancienne et noble famille, les bonne» grâcet^ e( ua regard protecteur duclief de l'Ëtat. (76.)

a3 juin 1806. — Publication , faite à Orléans^ du décret çoocemant le poids des voitures et la police du roulage.

Ge décret donna lieu à rétablissement des ponts a bas- * cule» destinés à peser les voilures , à s'assurer si leur poids» n'excédait pas celui déterminé par les réglemeiia sut ki police et la conservation des routes. Plusieurs de ces pont& à bascule furent construits sur les principales rouies qui arrivent à Orléans , et à la dbtanoe d'une demi-* lieue en*^ viron en avant des portes de la ville* (3*)

1^' Juillet 1806. — Le conseil de la commune d'Orléans ayant eu connaissance du projet (jue le gouverliement avait d'établir, dans les vin<^L huit principales villes de Tempire, des écoles de Droit, se hâte cFenvoyer une députatton de ses membres à lempereur Napoléon , qui passait à Blois , pour le prier de comprendre Orléans dan& le nombre de ces vingt-huit villes: le chef de l'Etat accueillit favorablement ces envoyés , et donna Tassurano; de s'en occuper. (4.)

Le projet de la commune était d'onvrir cet établissement sur remplacement de fUôtel'Dieu d'Orléans, tout en dénias*

Îuant le monument de Ste-Croix, et de reporter rHdtel- ^ieu , suivant une ancienne délibération, sur les remparts de la porte Madeleine , entre celte porte et le Jardin de Ville t malheureusement, ces deux projets n eurent pas Heu , au grand regret des Orléanais. (76.)

a juillet iBu(). — I> église de St-Euverle , qui n'avait pas été vendue avec les bàtiinens claustraux, est converlte en atelier pt)urla fahrii alion du salpêtre, pour le compte du gouvenieineui: directeur, nuuunc Pichul, fut logé

dant la petite maison y attenante | qui est en fiice de la rue St*£uverte. (3-4.)

4 juillet i8o(). — Bénédiction d'une des cloches de réglise de St-Aignan d Orléans: le maire en fut le parrain, et dépensa , en drag«'es et en confitui L S, la somme de i4o fr., que nouâ avonâ trouvée portée i>ur les comptes de la commune. (4.)

6 juiUet 1 806. — L'évéque d'Orléans ordonne la lecture, dans toutes les églises de la ville et de son diocèse , du href du cardinal Caprara , légat à latere du pape Pie VU , qui renouvelle la défense de faire les fctes supprimées par le concordat, et celle d'appeler les fulèles par le son de» dociles le jour de ces fêtes, qui ne Aont |ias obligatoires y mais seulement de dévotion. (7.)

i4 jttUlêi X 806. — Lagardette , Habile arehitaote , meurt à Orléans, et laisse au sieur Dupuia, couvreur , son intime ami , tous ses portefeuilles remplis de ses dessins , que ce dernier a la générosité de donner à Técoie gratuite d'architecture d* Orléans » sans aucune indemnité!

Lagardette fut inhumé au cimetière St-Jean , à quarante pas environ sud-ouest de la porte d'entrée, ou un mausolée simple , orné de son portrait en bronze, se voit encore présentement 9 et rappelle, jiar une épitaphe, qu'il a été élevé par ses nombreux amis^ et de leurs propre» mains. (76* 77.)

•iG juillet 1806. — Plusieurs rabbins juifs passent par Orltaîis, se rendant à Pans, pour assister à la première assenibU t' de ces religionnaires en France , convoquée par reuipereiu . (76.)

3o juillet 1806. — MM. Foxlow et Tayer, deux Anglais associés pour la manufacture de coton siluée près la porte Bourgogne , à Orléans^ avaient entre eux un procès qui durait depuis plusieurs années. Le jugement définitif rendu à cette époque , ruina le premier; par suite, la manufacture fut fermée : buit cents ouvriers, de tout âge et de tout sexe , furent privés de ^travail et l'éduits à la plus affreuse misère. (77.)

%oaoût x8o6. — Le jardin de rHôtel-Dieu d'Orléans ^

rue de FEvéclie, qui venait joindre le mur de clôture du Grand Cimetière , et formait une impasse , est diminué de la iargeur de quarante pieds , pour j pratiquer une petite rue Ttioà'Tis la nouvelle bibliothèque, que ion terminait* Cette rue , sur les deux côtés de laquelle on planta , plus tard I deux rangées d arbres , fut appelée rue Maret , du nom du premier préfet du Loiret, dont le souyenir était cher aux Orléanais. (40

octobre 1806. — Mort d'Etienne*Alexandre*Marie Beruier, éyéque d'Orléans , a Paris, à la suite d*un accident : sa voiture ayant été renversée lorsqu il se rendait aux Tuileries , où Napoléon Tavait manaé.

Il était né à^Daon^ au diocèse d'Angers , le 3i octobre 1764 ; il fut sacré par le cardinal Légat, le dimanche des Rameaux, le 10 avril i8oa; ainsi , son épiscopat n'a été que de quatre ans et quelques mois.

D'abord cLiré de St-Laud, petite paroisse d'Angers, il devint chef des Vendéens, ambassadeur de Napoléon près le pape Pie VU , enfin évêque d'Orléans avec Tespoir d*étre cmrdinaL

4octokmSaS. — Lëglise, le cotiventet le jardin des Jacobins, sur la place de TEtape d Orléans, sont disposés pour servir de caserne d'infanterie. (3-4*)

4 octobre 1806. — Le cœur de l évéque d Orléans, Bernier, est apporté a OrUans j il fut exposé pendant vingl- (|uatre heures aux regards du public, sur un lit de parade élevé dans une des salles du palais épiscojial , et entouré d'un nombre considérable de cierges allumés; il fut inhuméavec pompe dans la sixième chapelle sud de la cathf-» drale de Sainte-Croix. dOriéans, où se \oitsuu tombeau et son épitaphe. (77.)

^ novembre 1806. — Arrêté du maire d'Orléans , qui défend aux sabotiers de fumer leurs sabots dans la ville, soit dans leurs maisons ou autres endroits d'icelles. (4*)

10 novembre 1806. — Te Deum chanté en musique et avec grande pompe, dans la cathédrale d'Orléans, en présence de tous les administrateurs, des corps constitués, d^une partie de la garde nationale et d'une afifluence considérable de peuple, en actions de grâces des victoires des

Français eu Prui^sCyet deleur entrée. à Berlioj cajpilalede ce royaume. (4.)

%^nwmnbre 1806. Madame de Genlia arrive à Or- Irâns avec un jeune bonime de vingt ans, nommé Casimir, que les uns regardaient coDune Sun £ls adoptif, d autres comme un enfant naturel.

Ce jeune homme s'annonça dans la ville comme harpiste , élève de madame de Genlis, et (it afficher un concert dans lequel il se ferait entendre : le concert eut lieu, à la satisfaction des amateurs de musique, et à celle de l'artiste , qui reçut de grands éloges et fit bonne recelte.

Madauie de Genlis contribua pour beaucoup dans laflluence des auditeurs , désireux de connaître cette femme célèbre.

Le concert fut donné dans le salon de Flore, rue des Hennoquins: la répétition avait été faite t:bea M. LoUin, proie&scur^ qui dirigea l'orchestre* (7()-77*) ^

wina¥emhre i8o6w» Napoléon, étant à Beritni nomme, pttf un décret daté cte cette ville , quatre notaires certificat teurs dans Orléans : les notaires désignés furent MM. Caliart père; a"", Lefebvre; 3^ Kabelleau^ et 4", Pelletier père. (7.)

Décembre t8o(). — Vingt mil le volumes de la bibliothèque publique ou dépôt littéraire d Oi léans établi dans le ofjuvent des Bénédictins de cette ville , sont vendus à. i encitcre pour le prix modujue de y^QQ fr. (76.)

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