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grandes leçons de la doctrine et de la morale ëvangéliqueii. Avec quelle sainte avidité cette bonne jeunesse écoute les paroles sorties de votre bouche ! ces paroles qui , en proclamant les mystères augustes, les vérités sublimes cle la religion^ nous oISrent en même temps des modèles de la plus haute ëloqueneCi Votre Grandeur aconquis ces jeunes cœurs par la vertu ; elle les a subjugés par tous les moyens de la plus noble séduction.
• vous avez prévenu nos hommages, vous nous jugez avec indulgence, d après la bonté de votre cœur^ d'après les principes de la religion de charité que vous annoncez avec tant d empire, et que vous faites si bien aimer. »
M. révéque a parlé d'abondance , avec ce choix d*expressions» ce goût des convenances si nécessaire aux hom* mes élevés en dignité ; il a mis dans tous ses discours ce noble abandon , ce charme irrésistible qui lui est propre et qui lui gagne tous les cœurs. S'adressant à plusieurs reprises aux élèves rangés devant lui , il leur disait : < Mes « en fans, Dieu et ï Empereur! Que ces deux objets sacrés « soient gravés dans votre cœur en traits ineffaçables. >
M. Vaumônier du lycée a distribué, en présence da pré- ' lat, les élèves en trois classes, suivant Tordre observé dans les instructions religieuses qu'il leur donne régulièrement deux fois par semaine. Il a particulièrement désigné ceux qui, indépendaniment de ces instructions communes, reçoivent, pendant plusieurs mois, des leçons extraordinaires trois fois la semaine, pour se préparer à la première communion. Le prélat , soit par lui-même, soit par l'organe de MM. les vicaires-généraux qui raccompagnaient, a interrogé successivement tous les élèves de cette classe sur les articles fondamentaux de la religion ; il a j>aru pleinement satisfait de leurs réponses et de la manière solide dont ils sont instruits.
Parcourant ensuite les rangs des élèves, il a également paru fruppë de la décence de leur maintien, de l'aimable gaité qui éclatait dans les yeux, malgré les senti mens de respect qu'inspirait sa présence ; de la santé, signe heureux de finnocence des mœurs, qui brillait sur toutes les figures.
Il a visité, avec le plus vif intérêt, les diverses parties de
rétablisse tuent: les élèves, immobiles dans leurs rangs, attentifs à toutes les démarcbes et à toutes les paroles du prélat, gardaient le silence , et ne le rompaient par intervalles que par les cris unanimes de f^ive £ Empereur! f^ipe AIo 1 1 sci^n c u r !
Cet illustre prélat n'a cessé de prodiguer i\ tons les membres du lycée, en général et en particulier, les attentions les plus délicates et les témoignages d'une affectueuse bienveillance. Il a laissé dans tous les coeurs des impressions profondes et des germes de vertu que le temps ne pourra jamais détruire. (7.)
16 mai 1808. — Plusieurs centaines de prisonniers por- , tugais arrivent à Orléans et sont logés provisoirement dans la grande maison de St-Charles; quelques jours après leur arrivée, le maire proposa nux cultivateurs de la commune de les employer au travail de leurs terres. (77.)
18 mai 1808. — Le prince des Asturies et son frère , don Carlos, arrivent au château de Valehçay, propriété de M. de Talleyrand , ministre des relalions extérieures de France; à la suite de ces princes se trouvait un sieur d*Amézaga, intendant de leur maison^ qui fit beaucoup parler de lui à Orléans par le mariage disproportionné qu'il fit de sa fille , âgée de quatorze ans^ avec M. Delavergue de la Eoncière, âgé de soixante»quinze ans* (76.)
19 mai 1808. — Le sénateur Tascher de la Pagerie , Orléanais , parent de Joséphine Beauharnais, impératrice, est nommé par Napoléon chancelier de la cohorte de la Légion-dnonneur , dont le département du Loiret faisait partie-» et dont le chef-lieu était Ghambord*
Cette Légion*d 'Honneur , instituée pour récoAipenser les services militaires, ainsi que les services et les vertus civils, était composée de seize cohortes; 2100,000 fr. de rente, en biens nationaux, étaient affectés à chacune d'elles.
Chaque cohorle avait son conseil particulier d'administration dans le chef-lieu de sa résidence.
Le département du Loiret et ceux du Cher, Creuse, Indre, Indre-et-Loire, Loir-et*Cher , Sarthe, Haate- Vîenne faisaient partie de la lô^ cohorte.
A cette époque , le conseil d'adminiairatton de cette i5* cohorte était ainsi composé :
Le maréchal Augereau, chef; le sénateur Tascher, chancelier; le législateur Fontenay , trésorier, (43.)
•12 Dud i8o8. — Le roi d'Espagne, Charles IV , la reine et leurs équipages arrivent à Orléans, se retulatit à Fontainebleau ; leur entrée eut lieu pai la porte Madeleine. Ils furent conduits à l'Evéché , où ils passèrent la nuit • ils repartirent le surlendemain » le tout sans pompe et sans cérémonial. (77.)
25 mai 1808. — L'iniaiit doni Francisque, et Marie- Louise d'Espagne , sa sœur , ni j ivent à Orléans parla porte Madeleine, et vont liabiter les mêmes appartemens que leurs père et mère avaient occupés à l'Evêché quelques jours avauLj ils i^s ijuittèient le lendemain poursuivre leurs parens à Fontainebleau. (77.)
28 mai i8(i8. — Vente par adjudicntion , au tribunal de première instance ciUrleans, de la manufacture de coton prés la porte Bourgogne, maison de maître et neuf autres maisons dans le voisinage de cet établissement, sur l'enchère de 90,000 fr., saisies sur le sieur François-Thomas Foxlow, ancien manufacturier , à la requête de plusieurs de ses créanciers , parmi lesquels se trouvait M. Tayer, son ex-associé, qui devint propriétaire de cette fabrique. ( f^oir 3o jui 1 le L 1 806. )
Juin 1808. — Les frères Dutiesné, habiles serruriers d'Orléans, sont chargés, par l'adjudication qui leur en fut faite, (le confectionner les nouvelles grilles de fer a placer au pont, à la porte Bannier, sur la prisée de ^S^ouo fr*j montant du devis.
Les anciennes avaient été enlevées pendant la Révolu» tion et rem[)lacées par des barrières en planches. (77.)
5 juillet 1008. — Promulgation faite à Orléans, fl'un
rléci et impérial qui défend la mendicité dans tout leuipire
français.
18 juillet T008. — Dominique Latour hls, docteur en chef de I Hôtel-Dieu d'Orléans , ouvre dans une des salles de cette maison , un cours gratuit de médeeine-pratique en faveur des élèves de l'hospice.
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A \à même époque, ce jeune doctem fait paraître un ouvingc intéressant, intitulé Manuel sur le Croup, ou histoire d'une inaiailie propre aux enians, qui s était inaiii* festée d une manière épidémique dans l'Orléanais. (77.)
Juillet 1808.— Les anciens murs qui faisaient partie des fortifications de la Tour-Neuve, laquelle avait déjà disparu, sont démolis, ainsi que ceux du fort AUeaume , bfttis en 1 570 ; les matériaux de Tun et de l'autre furent ▼endus à la toise. (77.)
i5 août 1808. — Pour la deuxième fois on célèbre à Orléans la fête de saint Napoléon , patron de reropereur. <]ette fête, où rien ne fut épargné pour la solennité , fut annoncée la veille par une proclamation et un programme ainsi conçus :
MAIRIE u'oaLÉAllS.
Fêie anniversaire de la naUsiutce de S, M. l'Empereur et JRoif protecteur de la eonféderatéon du Rhin,
« Orléanais,
« Le retour anniversaire de la naissance des grands hommes donne un nouveau degré d'énergie aux sentimens d'admiration que leurs vertus et leurs talens nous ont inspirés, et cet hommage est calme comme la raison; mais iursquo ces grniuls hommes sont des ju inces bons et généreux, qui ne régnent que pour le bonlicur des peuples, lorsqu'ils sacrifient tout à la félicité publique, lorsqu'ils ne voient dans les succès militaires qui nous étonnent , qu'un pas qu'ils ont fait de plus vers la paix du monde et la prospérité de la nation qu'ils gouvernent, sans rien perdre de leur intensité, notre admiration et nos respects s'unissent et s*exaltent en se confondant avec les affections brûlantes de Tamour et de la reconnaissance. ' « Vous en fin tes dans ce moment Theureuse expérience^ 6 mes concitoyens ! tous qui fûtes toujours ciistingu^ par une fidélité aussi invariable que respectueuse envers vos souverains^ l'époque à laquelle vous vous disposez à solenniser la fétedu grand Napoléon va donner une nouvelle impulsion à tous les sentimens tendres et respectueux
que TOUS inspire le plus grand des héros^ îe restau* mteur de l'empire et le père de la patrie ; que ne puts-je vous annoncer quil va venir lui-roéme dans vos murs recueillir ce jour-lù même les hommages de lalléeresse publique, applaudir à vos transports et sourire avec honte à l'expression tumultueuse de votre joie ! N'en désespé* rons point 9 mais que nos désirs restent subordonnés à sa volonté suprême : qui sait si les momens que le graad Napoléon accorderait à nos vœux ne seraient pas perdus pour lexécution de ces conceptions sublimes qui tendent à accélérer le terme unique de ses désirs, la paix du monde entier!
« Donnons un libre essor aux sentimens qui nous ani-* ment, et ajoutons, s'il se peut, par les témoignages publics de notre gratitude et de notre dévouement, à l'enthousiasme qui a distingué chaque année la fête de famille à laquelle nous nous préparons.
Pour seconder vos vœiix , rt (î'nprcs ces considéiations ^ nous avons arrêté et arrêtons ce qui suit:
« Art. i^*". Le dimanche , 1 4 de ce mois, à midi précis, le son de la cloche de la ville et le bruit des fanfares, sur la tour de la ville, annonceront la fête du lendemain.
« La cloche continuera à se faire entendre d'heure en heure jusqu'à la fin du jour.
« An. 2. Le jour de la fête, à six heures du matin, la cloche de la ville sonnera pendant un quart d'heure, ensuite d'heure en heure, jusqu'à la fin du jour , et depuis la sortie jusqu'à la rentrée de la procession.
m Ârt. 3. Après la rentrée de la procession , des danses, des jeux de bagues , et des mâts de cocagne, avec prix , et distribution de vin , seront établis sur le grand Mail.
« An. 4* habitans sont invités à se tenir prêts à exécuter les dispositions qui seront ordonnées pour la àé" coration extérieure et illumination de leurs maisons , dans le cas où nous aurions le bonheur de posséder Sa ALiJesté impériale et royale à son passage. » (4-)
1 6 août iSoS. — Arrête, sur avis du conseil d'Etat, du maire d'Orléans, relatif aux tournituie de noir à faire par i entrepreneur dcb pompes funèbres de cette ville j
partie de cette fouiiiitijre est ôtée à l'entrepreneur, pour la donner aux fabriques des églises, f|iii obtinrent le droit de tendre dans l'inlérieLii j I cxiéueur du temple regarda seulement les pompes iunèbres. (4.)
a 1 septembre z8o8. — La seconde division de la grande armée passe par Orléans, sous le commandement du maréchal Lefèvre.
Les habitans couraient au-devant de ces troupes , asiistaient à leurs manœuvres , admiraient leur belle tenue. -
M. révêque Rousseau saisit cette occasion pour donner plus de pompe à la publication , dans la cathédrale, de sa lettre pastorale , à Toccasion du dernier message de Sa Majesté l'empereur au sénat, sur les affaires d'Espagne. ' L*église de Sle-Croix offrait le plus imposant spectacle : les autorités militaires, civiles et judiciaires y étaient réunies ; une double haie des grenadiers du 28® régiment, placée sous la chaire épiscopale , ajoutait par l'éloquence énert^ique et muette de leur fierté guerrière , à l'effet que produisit sur l'assemblée l'éloquence du prélat , rappelant au peuple les tt aviuix et les bientalts immortels du grand Napoléon , et lui montrant la paix universelle, but de ses sublimes desseins, comme le prix du dernier sacrifice qu'il demandait à ses sujets, pendant qu'il donnait luimême sans cesse l exempie du sacrifice perpétuel pour leur bonheur.
Le maréchal, durant son séjour à Orléans, s'étant rendu au spectacle avec son état-major, fut salué des acclamations des Orléanais , et entre les deux pièces, un acteur vint lire, sur l'avant-scène , une pièce de vers faite en son bonueur par M. Leber , laquelle fut couverte par une triple àalve d'applaudissemens. (76.)
a4 septembre 1808. — Mort du général MuUer , cornpagnon d'armes du général Moreau, après quatre ans d'exil à Orléans. (7.)
%'y septembre 1808. — Le sénateur Roger-Ducos arrive* à Orléans pour y résider lespace de temps voulu par l'ins» titution dessénatoreries; il est reçu dans cette ville, cheflieu de sa sénatorerie , avec de grandes cérémonies.
Par décret .du ^2 nivôse an xii, il avait été créé une
sénatorerie par arrondiâseinent âe cour d'appel ; elle était dotée d*une maison , et d*ua revenu annuel de ao,ooo à a 5,000 fr. La sénatorerie d*Ok*léans , formée des départeniens du Loiret, Loir-et*Gher et Indre-et-Loire, payait au sénateur Roger-Ducos 20,000 fr. de rente. Les senatoreries étaient possédées à vie f les sénateurs qui en étaient pourvus étaient tenus d y résider au moins trois mots chaque année.
Ils remplissaient les missions extraordinaires que Tempereur leur confiait dans leurs départemens, et ils lui en rendaient compte directement , comme leur étant conférées par lui. (43-77.)
10 octobre i8nH. — Les dames Carmélites, qui s'étaient réunies clans une maison particulière depuis leur dispersion , viennent se loger dans l'ancien bâtiment des Pelils- Carmes , on Carmes-Déchaussés , au levant de la préfecture, (juf [)lnsienrs personnes ( liaritabK's de lu ville avaient acheté pour elles et fait disjioser à U ni usage, en détruisant les ateliers de la manufacture de coton qui y avait été élevée par un sieur Granger , ancien organiste de St-Paul, qui avait épouse une demoiselle Crignon- Bonvaliet.
20 noiwmhre i8o8. — Réunion du collège électoral du département du Loiret dans une des salles de ta mairie , présidé , en rpbsence du maréchal Augereau , par le général de division Duplessis , commandant de la Légion d'Honneur*
Ce collège a présenté pour candidats , MM. Duplesaia et Gudin , généraux de division.
M. Légier, du Loiret, ex- législateur, a présenté à M. Duplessis , sur sa nomination à la candidature , des vers imprimés chez Huet-Perdoux, (77.)
3o novembre 180B. — Le collège d'arrondissement d'Orléans , réuni dans cette vil te , a été présidé par M. Bouchet, inspecteur - général des ponts -et -chaussées; ce collège a présenté pour candidats au corps législatif, MM. Bouchée, inspecteur-général des pon ts-et-chaussées , et firiiUrd , avocat et conseiller de préfecture.
Extrait de la Constitution de 1799 , dite de Pan viii.
r.es collèges électoiaux de département et ceux d'arrondi^sL'iiicnt présentent chacun deux citoyens domiciliés (laii> h; déparleiuent , pour tuinier la liste sur laquelle doivent être nommés les membres de la députation au corps législatif j un de ces citoyens doiL être pris nécessaireujent hors du collège qui \v présente; il doit y avoir autant de eandidats sur Li liste formée par la réunion des présentations des collèges électoraux de département et d*arrondissenient qu'il y a de places vacantes.
Collège électoral du département du Loiret.
Les membres du collège du département dont le nombre s'élève au complet, à 290, sont choisis, par les assemblées de canton , sur la liste des six cents domiciliés les plus imposés au rôle des contributions directes 5 les. grancls otficiers, les comrnandans etoffiriers delà Légiond'Honneur , <lonuciliés , peuvent être adjoiuts au collège , par décret de l empereur.
Collèges électoraux d*arrondisse¥nent.
Les collèges électoraux d'arrondissement sont formés à l'instar des collèges électoraux de département: le nombre des membres est Bzé d après la population de l'arrondissement; il ne peut être moindre de 1 20 , ni au-dessus de aoo« Chaque collège présente deux candidats domiciliés dans l'arrondissement pour chaque place vacante dans le conseil d'arrondissement; un decescandidatsdoit et r pris hors du collège; il présente encore deux candidcits domiciliés dans le département pour éiiablir la liste des membres qui doivent composer la députation au corps législatif; Tua deux doit être pris hors le collège.
Présidens des assemblées de canton à cette époque.
OattéANS.
i*^ arrondissement, Crignon-Désormeaux , maire; a™* ul. Bouchet, inspecteur des ponts-
et-chaussées ; 3"* id, Demadières-Curè , d'Orléans ;
4"*^ id. Tassin-Nonneville , d'Orléans ;
5™* id. Souque , député au corps législatif.
er
Les collectes (l'arroiulissemeiit de Pilhivlers, de Montargis et deGieii s'étaut réunis ce mois , et ayant présenté leurs candidats, la dëputatioa du département lut ainsi composée :
Duplessis , sénateur; — Delahaye , Boucher, Soucjue , Fougcroux, législateurs, {j.)
3 décembre i8o8« — M. de Jarented'Orgeval , qui avait •té évêque d'Orléans , va voir l'évé^ue actuel| M. Rousseau , en est bien reçu et dine avec lui. (76.)
7 décembre 1808. Violent incendie , qm se manifesta vers^lix heures du soir dans la prîson de St-Hilaire : le feu
S rit dans le bâtiment des femmes , où il avait été mis à esseîn \ les plus grandes précaïutions furent prises pour ne pas laisser échapper les prisonniers: ils furent parqués dans ]e Marché à la Volaille, puis conduits, par oetits pelotons, dans les prisons des Ursulines, où ils turent renfermés pour ne plus en sortir ; Tancienne prison était déjà en mauvais état, et fut alors abandonnée* (77.)
i5 décembre 1800. — Te Deuni chanté avec pompe dans réglisede Ste-Groix d Orléans, en action de grâces de l'entrée de r£mpert^ur Napoléon dans Madrid, capitale de l'Espagne. (4.)
— Belle-Teste , interprèle de langues, Orléanais , qui fut de l'expéditif)!! Egypte, meurt cette année. (76.)
— Riffé de Caubray (Louis)^ avocat, natif d Orléans, meurt celte année. (76.)
— Rondonneau (Louis), natif d Orléans, imprimeur libraire, dépositaire de la collection àwBnlletîn des Loisy auteur de Napoléon considéré comme législateur^ meurt cette année. (7.}
gi —
7 janvieriSog, — De Jarented*Orgeyal}|uicien «vé^ue d'Orléan», meurt à Paris dans une maUon de relmite établie pour les ecclésiastiques âgé». (7.)
Jiuwier iSop. — Par ordre du maire d*Orléans , le marché aux bestiaux » qui se tenait dans le Vieux^Marché, ou Marché-aux-VeauXf est transporté dans le cloître St-Aignan. (4.)
janvier 1809. — Mouvement de Ja populaliou de la coiumuue d'Orléans pendant 1 utiuée i8ûB;
Naissances i)4(>o) n . o
, Décès. 1,698 r*'^'"'
2 février 1809. — Une partie de l'année française qui était en Espagne , et qui se rendait en tonte hâte en Allemagne , passe en poste à Orléans, et en repart de suite par le même moyen, sans séjour ni logement; plus de six cents chevaux et voitures de réquisition , organisés par relais, faisaient le service de ce trainjport militaire. Ce passage dura pendant près de huit jours : les habitans étaient dans les rues royale et Ban nier , sur les places du Martroi et de l'Etape, pour voir un spectacle aussi nouveau. La célérité de cette marche était commandée par la conduite hostile de l'empereur d'Autriche. (4-76,)
3 février 1809. — Construction d'un arc de triomphe, élevé à la porte Madeleine, pour Tarrivée de l'empereur Napoléon , qui revenait d'Espitgne pour se rendre à Paris, et de là se porter en AMernagiie. 11 prit une autre route à Blois, pour ne pas gêner les transprirts de ses troupes, qui se faisaient aussi en poste par la route d Orléans. (4*)
7 février 1809. ^ Arrêté du maire d'OrléanB , qui dé- . fend aucun chargement de voitures de roulage ou p9rti' culières sur la voie publique, attendu que personne ne peut en disposer , ei que ceux' qui ont d^s établisfiomens doivent les former dans des lieux propres à exercer leur profession.
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« La voie publique , y est-il dit , appartient au public ; chacun a droit d'en user pour le service auquel elle est destinée, et nul n a celui de s'en approprier aucune partie pour l'appliquer à son usage particulier. (4.) »
3 mars 1809. — Arrêté du maire d'Orléans , relatif aux boulangers forains et aux bernassiers , qui furent obligés d'aller placer leurs échoppes dans le ?yî m clië-aux- Veaux , ou Vieux-Marché, les mcK iedi et saîncdi , avec la défense de se placer, comme par le passé , dans celui de la Porte-Kenard. (4.)
I*' a9rU 1809. — Incendie assez considérable , rue de )a Bretonnerie , près Vhôtel de St*Nicota8, dans la maison de Tabbé Reoara, causé par rimprudence d une servante. (76-77.)
8 avril 1809. — • Mort de Jérôme LhmlHer*Desbordes, natif d'Orléans , jurisconsulte estimé , littérateur , poète français, couronné à l'académie de Rouen (*).
9 aurll 1809. — M. l'abbé Thibault , ancien professeur au collège roval d'Orléans, fait paraître, chez Huet- Perdoux , iinju inieur libraire de cette ville, une ode en l'houneur de i empereur ISapoleon. (77.)
22 avril 1809. — Leçon de politesse donnée à une dame d'Orléans , par M^^* Raucourt , célèbre tragédienne. m''* llaucourt possédait le château de La Chapelle; elle l'avait orné d'une manière qui y attirait de nombreux visiteurs. Dans une de ces visites, faite par une société orleanaise, une personne s'extasiant sur ia beauté du parc et la richesse fie la serre: « A-t-on jamais vu, lui dit une femme qui l'accompagnait, des choses pareilles à une comédienne j mais c est scandaleux ! »
M'^* Kaucourt était dans un bosquet voisin : elle se montre tout-à-coup, et prenant la pause et la voix de Sémiramis : « Cette ( oniedieune est chez elle, lui dit-elle avec dignité ; elle voulait bien vous y recevoir; vous n'en êtes pas digne : sortez ! » (77*)
O Voir , à la tin (iu volume , une excellente piccc de vers composée M. Uiuillier, mr Uê frfupw moroUs du âû^nu VêtnHenee dé
8 mai 1809. — Fête d« la Ville, «ncore sans la pr^* sencedu petit puceau; le panégyrique de Jeanne d'Arc, à St-Pierre-en-^entelée , fui prononcé par M. Nutein,* chanoine , vicaire de Ste-Croix. (76.)
1 2 mai 1809. — Décret impérial , daté de Vienne, relatif à l'institution de l'université impériale de France, sous l'inspection «^^enér.ilc de M. de Fontanes. (43.)
L'enseiofnetnent de tout Tempire est confié exclusivement à l Uiiiverblté j aucune école , aucun établissement quelconque d'instruction ne peut être hors de 1 université impériale, et sans l'autorisation de son chef; nul ne peut ouvrir d'école , ni enseigner publiquement sans être membre de l'université impénale et gradué dans Tune de ses ÊicultéSf etc., etc.
L'université est composée d'autant d'académies qu'il y a de cours d'appel : des lors, Orléans ayant une cour d appel , fut aussi désignée pour avoir une académie.
ai mai 1809. — Installation de l'académie impériale d'Orléans, faite avec pompe par le préfet du Loiret, Pieyre, et le maire , Crignon-Désornieaux , accompagnés des divers corps civils , administratifs , judiciaires et militaires.
Cette académie comprend dans son arrondissement trois départemens, Loiret, Loir-et-Cher, Indre-et-Loire.
Les membres de cette académie , à l epoque de son insti- . tution , étaient :
MM. (le Champeaux, recteur; Duparc et Poullet de nile , inspecteurs ^ Dupuis, secrétaire.
Faculté des lettres^ — Frojesseurs.
MM. de Champeaux, philosophie; Housseau , suppléant; de Rochaz, littérature £^recque ; Boger, littérature latine j de Saint-Surin , hitérature francise j Jondot^ histoire.
Le lycée était composé, à celte époque , de MM. Genty, proviseur ; Semelet , censeur; Pataud ( l'abbé), aumônier ; Millade , économe ^ Latour fils, médecin; Lanibrooi chirurgien.
ProfessÊun,
MM. Rousseau, philosophie ; Roger , rhétorique , Liger , hunianiles, 2'"^' aunëei Brou de la Salle, humanités, i"^^ année; Michel, grammaire, 2™® année; Féraud, grammaire, i'^ année; Gobert, classes élémentaires; Mûgnier , élève de Fécole normale , professeur supplémentaire ; Barré , sciences physiques; Besançon^ mathématiques spéciales; Lauzerai , malhématiques élémentaires; Radereaa , maître d*é(ade; Girard , maître d*étade ; Rej, officier inatnicteur, chevalier de la Légion-d'Hoii' seur $ Salmon , maître de dessin ^ Dinomé , maître d'écriture.
Etat des bourses à cette époque.
Il y avait au lycée d'Orléans dix bourses à pension entière, vingt à trois-quarts de pension, et vingt à demipension , dont les fonds étaient faits par les villes de Paris, Orléans, Tours, Blois, Vendôme et Romorantin.
Le montant de ces bourses s'élevait a a9,75o fr.| répartis ainsi qu il suit, savoir :
Orléans. • • • • • • • 9, 100 fr.
Paris 6,1^5
Blois 2,275
Tours • 4)^^o
Vendôme. 3a5
Romorantin 3aS
Total aA,75o fr.
Les pensions autorisées par l'académie d'Orléans, pour les jeunes gens de cette ville, furent fixées au nombre de
onze , savoir :
MM. Moisard , rue des Petits-Souliers ; Dubois , rue de l Etelon ; Roget, cloître St-Etienne ; Daldin de Fonblaves, cloître St-Aignan ; Philippon , rueBannier; Villiers, rue du Bœuf-St-Paterne ; Bouchard , rue porte St-Jean ; Berthevin , rue du Pot-de-Fer ; Leclerc ^ rue Neuve ; Poullain, rue de I Kpée-d' Ecosse; Guesnois, rue des Basses-Gouttières.
Telle était Torganisation de rinstructiou secondaire à
— CJ^ —
Orléans en 1809, époqiM de Tinstaliation de TAcadéinie dans cette ville* (77.)
24 mai 1809. — Le jeune Camille Delahaye , fils du député d*Orlëans, fait imprimer une ode en yen latins, portant pour titre , NapoleonU eptcinium, (77.)
25 mai 1809. — Te Deum chante dans l'église de Sainte-Croix ti Orléans, en action de grâces des triomphes des Français en Allemagne et de leur seconde entrée à Vienne; il y eut a cette occasion illumination générale, fétide joie, danses puLlii^ues , distribution de vin et de pai 11. (4-)
25 mai 1809. — ^ M. Moulié, procureur iin pénal à Orléans, adresse à domicile à tous les juges de paix et aux noiaires de l'arrondissement de cette ville, la circulaire du ministre relative aux niajorats déterminés par un décret impérial. (3.)
10 juin 1809. — Te Deum chanté avec pompe dans la cathédrale de Ste-Croix d'Orléans, en action de grâces du gain de la bataille d'ËssIing, et prières pour remercier le ciel d avoir conservé les joursde l'empereur Napoléon, qui 7 avait couru de grands dangers. (76.)
1 1 Juin 1809. — Il est répandu à Orléans , et sans que la police s'en inquiète , un petit imprimé conçu dans les termes suivans :
Excoitutiunication de Bonaparte , par S. S. le Pape
P ie FIL
» A !'( nip 'leur des Français-, par l'autorité du Dieu m tout-pui6saiit , des apôtres Pierre et Paul, et par la ■ nôtre , nous déclarons que vous et tous vos coopéra- " teur-?, d'après l'attentat ( la reunion des états du pape à « lempire trançais), ave?, encouru rexcomniunication « dans laquelle ( selon la forme de nos huiles apostoliques « qui, dans les nrcasions seii]blal)les , s aÛichent dans les « lieux accoutumes de celte ville j, nous déclarons être « tortib( s tous reux qui, depuis la dernière invasion vio- « lente de cette ville, le 2 février, ont commis, soit dans « Rome soit dans l'Etat ecclésiastique, les attentats ccMitre « lesquels nous avons réclamé non-seulement dans le
« grand oomb re de proteatatioiu fidtespar nos secrétaires- <i a£tat, oui ont été 'successivement remplacés, mais « encore dans aos deux allocutions consiste riales des « i4 mars et ii juillet l8o8; nous déclarons également « excommuniés tous ceux qui ontété tes mandataires, les « fauteurs, les conseillers , et quiconque aurait coopéré « à réexécution de ces attentats , ou les aurait commis lui- « même.
« Donné à Aome , à Ste-Marie majeure , etc. (43.) •
Juin 1809. — Levéque d*Orléans , M. Rousseau, qui avait déjà fait replacer dans le chœur de la cathédrale de Ste-Groix la chaire ou stalle des évêques, fait aussi poser toutes celles des chanoines , sans leurs dossiers , qui restèrent au fond de l'église, enfermés par des planches. Le chef-d'œuvre de menuiserie et de sculpture , Êiiten 1706 , par le célèbre Dugoullon, fut, parce nouvel arrangement, incomplet, au grand regret des connaisseurs. (77.)
7 juillet 1809. — Manufacture de porcelaine fine, peinte et dorée, établie par M. Lebrun, architecte de la ville , dans le couvent et Téglise des ci'devant Capucins d'Orléans. L*on vît sortir des ateliers de cette fiibrique des vases et des objets de luxe dignes de la manufacture royale de Sèves. (77.)
ij juillet 1809. — Te Deum en action de grâces du gain de la bataille de Wagram, chanté avec pompe et eu musique dans la cathédrale d'Orléans. (4.)
17 juillet 1809. — Incendie considérable dans la rue du Poirier , à Orléans.
La datne Foucher, épouse d ua des juges de paix de la ville, étant morte la veille, son corps fut mis sur une paillasse, comme cela se pratique ordinairement, et les rideaux fermés. La garde sortant fit voler, sans s'en apercevoir, un tles i idf'auxsur la lumière, enfermant la porte. Le feu se communiqua au lit , du lit au plancher, du plancher aux étages supérieurs , et l'incendie avait déjà dévoré mie partie de la maison, lorsqu'on s'aperçut du feu. Les habitations voisHies, quoique toutes en bois, furent préservées d'une destruction presque inévitable. La maison Je M. T oucher fut entièrement consumée , et il ne resta plus
Digitizeo lj vjOOgle
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^ue les quatre murs; le corps de la défunte, aux troisquarts bnklé, fut retiré des cendres et exposé le leudenudn à la porte de sa demeuré tout à jour et noircie par la fumée. (7^77*)
juillet 1809. — Grëtry vient à Orléanspour assister au mariage d^oa neveu Grétry avec une des nlles de M. Gaillard ; il voulut bî^ recevoir une fête qui lui fut donnée par Lottin, artiste musicien, lequel ^ réuni à ses confrères et aux amateurs, donna un concert dont tous les morceaux avaient été choisis dans les œuvres de Grétry. Le préfet Pieyre , le maire, Grignon-Désormeaux , avec ses adjoints, et un grand nombre de personnes distinguées de la ville asûstèrent à ce concert.
La soirée finit par la lecture d*une pièce de vers fiiite par le secrétaire de Tacadémie , M. Dupuis , prononcée par les deux jeunes enfiins du professeur Lottin , qui donnait la £1 te.
De retour à Paris, Grétry envoya à M« Lottin son buste accompagné d*une lettre de remerciement. (77.)
10 août 1809. — M. de Talleyrand, oncle du ministre des relations extérieures de TEmpire , meurt à Orléans.
11 août 1809. — Un marin hollandais arrive dans Orléans, et obtient du maire la permission d exposer, sous les tours de Ste>Groix , à la curiosité des habitans , un énorme poisson appelé squal ou pèlerin du nord. Ce cétacé de la grande espèce .était si monstrueux, que le * public passait dans son corps. (77.)
14 août iSog. — Etablissement à Orléans des conseils officieux, chargés, d'après la loi du 6 brumaire an v, de consulter et défendre gratuitement les affaires des défenseurs de la patrie ; sont nommés :
A la cour dappeL — MM. Johanet, Dinochau, Pompon;
Au tribunal de prtnutre instance, — MM. Moreau, Bimbenet et Ferrière.
6 ociohre 1809. — Mort de Pierre Bardin , peintre d histoire et directeur-professeur de l'académie de dessin d Orléans, à làge de 72 ans. Cet artiste distingue, à T. ' l3
24 ans, remporta le premier prix de peinture à l'académie royale de Paris, et fit le voyage de llorne, doùil ^ rapporta plusieurs beaux tableaux de sa composition , remarquables par la hardiesse du dessin et la pureté du style. (76.)
i4 octobre xBpg. —* Formation d'ua oamp À St-0 mer, dont les troupes furent touieft gardes nationales. Orléans
fournit trois mille hommes, payés par le gouTernement. Ces trois mille volontaires, tous habillés, armés et organisés, étaient prêts à quitter la vilie, lorsqu'ils reçiu>aal
l'ordre de rester.
Ce qui avqlt donné lieu à la formation de ce camp, où il y avait déjà soixante mille volontaires nationaux de réunis, c'est que les Anglais, débarqués dans quelques îles delà Zélande, avaient fait uii<^ tentative inutile contre Anvers : le prince de Ponte-Gûrvo( Bernadette), à la tête * d une armée envoyée contre eux , les repoussa. (4^*77*)
gtS octobre 1809. — Arrêté du maire d'Orléans, qui ordonne la destruction des lanciers ou gouttières saillantes * des maisons de la ville , et leur remplao^ment par des tuyaux de descente* (4*)
7 mvemhre x8o9« — L'empereur Napoléon, par un discret daté de ce jour à Paris, accorde à la ville d'Orléans un dépÀt de Taccin , qui fut placé à TRÔtel-Dieu. (76.)
10 novembre 1809. — Société des sciences physic^ues et médicales établie à Orléans, avec ragrémentae lempe- ^ reur Napoléon et sous les auspices du préfet, qui en Tut nommé le président. (76.)
3 décembre 1809. — Fête anniversaire du couronnement de Napoléon célébrée avec pompe à Orléans, et suivant le programme ci-après , qui fut aiHché dans la i^ille plusieurs jours avant la cérémonie : j
FÂTB nu COUnORNBHBlIT,
Mairie iPOriéans. 1|
Citoyens,
Telle est la confiance que nous inspire le géfiie du héros inyinciblei qui a porté si haut la gloire du nom firançaia f
J'ciiiif*- il'H i.sloirc , Membre fie l'Jri.sliliil fie T^iinirr
j»oiii;.e 2 ■
Mairie d'Orléans,
Citoyens,
Telle est la confiance que nous inspire le génie du héros invincible, qui a porté si haut la gloire du nom français ,
l'rifiliT il'lli.stojre , Membre de l'Instiliit rie IViJnrf
t4fn y^t/^r^f /a^^*'" ftnUfai jr*M'>i'iirr
/Mir.!!' LcUin /'rn
Le Baron Etienne Alexandre IB1.1BMI3
ojaXÉur!n imvULjM ■^Mcr VoÂir tuilUtuAJ. Via^iMÀà mi \;l\*4\*uM fiUi^uM
que le signal des combats n'éveille en nous que în douleur de voir s ouvrir encore les scènes affligeantes où l'espèce humaine va payer de son satig les n^ressions imprudentes de nos ennemis. Le succès ne nous laisse aucun doute , et rexpéiience , en nous fiimiliarisant avec la victoire , nous rend moins sensibles à des triomphes prévus qu on attend avec sécurité: c'est ainsi que nous avons vu s ouvrir la campagne mémorable qui vient de donner la paix au continent. Le mouvement généra! d'un empire naguère si vaste, ses préparatifs immenses, sa population toute entière les armes à la main , pouvait nous ir;s[)irer des alarmes ) et ils ne nous ont arrache que les pleurs de la pitié sur le sort inévitable de cette population elle-même; heureuse confiance ^ue lesévénemens ont si bien justifiée dans les journées d Abemberg , d Esiing, d'Ënzersdorff, d'iikmulh, ei enfin de Wagram !
Mais ce qui a échappé à notre prévoyance , malgré les exemples multipliés que noire héros nous a tant de fois donnés, c'est que sur le champ même où il triomphe , il suspend le coup qui semblait devoir faire disparaître la maison de Lorraine du nombre des dynasties rég[nantes , pour litt accorder encore une fois la paix , la paix qu'elle, avait tant de fois yiolée , au mépris des sermens.
Quelle puissance a donc pa arrêter dans eetle âme sublime le penchant qui entraîne îrresistîblemenE les autres faonunes à venger lesoffenses qu*ils ont reçues ?
lia magnanimité qui s'honore de Êiire grâce à un ennemi oui la sollicite ;
L attachement dun maître, juste appréciateur des seryices.| qui contient l'essor du dévouement de ses fidèles serviteurs I disposés pour le venger d'un outrage, à en poursuivre îa réparation , au risque de Faffliger dans sesaffections les plus chères par la perte de Tun d'eux ;
Les tendres solliditttdes d'un père , qui porte au plus haut dégré dans son cœur Tamour de sa lamille , et qui compte les journées qu'il passe loin d'elle au nombre des journées perdues pour Son bonhemr;
La force de son àAie enfin , qui ne permet pas qu'aucun ressendment influe sur ses déterminations.
£IIe est donc doublement précieuse, cette paix mémo •
rable , puisque nous la devons à l'ascendant irrésistible de notre héros dans les batailles, et à sa modération inaltérable au sein même des succès les plus décisifs ; mais ce qui doit encore en relever le prix à nos yeux , c'est cet amour du père de la patrie pour sa grande famille; c'est cette impatience de venir lui-même présenter l'olivier à la France reconnaissante, et jouii au milieu de nous du spectacle de la nation rendue à son industrie et au bonheur.
Il manquera au notre de l'avoir pour témoin des épanchemens de l'allégresse publique qui signalera le jour que nous allons consacrer à sa gloire et à notre amour pour sa personne auguste. Tant de motifs vont concourir à la fois à exalter ce sentiment dans nos âmes; ce jour est dëjà consacré par FanniTersaire du contrat solennel par lequel il prit aux pieds des autels^ avec le symbole de la puissance souveraine , l'engagement de veiller à la gloire et à la félicité de la grande nation , époque glorieuse qui a rendu à la France le rang qu'elle eut toujours dù tenir parmi les empires les plus puissans, et qui ramenant au milieu de nous le repos et la prospérité | nous a donné pour Tavenir le gage d'un bonheur que nous aurons à partager avec TunÎTers enfin pacifié.
D'après ces considérations ^ le maire d*Orléans arrête :
Art. Le dimanche 3 décembre prochain , jour de lanniversaire du couronnement de Sa Majesté impériale et royale , à six heures du matin , le son de la cloche annoncera la fête , et elle se fera entendre d'heure en heure pendant le reste du jour.
Alt. 2. A neuf heures et demie, la fille dotée par la caisse municipale , d'après l'intention de Sa Majesté , sera mariée en l'hôtel de la mairie.
Art. 3. Le corps municipal accompagnant les nouveaux mariés, se rendra a onze heures à Téglise cathédrale, pour assister à la bénédiction nuptiale et nu 'Te Deum qui doit être chanté en action de grâces du couronnement de Sa Majesté, et de la paix conclue entre la France et T Autriche.
Art. 4* A neuf heures du soir, après le spectacle, où
— lOI —
assisteront lea nouveaux marîés , leur famille et une partie
de la garnison , il y aura bal gratis jusqu'à minuit.
Art. 5. Les habitans seront tenus de faire illuminer le devant de leurs maisons pendant toute la soirée; il est enjoint aux commissaires de police de veiller à la stricte exécution de cette disposition.
Le présent sera préalablement soumis à lapprobation du préfet de ce département.
Fait en l'Hôtel de la Mairie, le 23 novembre 1809.
GaiGiTOif^BBsoBMBÀvx , Hiaîre. (4-)
10 janifier z8xo. — Dominique Latour, d*Orléans, ex*médecin en chef de KHÔtel^Dieu de cette ville, et premier médecin du roi de Hollande , Louis Napoléon Bon aparte , frère de TEmpereur , offre à ce souverain , lorsqu'il était à Amsterdam, son grand ouvrage intitulé Nasographie synoptique , et reçoit de lui une tabatière sur laquelle était peint Alexandre buvant sans crainte le breuvage que lui présente son médecin Philippe. (76-77).
janvier 181 o. — Plusieurs salles du grand séminaire d*Orleans, rue de l*Evéché , sont louées à des jeunes gens de la ville , qui j établirent un bal d'abonnés qui fut trèssuivi. (77.)
a5 januiev 1810. — Mouvement de la population de la commune d'Orléans pendant Tannée 1806 :
Naissances lÀix)^ .
Décè* tihir"'" •'^
Jiuwier iBio. — Un particulier demeurant rue du Bouidon-Blanc, côté ouest, faisant démolir une portion de mur de la première enceinte de la ville d'Orléans, qui
— Ida —
se trouvait dans la cour de son habitation, trouve unê petite médaille d argent de M. Aurelius, et un casque de fer assez curieux. (76.) ^
4 février i&io« — Le conseil ftcadémique d'Orléans \ arrête un règlement cot^cernant Tinstruetion religieuse i et le culte catholique au lycée d'Orléans. On j remarquait j les deux articles suivans :
Art. 5. Après la communion de la messe , les élèves | chanteront en chœur le Domine salvumjac Imperatorem, ^
Art« i3* Le lendemain de l'Assomption , il sera chante en chœur une messe en Thonneur de saint Napoléon, patron de la famille impériale et royale. (76.)
février 18 10. — Les membres de la société de médecine et d'agriculture d'Orléans tiennent leur première séance dans l'ancienne sa 1 le de l'école de chirurgie , rue du Sanitas, sous la présideuce du préfet. (76.)
ai février ï8io. — Mort de Dubois de foncière , ex* i| professeur au collège dOrléans. (76.) \\
35 février x8io. ' — Le corps municipal d*Orléans iaii commencer les travaux de charité , pour occuper les 01^ vriers sans travail ^ par le comblement des fossés de k ville, du c6té de la porte Bannier. (40
I'/ am/ rSio. — Arrêté du maire d'Orîénns , qui or- | donne de placer sur la façade et à i extérieur des maisons : en construction, une lumière pour éclairer les pnssans, et d'en faire autant pour les amn«; fie tei re, de moellons, de bois , etc.» etc. , qui peuvent obstruer la voie publique^
sio avril 1 8 1 o. — La cour d appel d'Orléans est , comme ' toutes celles de France y organisée en cour impérisle* La cour d'Orléans eut dans son ressort les départemens du Loiret , d'Indre-et-Loire et de Loir-et-Cher.
£Ue fut composée d'un premier président , de trois pré- ^ sidens de chambre , de vingt conseillers , de cinq conseillers auditeurs , d'un procureur impérial, de six substituts du procureur général , dont deux sous le titre d'avocatsgénéraux , pour le service des chambres civile et crinti-
— io3 —
nelle ; deux sous le titre de procureurs impériaux criminels, pour le service des cours d'assbes spéciales autres
Sue celle du chef-lieu, et deux pour le serrice du parquet j 'un greffier eu chef, lequel nomme et ptésente au serment un oommift^reffier pour le service de chacune dea chambres, et un pour le senrice des cours d'assises du chef» lieu du département*
Elle se divisa en trois chambres, savoir : i^, chambre civile; a", une de mise en accusation ; 3^, une chambre d*appel de police correctionnelle.
Les assises tiennent, dans chaque département , de trois mois en trois mois , plus souvent si le service Fexige ; leur ouverture est indiquée par des ordonnances publiées et affichées.
Membres de la cour in^riaU «POrlécuia lora de ea
formation.
Premier président* — M, le t Ik vaîier Petil-Lafosse.
Présicleiis de chambre, — IV1!VI. le chevalier Moreau ^ Enoufet le baron Arthuis de Charnisai.
Conseillers, — MM. Hautefeuille , Foucher aîné , Ferrand, Bouquerot-Yoligny, Lemolt-Phalary , Bordier, Magonde Saint-Elier , Fougeron aîné, Macarel , Tasche^ reau , deThébaudières, Couét-Montaran, Loiré, Moisand, Delaplace, Légier, Baschet- Saint -Aignan, Boscheron* Desporte, Boullanger, d'Arnaud.
Conseillers auditeurs. — MM. Goubeau, Mauvif de Montei^on , Colas de La Noue fils, Perrière deLoyac, Dunsy*
Parquet.
Procureur-général, — M. le baron Sézeur, chevalier de Bois*Mandé.
Substituts de M, le proeureur-générat.
JifocatS'gèncraux . — MM. le chevalier Eusseau et Bureau du Colombier.
Pour le service Cours d assises, MM. le chevaliec Caimeiet et Turpin.
Pour le service du Parquet. — MM. Leroux et Miron de I^Espinay.
Greffier en chef* — M. Demachy.
Commis-greffiers, MM. Touchard, Boaron, PîcasDon et Désormeaux. (76-77.)
6 mai 1810. — 7^e D^ttw , réjouissances publiques à Orléans, et le mariage de six Rosières^ à l'occasion du mariage de l'empereur. (76.)
7 mai 1810. — Le préfet du Loiret fait afficher et publier à Orléans, ei insérer dans les journaux de cette viile un décret ainsi conçu :
« NAPOLÉON, Empereur des Français, Hoi d'Italie, etc., etc.,
n Portant un intérêt spécial au profères des manufactures de notre empire dont le lin est la matière première;
« Considérant que le seul obstacle qui s'oppose à ce qu*elles réunissent la modicité des prix à la perfection de leur produit, résulte de ce qu'on n'est point encore parvenu à appliquer des machines à ia iilature du iiu comme à celle de coton,
m Nous avons décrété et décrétons ce qui suit:
« Art. 1". 11 sera accordé un prix d'un million de francs a l'inventeur, de quelque nation cju il puisse être, de la meilleure machine propre u filer le lin.
« Art. a. A cet effet , la somme d'un million est mise à la disposition de notre ministre de l'intérieur .
« Art. 3. Le présent décret sera traduit dans lu u te s les langues, et envoyé à nos ambassadeurs, ministres et consuls , dana les pays étrangers , pour y être rendu public.
« Art. 4* ministres de fintérieur et des relations extérieures sont chargés de Texécution du pr^nt décret.
« NAPOLÉON
Suivait le programme relatif au prix d'un million promis paiwle décret d-dessus.
8 mai 1810. — Fête dr la \ jlle: comme les années précédentes pour les cérémuuiesj toujours sans la présence du puceau.
L'orateur ii^t M. Ladureau, chanoine iionoraire. (76.)
— io5 —
47 mai 1810.
Adressé du Conseil municipal d'Orléans à VEmpereur^ a îoceasion de son mariage, « Sire,
« Le cuniieil municipal de votre bonnne ville d'Orléans, en son nom et au nom de ses concitoyens, s'empresse tie déposer aux pieds de Votre Majesté Thommage de son amour et de sa reconnaissance.
« Ces senliinens, gravés dans tous les cœurs , semhlaient ne plus pouvoir prendre de nouveaux accroisseinens.
• La France sauvée des fureurs de l'anarchie et recouviaiit tout-à coup le calme et la sécurité sous l'empire des lois, la religion rétablie sur ses autels , les teuiples de la justice ouverts à l'opprimé , les finances rétablies par l'ordre et la régularité, l'université ouvrant à tous les Français le sanctuaire des sciences et des arts, et au milieu tle taiiL de travaux au dedans, la France placée au premier rang des nations par les prodiges de la valeur et de la science militaire.
« En follait-il daTanlage, Sire, pour nous attachera votre personne racr^ par toates tes affections de nos âmes ? Votre Majesté Tient de leur donner une nouvelle énergie. Vous avez voulu imprimer sur le bonheur national un caractère de perpétuité , en plaçant sur votre trône une princesse auguste (|ui, en finsant votre félicité | assurera à jamais la prospérité d*UD peuple distingué, surtout par le besoin aaimerceux qui le gouvernent; alliance illustre qui promet la paix au monde, le bonheur à deux nations dignes de leur mutuelle estime , et à la France une longue suite de bons princes et de héros.
« Vu et approuvé par nous , membres du conseil municipal.
« LAlSHi-VlLLBVâQUB , RaBBLLBAU , LlGNEAU-
GhandcouR) Bbhoist - BfiBAT, Hbmb^ Lbhoinb-Montebub » BàSsbvillb laînéy Sbptibb , Tassin ns Yilliers, Lambbbt dr
ViXiLSMABRE, CRIGNOR-n OnZOUBR , F.-R.
GaLLIBR, G.-S. BAG|rRirA.1ILT, GOLAS DR
Brouvillb^ Crtgkon^Dbsormbaux. (4.) »
— io6 —
JLeitre du ministre de l intérieur a M. le bar&n Pieyre ^ préfet du départememt du Loirêt^
■ Vous m'avez iiiTité, M. le baron, à présenter à Sa Majesté le rau que le conaeil municipal d'Orléans a formé iTétre admis , par dépuiatîon , à porter aux pieds du tr6Q6 les félicîtaiions respeetueuMs des habitans de celte ville.
« MM. les députés pouiTont se rendre à Parb lorsque âa Majesté y sera de retour; ib devront; m'informer du jour de leur arrivée.
« Recevez , M. le baron , l'assurance de ma parfaite considération.
«t Par autorisation du ministre absent)
« Ijc chef de la i'® division ,
« BSAOISI!. »
22 mai 1810.
Lettre de Af. le préfet du Loiret à àLie maire de la
mile d Orléans,
« Monsieur le maire ,
« J'ai rhonneur de vous adresser copie d'une lettre de S. E. le ministre de l'intérieur, en date du 19 courant| qui autorise la députation du conseil municipal d'Orléans à se rendre à Paris pour préseiiter ses respectueuses félici* tations à Tempereur, lors du retour de Sa Majesté dans sa capitale.
« Je vous invite, Monsif^ur le maire , à me faire connaître, en m'accusani réception de cette lettre, les noms des députés choisis par le conseil municipal , et l'adresse que cette députation est chargée de présenter à Sa Majesté.
« l'ai l'honneur d'être, Monsieur le mairC} votre trèa-iramble et très-obéissant serviteur ,
« Le préfift du Loiret, baron de Vempire ,
• PlBYBfi. »
22 mai mo.
Lettre d$ M. Je iBswi dOrUanê à êL BouehH^ député
LoîM^ h Pwis, ( Textuel. ) « M» Bouchet ,
• S. £xc. le minitotre de rintérieot vient de me faire part^ far TentpemiBe de M. le préfet , qoe Sa Majesté a bien tûqIu accueillir la demande du conseil municipal > et recevoir la députation dont Voua êtes membre y lorsque t^smpereur sera de retour à Paris*
« Sertez-vous assez bon pour^ aussitôt larrivée de Sa Majesté, prendre les renseignemens convenables auprès de S. Exc. le ministre , pour connaître à peu près ieinomcnt auquel la députation sera admise Pce serait le moyen d éviter aux membres qui la composent un s^our trop prolongé dans la capitale, en n'y arrivant que quelques jours avant celui qui serait indiqué.
« Je vous prie de nie faire connaître le résultat de vos démarclies, vt me croire, avec les sentimens de la plus haute considération I
« Cuignon-Désormbaux. * Noms des députes. — MM. Bouchet, ingénieur ; Crignon- Désormeaux, maire; Lebrun, architecte de la ville ; Septier (rabl>ë)j bibliothécaire j Basseville aîné, Benoist^Merat.
!ka mai x8io. — Arrêté du maire d*Orleans , relatif à la si^reté publique , lequel portait défense à tous vnituriers conduisant des voitures non suspendues de monter dans ces voitures, et les contraignait de conduire les cbeTaux par la bride, €ft non autrement , dans Tin teneur de la ville;, comme aussi celle de conduire à 1 abreuvoir plus de trois chevaux à la fois, étant monté sur celui du milieu, le tout avec punition piécuniaire et corporelle aux délinquans. (40
7 /tt*t i8ie^ — Plir- orèee du re«^lir de Tacadémie di^Ostéana, un discours latin est prononcé dans le lycée sur le inariaBe de S. M« l'emp^'eur et roi et S. S« iL L et R. rareWdudiesse d'Autriche, i'j^-'jj.)
A la suite de oe dvscottrs, les chefii des maisons
— io8 —
dréducaiioii tle la ville , qui avaieni ete invités à la cérémonie du matin, conduisirent à l'église de St-Pierre-err- Senlelée, tous leurs élèves, depuis la cinquième.
Lesélèvcs du lycée, le recteur, les inspec teurs, le secré- . taire de Tacadémie, les professeurs et le proviseur du lycée, ainsi que les chefs des écoles, tous en costudiie , et accompagnes des autorités civiles et militaires, s y rendirent aussi. A onze heures commença la messe du Saint- Esprit, qui fut précédée par le Feni Creator ^ et terminée par le Domine saftntm fac Jmperatorenh
Le leDdemain de cette oérânooie, les maUres de pension furent contraints de conduire au Ijcée, depuis ]a cinquième, tous les élèves de leurs maisons. (77.}
Juin 1810. — Le grand séminaire d'Orléans , rue Je VEvêché, qui depuis sa suppression avait servi de maison de détention pour les prêtres dits réfractaires, de manège, de réunion pour des bals, d'ateliers pour les cordonniers de Tannée , est à cette époque disposé en cnserne d'infanterie; le prenner régiment qui vint y loger fut le 6^ de ligne italien. (7^.)
6 juillet 1810. — Service funèbre pompeux y pour le repos de Tâme du duc de Montebello (le maréchal Lannes), ^mi de Napoléon, tué le mai 1809,, à la bataille d'Essling.
Il fut élevée dans le choeur.de la cathédrale, un catafalque, de dix-huit pieds de haut, surmonté d'un baldaquin qui pendait de la voûte; le pourtour du chœur, les stalles, les chapelles, T^ulel étaient tendus et couverts de deuil; le Requiem de Mozart y fut chanté à grand orchestre par les artistes et les amateurs de la ville, sous la conduite de M. Lottin. La dépense de ce service s*éleva à la somme de 5,509 fir. 60 c. (40
I I juillet 1810. — Déciel impérial qui déclare le départenieiil du Loiret de la Iroisième classe, sa population ayant été fixée à 285,396 individus, par suite du derrner recensement: en conséquence, et vu laditt- |)opuîation , les appointeniens du préfet de ce d«'partenient sont arrêtés à 3o,ooo fr.^ y compi is les irais de bureau. (3.)
1 1 JuiUet i8 1 o. — Publication faite à Orléans du décret relatîtaupon d'armes et à l'ouverture de la chasse.
Par un des articles , le prix des permis était fixé à i5 fr.
L'ouverture de la chasse, dans chaque département « devait être déterminée pir les préfets y qui étaient tenus d*en donner avis aux citoyens par une circulaire imprimée et affichée partout où besoin serait. (3.)
i5 Juillet z8xo. — Commencement des travaux pour la démolitioa de lanclenne rue appelée de FEcrivinerie, afin de démasquer au nord une partie de la cathédrale de Ste-Croix , et au sud le portail de 1 hôtel de la préfecture. Cette nouvelle rue^ lorsqu'elle fut terminée, fut appeléedu nom dé Pothier, jurisconsulte, qui était né, qui a habité toute sa vie, et qui est mort dans la maison faisant au levant le coin de la rue de Semoy et de celle de St- Pierre-Lentin. (40
3o juillet tSio. ~ Les dames Ursulines, après leur dispersion^ s'étaient réunies provisoirement dans une maison particulière ; mais , par suite , ayant fait l'acquisition d*un emplacement au couchant de l'église de Saint- Aîgnan , sur le terrain de la tour ou clocher de ce temple, où elles aTaient fait construire leur monastère , l'évêque d'Orléans en fait la consécration publique , avec les céré* montes usitées en pareille circonstance. (76.)
18 aoiii xBio. — Ouverture du comité central de vaccine , établi dans une des salles de l'Hôtel-Dieu d*Orléans, par M. le préfet Pieyre , qui commença la séance par un discours remarquable sur le bien&it de cette découverte et la nécessité de sa propagation.
Membres du comité central de vaccine dOrléane,
MM, Pieyre, préfet, président; Latour fils, vice-président; Lanoix , vaccinateur; Payen neveu, secrétaire; Rousseau, (vèque d'Orléans; Crignon - Désormeaux , maire; de Ciiauipcaiix , recteur de l'Académie; Sue et Lambron , chirurgiens; Fourre, Maussiuu, Gable, Jallon, Kanque^ Pelletier et Fougeron, médecins.
Le comité se réunit tous les premiers mardis de chaque mois à l'hôpital général, où est le dépôt de vaccin , et où Ton vaccine.
La salle fondée par M. Petit, rue de l'Evéché , est également ouverte à tous ceux qui désirent se faire vacciner, les mercredi et samedi i depds midi jusqu a deux heures. La Taocination est gratuite, sealement dans cette salle , et non dans celle de l'hôpital général. (3.)
22 août 1810. — Promulgation faîte à Orléans du dé* cret impérinl par lequel Napoléon promet le don de 200,000 tr. pour la première fabi icaiion de sirop et sucre éc raisin ; pour l'obtenir , il fallait se conformer à la circulaire déposée à la préfecture , et fournir i^ooo kil. de cette matière. (3.)
12 septembre 1810. ^ Proniu1|[ation fiiite à OrléQna dt» décret impérial concernant la yakur des pièces de 4B et a4 liv. en or, et les pièces d'argent de 6 et 3 liv. teumoûi. lequel était ainsi conçu :
« ÎN A POLEON , Empereur, etc., etc., nous avons dé* crété et décrétons:
n Art. i^^ A compter du jour de la publication du présent décret, la valeur réduite en francs, des piècesd'or de 4s et 24 Ht- tournois, des pièces d'argent de 6 et 3 liv. tournois , est de
41 1% La pièce de 4^ liy. tournois à 4? fr* so«« « 0?^ leL de 04 id. à a3 d5 « 3^ Id. de 6 id. à 5 So « 4% Id, de 3 fVe. à » h^. > (4 )
j octobre 18 lo. — Mort, à Blois , de Claude- Louis- Rousseau , baron de l'empire, ëvêque d'Orléans , après avoir gouverné l'église de cette ville pendant environ trois ans. Son corps lut expose avec ies cérémonies a usage, et inhume au cimetière de Blois ; son cœur fut inhumé à Ste-Croix d'Orléans, dans la chapelle de la sainte Viei|;e, côté de l'évangile % selon sa demande.
' i5 wtêohrv x8io.« Promulgation faîte à Orléans , d'un décret impérial relatif aux étabKssemeiis répandant uné odeur insalubre ou incommode , et qui ne doiirent être formés présentement qu après une enquête de commode et incommoda , pnUiée et affichée par toute ki ville. (4.) 20 octobre 1810. — Réparation des chemins vicinaux
— tll —
Ucommiuio dOrléainSi finie par le$habitans , qui étaient eonminli^par un petit bulletin, ainsi conçu :
Mairie d'Orléans,
Le 20 octobre 1810.
Le sieur Loltin , professeur de musique , deniéuraiit rue Bannier , n° 4 * > acquittera , en nature , une journée d'un homme , dans la rue de la Mouiiiière , 5^ section , o\k il sera tenu de faire par jour quatre mèires courans en reinblais , 'déblais, fossés ou terrasse, sur une profondeur de deux décimètres , et , en outre , il sera tenu de transporter trois nié très deux tiers, mètres cubes, de jarre de rivière.
Dubois, voyer, (4.)
AI octobre 1810. — Publication de la nomination de IVI.fabbé Jacques Raillon à l'évéché d'Orléans; n'ayant pas reçu sa bulle canonique du pape Pie Vil , il fit son entrée à Orléans sous le titre daduûnistrateur capitulaire. (77.)
17 tt^eÊHbr» i8io« — M. Raillon , évéque nommé d'OrléaiM , de concert avec son clergé , ordonne des prières publiques dans toutes les églises du diocèse, pour ]*hettreuse grossesse de Timpératrice Marie-Louise •(77>)
a4 nof^râ^/v 1810. — Les prêtres, tant chanoines qu'autres ecclésiastiques dTOrléans | sont taxés ^ oomme les autres hidiitans , aux journées de travail pour les réparations des chemins vicinaux de la commune , non en nature f maïs pour une somme d'argent équivalente. (4«)
A décembre iSio. Fête anniversaire du couronnement de Napoléon ^ célébrée avec pompe à Orléans : il y eut danses publiques > jeux f illumination générale , spectacle gratis f distribution de oomestibles, ei mariage d\ine fille sage par la caisse municipale. Cette dernière cérémonie fut annoncée , quelque temps avant la fête , par une afl&che du maire d'Orléans, qui était ainsi conçue :
Mairie d Orléans,
▲NHIVEESAïaX DU GOUBOlINBMBlfT DB S. M. LBUSPEaBUB ;
MARIÂGB d'uHB VIUiB SA6B.
Le maire d'Orléans à ses concitoyens.
Un décret impérial porte que chaque année | le jour de
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la célébration de Fanniversaire du couronnement de S. M. l'empereur , une fille sage sera dotée et mariée avec un homme ayant fait la guerre.
Le maire d*Orléans mvite en conséquence les filles qui désirent jouir de ce bienfait , à se présenter » d'ici au 16 de ce mois , délai de rigueur, au secrétariat de la mairie , pour déclarer leur intention d'être admises à cet honorable concours.
Il leur observe que chacune d'elles devra en même temps faire connaître le militaire dont elle a fiiit choix, et que les candidats sont tenus de prouver légalement qulfs sont de vie et mœurs-ifréprochables.
Fait à la mairie, le 10 novembre 18 lo.
Gki6iioh-Dbsobm8AuZ| maire. (4.)
7 décembre 18 10. — Napoléon, pour récompenser le maire d'Orléans de son attachement et de sa fidélité à sa personne et à sa dynastie, et surtout, assura*t-on, en souvenir des 25o,ooo fr. de la caisse municipale , qu'il avait reçus de lui lors de son passage par cette ville , le décore de la croix de la Légion-d Honneur, avec le titre de baron de l'empire. C'est à cette époque que ce fonctionnaire public signa ses actes ainsi : Le baron de Fempire^ Crignon-Ùésonneaux , maire d Orléans et membre nie la Liégion'dUonneun (4*76.)
\o décembre 1810. — Adjudication faite dans la salle du conseil de ia mairie d'Orléans, des travaux à faire dans la Loire puur cotUiriuer le duit , ou di^^ue , qui rejette les eaux de ce fleuve du côté de la ville , et le prolonger de la longueur de 80 pieds, pour joindre à l'un des piliers du pont j les travaux furent adjugés au sieur Hersant, pour la somme de ao,ooo fr., avec Tobligation de les commencer et terminer tannée d après; ce qui fut fait en 181 1. (4*)
la décembre 1810. < — Décret impérial qui reconnaît et approuve les réglemens ou statuts des religieuses de Tordre de St- Augustin , qui' soignent les. malades de rHôlel- Dieu d'Orléans ; ce décret porte que les membres de cette congrégation continueront de porter leur costume actuel, et jouiront de tous les privilèges accordés aux congréga-
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lions hospitalières, en se conformant aux réglemens généraux concernant ces congrégations.
Cette maison sert également d'hôpital militaire | tant pour Tarmée de terre que pour la marine. (77.)
12, décembre 18 10. — M.labbé Pataud fbit paraître une brochure intitulée Recherches historiques sur Védueation nationale et les écoles publiques Orléans ^ ouYTdise dont un sieur *** s est dit depuis mussement Fauteur. (7.}
a jatwier 1811.. — Mort de Lebœuf, ex-législateur et président de la cour de justice criminelle d*Orléans*
4 Janvier 181 1. — Jje docteur Ranque , médecin à Or* Jéahs i découvre un remède pour la ffuérîson de la gale ; il en fit .avec succès Tapplication à plusieurs malades de l'Hôtel-Dieu d*0rléana, oont il était médecin^ (4-^8.)
Il yVxnpier 18 II. — Etablissement de la direction dé Vimprimerie et de la librairie dans lempire français. Des inspecteurs furent placés dans les principales villes , et les imprimeurs ne purent exercer leur profession sans avoir des brevets du directeur-général.
Le sieur Guillard-D'Hérou fut nommé inspecteur pour les départemens du Loiret, de Loir-et-Cher, d*£ure-et- Loir et du Cher.
Les imprimeurs d'Orléans brevetés furent MM. Rouzeau-Montault , Jacob aîné, Darnault-Maurant, Huet- Perdoux , et Gujot par tolérance. (4*430
) 8 janvier 18 11. — Par ordre du directeur-général des droits réunis, il est enjoint à tous les débitans de tabac, en vertu de licence , de faire placer sur-le-champ , audessus de la porte de leur demeure, et à Textérieur, un tableau peint portant les armes de Tempire, et en gros
te —
caractères , ces mots; Bureau du débit des tdbacs des manufactures impériales. Cet ordre fut de suite exécuté à Orléans comme par toute la France. (3-4<)
i8 Jaiwier 1811. — Le préfet du Loiret fait publier et «fficher par toute la ville, eomme dans les principaux oheMîeiut du département, un décret impérial ainsi conçu:
NAPOLÉON , empereur des Français , roi dltaiie, etc.
Art» i^. Ordonnons que le bref du pape , donné à Savone le 3o novembre 1810, et adressé au vicaire capitulaire et au chapitre métropolitain de Florence, soit regardé comme contraire aux lois de Fempire de France , du royaume dltalie» et à la discipline ecclésiastique.
Nous défendons, en conséquence, de le publier et de lui donner directement ou indirectement aucun'e exécution*
Art. 3. Que ceu:|f qui seront prévenus d'avoir, par des voies clandestines, propagé, transmis ou fait circuler ledit bref , seront poursuivis devant les tribunaux , et punis comme tendant à troubler lëtat par la guerre civile.
Ce décret avait été provoqué par la supplique du chapitre métropolitain de Paris, qui avait présenté à l'empereur Napoléon une adresse pour se plaindre du pape Pie VU, qui ne voulait pas donner sa sanction canonique à la nomination d*un évéque, ^e ledit cha|ntre avait approuvé, et que Tempereur avait désigné.
Il ne fut rendu et expédié qu'après l'avis par écrit et publié de tous les chapitres métropolitains extraordinairement assemblés , soit en France , soit en Italie ; lesquels chapitres s'accordaient tous à défendre leurs droits contre les prétentions du pape Pie VII, dont la sanction demandée ne l'était que par respect pour le caractère saint de ! élu , mais qu'il n avait pas le droit de refuser. Ce décret reçut son exécution , 1 1 ae fit aucune sensation tnquië* tante ni en France, ni en Italie.
i& janvier 1 81 1. — Mouvement de la population de la commune d'Orléans pendant Tannée 1810:
Décès.....
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3o januier i8ii. — L'empereur Napoléon fait changer les anciennes armes de la ville d'Orléans, lesquelles, depuis 1390, sous Charles VI, étaient des gueules à trois cœurs de lys d'argent , au chef cousu d azur chargé de trois fleurs de lys d'or ou de France, avec deux branches de laurier; les nouvelles furent ainsi composées : un champ rai-partie à dextre d'azur, à une Jeanne d'Arc en pied et armée sur un terrain d'argent, à sénestre de gueules, à une tierce-feuille d'argent, en chef cousu de gueules, à trois abeilles d'or surmontées d'une couronne murale ; le tout entouré d'une guirlande de feuilles de laurier. (4>)
Armes nouvelles.
Armes aneunnes.
6 février 1811. — Pour la première fois les salles de la mairie d'Orléans sont prêtéesi par le maire, pour un bal d'abonnés. Cette condescendance s'est continuée jusqu a présent, non-seulement pour des bals, mais aussi pour des concerts publics et payés. (76).
i8 mars i8i i. — Création d'un conseil gratuit et charitable des prisons d*Orléans. Les premiers membres Bommës furent MM. Demadières * Gurë ^ Hardouineau Faîné, Daudier, Mftreueys-Destas, Tristan' fils. (4*3*3B<77.)
20 mars 181 1. — Le mardi 20 mars, à neuf heures vingt minutes du matin, Marie-Louise, impératrice, donne le jour au roi de Rome. (43-)
22fnar8l31i.
Adresse pour fhéureuse délivrance de 1^ Impératrice, Sire ,
L'heureuse délÎTrance de Sa Majesté impérialeet Royale, votre épouse bien-aimée, et la naissance de votre auguste fils le roi de Rome , ont comblé les vœux et les désirs des
habitans de votre bonne ville d'OrU^ans.
Le monde entier partage avec nous cette joie, car cet événement, qui met le sceau à la gloire et a la prospérité de votre empire eo éternisant sa durée, assure aussi la paix du monde entier.
A tant dautres couronnes qui ceignent votre tête sacrée, la nature vient d'en ajouter une autre, et celle-ci donne des jouissances pures et de lous les instans; elle donne ie bonheur personnel, le ])onheur domestique. Puissiez-vous, Sire, le goûter dans toute sa pureté, et aussi long-temps que nous le désirons! c'est notre vœu le plus cher; c'est celui tîont nous sommes expressément chargés de déposer rhotumageaux pieds de Votre Majesté ;puisset-eile 1 accueillir avec autant de bonté ^u il est pur et sincère I
Voi> respectueux et fidèles sujets, Les membres composant la députatlon d'Orléans»
mars 181 1.— Décision du conseil académique d Orléans, qui autorise provisoirement rétablissement des écoles primaires des départemens sous son inspection, et fixe le nombre de celles d'Orléans à vingt, (non compris les fibres des écoles chrétiennes), lesquelles étaient tenues alors par MM. Aubry, Asselineau, Baligand, Borday,
Cretté, Fourniei, Guérin, Giroud, Gillot, Jouan, Lucas, Begnaudin, Dinonié, Benard, Blandin^ Philippon père, C.-A. Philippon, Jurasse, Chatelin, Gauthier. Plus les écoles chrétiennes, (4.)
Avril — Etablissement à Orléàns d'une maniifiicture de draps par mécanique , ancienne maison des Récollets.
Jusqu'alors, malgré la position avantageuse d'Orléans, personne n'avait appliqué son industrie à la fabrication des draps; le sieur Augustin Mi ron , déjà connu dune manière avantageuse par sa fabrique de -couvertures en laine blanche, créa une fabrique qui rivalisa avec celles de Louviers par la qualité des draps et la beauté de leurs apprêts.
Ses succès excitèrent 1 émulation de la maison Benoist- Mérat et Desfrancs, qui , à la même époque, ajoutèrent également à leur manufacture de bonneterie orientale celle d'une fabrique de draps ordinaires, façon de Châteauroux et Rom cran tin : ces deux manufactures sont encore en pleine activité. (77*)
i^' mai 181 1. — Renouvellement des adjoints du maire d'Orléans, Grignon-Désormeaux , baron de l'empire et membre de la Légion-d'Honneur.
adjoint. Colas de La Noue père, conservé; adjoint, Dufaur de Pibrac père, conservé ; . 3* adjoint, Bigot de Morogues, élu en place de Tassin- Nonneville, sortant.
4 mai i8i I. — Peine du carcan, d'après le Gode pénal, sur la personne d'un voleur avec effraction; il fut exposé sur la place du Martroi, debout et appuyé le long d'un poleuu où il était, enchaîné par le cou , les mains liées par cltniere , sur un petit échaffaud de dix-huit pouces de haut, et ayant au-dessus de sa lete un écriteau sur lequel étaient écrits, en gros caractères, le motif de sa condamnation et la peine qui lui élaitinfli«;ée. Auparavant, lescrimi> nels étaient placés sur une estrade de cinq pieds d'élévation, assis sur une chaise', les mains liées par-devant, et le corps attaché au poteau d'infamie par une sangle qui faisait le tour du ventre et des reins. (76.)
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8 mai i8i I. — Fête de la ville tfOrléans ou de la Pucelle, rpniarquable, noii-seulenient par l'abseDce du petit représentant de Jeanne d'Arc, comme depuis plusieurs années , mais par la suppression du banquet d'usage à la mairie : cette suppression fut due à une lettre confidentielle du préfet du Loiret, Pieyre, adressée au maire, par laquelle il demandait que les dépenses ordinaires fussent diminuées, et que tout fut réduit aux réjouissances du peuple. Le discours d'usage fut prononcé par M. Pataud, chanoine iionoraire. (4,)
18 mai dSll.
Copie de la leUre de S. M. [Empmwet Roi à M, Vévéque
Monsieur l'évêque d Oricans, la naissance du roî de Rome est une occasion solennelle de prières et de remercîmens envers laiiteur de tout bien. Le 9 juin, jour de la Trinité , nous irons nous-même ie pit s<Miter au baptême dans l'église de Notre-Dame de Paris^ notre intention est, que le même jour nos peuples se réunissent dans leurs églises pour assister à un Te Denm^ et joindre leurs pières et leurs vœux aux nôtres; concertez-vous à cet effet avec qui de droit, et remplissez nos intentions avec le zèle dont vous nous ave/ donné des preuves réitérées.
Cette lettre n élaiu à autre fin, nous prions Dieu quil VOUS ait. Monsieur J evèque, en sa sainte garde.
A KambouilJet, le 18 mai 181 1.
* Pour copie conforme :
Le ministre des cultes^ eomie de tempirsy
BlGOl DiL PrJBAMBNEU.
Par le Ministre, L'auditeur au conseil dEtat^ secrétaire'généralf,
Jauzé. (77.)
— IÏ9 — aéiiMiiSii.
Mandement de M. Rail Ion , nommé éuéque ci Orléans, administrateur capitulaire , le siège vacant , baron de r empire, qui ordonne que le Te Deum sera chanté dans toutes les églises du diocèse ^ en action de grâces de la naissance de S. M. le Ko i de Home,
Jacques Rai lion, nommé évéque d'Orléan», adminUtrateur capitulait) leaiége Tacant, baron de rempire.
Au clergé et aux fidèles du diocèse, salut en notre Seigneur Jésus-Cliiist
Les prospérités d'un règne tout brillant de gloire ne suffisaient pas à iros tomix , mes très-chers frères , vous sentiez qu'une des plus grandes bénédictions du cielj la naissance d'un héritier du trône vous manquait encore.
Du sein de tant d'immortels triomphes au-dehors , et d'une paix si douce au-dedans, tous portiez malgré tous, sur Tavenir, des regards pleins d'inquiétude; vous ne pouviez songer sans effroi que la vie des héros est courte et fragile comme celle des autres hommes, et vous trembliez , au moins pour vos eni'aiis, à la seule pensée de ce jour, qui ne sera jamais assez éloigné, on !n première des nations nnra à déplorer !a perte de 1 iiomme invincible que Dieu suscita pour notre délivrance, et qui, dans les jours de la désolation universelle , nous fut donné d'en haut, comme ce signe de réconciliation et de paix (|ue Dieu plaça dans les nuages pour annoncer la iin des tempêtes.
Quelles étaient vos alarmes quand vous voyiez ce grand prince, n écoutant que l'ardeur de son courage et son amour pour ses peuples, voler du nord au midi et du couchant à l'aurore, pour aller exposer au sort toujours incertain des combats , cette tête auguste , à laquelle semblaient être attachées toutes les destinées du peuple valeureux (pi il é levait si iiant par ses victoires ? combien de fois, s il avail daigné les entendre, ses fidèles généraux, inlerpretes des seiitimens publics , ne lui auraient-ils pas dit, comme autrefois les chefs des armées de Juda à David: «Vous ne viendrez plus avec nous à la guerre, de peur que la lumière d Israël ne s'éteigne. » IN i le succès si constant de
ses armesi iiî la protection du ciel, si visiblement attachée à sa personne, ne pouvaient vous rassurer assez!
Grâces immortelles vous soient rendues, d mon Dieu , les jours de craintes et d'inquiétudes sont passés; à David succédera Salomon.
Oui, nos très.chers frères, la cruelle espérance de nos ennemis est déçue, le sceptre de Napole'on passera d'âge en âge à des princes de sou sang, héritiers de sa puissance et de sa gloire. Dieu, dont la providence veilla toujours sur ce bel empire, semble dire au chef auguste de la nouvelle dynastie, comme autrefois à un des douze patriarches: « De toi naîtront des rois sans nombre : cette terre heureuse que je t'ai donnée, et qui a déjà vu passer une si longue suite de monarques, je la donnerai encoi <■ ;i ta postérité après loi. » Il semble lui dire comme à David : « J ai choisi ton fils pour le faire asseoir, quand il en sera terfips , sur le trône du royaume du Seigneur, au-dessus de tout Israël; j affermirai son règne à jamais; s'il persévère dans Tobéissance qu'il doit à mes lois, son trône sera établi comme les astres que j'ai placés dans le fii manient pour l'embellir, et pour auiiiM i |ii>(|u i la (in des âges toute la nature. »
il vient de iKuUt'^ nos très-chers frères, cet ( tjfantde bénédiction, heureux fruit des \œux publics, aussi bien que d'un auguste mariage; il vient de naître, ce mot seul dit tout à vos cœurs; accourez en foule dans les temples ; venez , faites des vœux, rendez des actions de grâces, apportez en présent à votre Dieu les hommages d'un cœur pur ; que les transports de voire reconnaissance 8*élèvent jusquau trône céleste, d*où cette faveur est descendue sur vous; votre empereur lui-même vous convie d*unir vos prières à ses prières , et vos vœux à ses vœux : le même jour qui vous rassemblera dans les temples pour y chanter le cantique d'actions de grâces, verra ce grand prince aux pieds des autels, offrant à l'auteur de tous biens, le royal enfant qu'il tient de ses miséricordes.
Quels vœux, nos très-chers frères, formerons-nous pour rhéritier du trône, qui ne retombent sur nous-mêmes et sur nosneveux ! car, telle est la destinée d'un enfiint qui naît pour régner, qu il ne peut tare grand que des prospérités des peuples, ni heureux que de leurs félicités.
Demandons arant toutqull soit long-temps le premier sujet d'un père maenanîme^pour apprendre, en oo^issant sous un tel maître, 1 art si difficile de commander.
Denfandons qu'il soit long-temps témoin des vertus de son auguste mère, cet ange de paix, qui assure le repos du monde par son heureuse fécondité*
Demandons pour lui toutes les vertus des grands rois , la clémence qui les fait aimer, la force qui les fait respecter , la sagesse qui les fait régner avec équité, et surtout Tamour de cette religion sainte qui consacre les princes, et qui, selon la belle expression a on père de l'Eglise, les fait révérer comme la seconde majesté après Dieu ;
Qu'à la fin d'un long et glorieux règne, il puisse dire avec Jub: « La compassion a crû en moi dès mon enfance : « j'écoutais les cris du pauvre, je délivrais le pupille qui « était sans secours , je consolais le coeur de la veuve, et la « bénédiction de celui qui allait périr venait sur moi. »
.Qu'il puisse dire avec le pieux Néhénûas : « O Dieu , * souvenez*vous de moi en bien, selon tout ce que j'ai « fait pour ce peuple !»
Enfin, que, aestinë à succéder au monarque auguste qui releva nos autels, il mérite un jour de la religion Phonorable témoignage qu elle rend encore aujourd hui , après tant de siècles, à la mémoire du saint roi Josias: il fit que tous les enfans d'Israël servirent le Seigneur, et durant tous les jours de son règne , ils ne s'éloignèrent point du Seigneur leur Dieu. »
A ces causes, pour nous conformer aux pieuses intentions de Sa Majesté , nprès en avoir conféré avec les personnes vénérables qui composent notre conseil (Horros de Gamanson,de Blanbisson, deMadières,Métivier, Méi ault, Barbazan, Gallois, Jourdan , Fauvel , secrétaire particulier; Constant , chanoine titulaire, clievecler et secrétaire), nous avons ordonné et ordonnons qu en action de grâces de la naissance de Sa Majesté le roi de Rome, il sera chanté solennellernt lU , dans l'église cathédrale et dans toutes les église du (hocese, le dimanche 9 juin prochain , jour de la Très-Sainie-Trinité , un 7> Deum avec le psaume Exaudiat y les verscu Benedic anima mea , etc.; Domine salmm fac Imperatorem^ etc., et les orai^us Deus cujus
— laa —
miêericordiœ non est , etc, ; Qfiœsumus, omnipotens Dmtê^ ut famulus tuus Imperator noster, etc. ;
Et sera, notre présent mandement, lu et publié au prône des messes paroissiales le dimanche suivra sa réception.
Donné à Orléans, au palais épiscopal, sous notre seing et le contre-seing de notre secrétaire , le a4 mai i8i i»
J. RàlIAON.
Par mandement :
Constant, chanoine-cherecier, secrétaire.
Mai 1811. — Chapelle des morts, établie dans l'ép^lise de Ste-Croix , la première en entrant par la porte latérale sud, par M. J.-P. Simonin, natif de Lyon, officier en retraite à Orléans, pour le repos de l'âme de son fils, et des officiers et soldats ses camarades , morts pendant l'année 18 10 et le commencement de celle de 1811.(77.)
2 juin 1811. — Féte et réjouissances publiques données à Orléans à Toccasion de la naissance du roi de Rome , suivant le programme ci-dessous.
Mairie dOrUcuUn
PBTE POUR IsÂ, NAISSANCE OU ROI DE ROME.
Le baron, maire d'Orléans,
Vu la lettre de M. le baron , préfet du Loiret, sur les iétes à célébrer à Orléans le a juin prochain , pour la naissance du roi de Rome;
Considérant que cet événement est Tépoquc la plus mémorable pour la France, puisqu'il assure à jamais son bonheur et sa gloire 5
ia3
Voulant procurer aux habitans de cette ville les moyens d'exprimer toute lëtendue de leurs sentimens d'amour et de dévouement pour notre auguste souverain^ &a bkuaimée épouse et leur au^^nisie rejeton ;
Arrête le programme de la fête ainsi qu'il suit:
Art, i". Le lieu ]>rincipa! de la fet(? sera établi sur le grand Mail, de la porte Bannier a celle St- Vincent.
Art. 2. Lejourdela fête, à six heures du matin, une nmsique guerrière se fera entendre de dessus la tour de Ville.
Art. 6. La cloche de la ville sonnera d'heure en heure, et à chaque fois un quart-d'heure, dans tout le cours de la journée.
Art. 4' A dix heures, dix nnlilaues en retraite, dotés par la caisse nmn ici pale, seront maries à l'hôtel de la mairie, avec dix filles vertueuses; ils recevront la liénédictiou nuptiale dans léglisc cathédrale, à 1 issue de la messe paroissiale, où ils seront accompagnés par le corps municipal et la musique de la garde nationale.
Art. 5. De deux à quatre, et de cinq à sept heures, des courses, avec distribution de prix, seront ouvertes sur le terraÎD plein , au bas du grand Jllaii.
Arl. 6. Il sera établi sur le Mail, du cdté de la porte St-Vincent y des mâts de cocagne et des orchestres pour la. danse.
Art. 7. Tous les spectacles de la foire du Mail, qui tient à cette époque , seront ouverts gratuitement au public, depuis quatre heures du soir jusqu'à dix.
Art. 8. Il sera élevé deux arcs de triomphe aux deux extrémités du Mail, et des colonnes triomphales avec emblèmes et devises ; à la suite, et à portée de Tare de triomphe, du côté de Test, il sera établi une rotonde entourée de guirlandes en verdure , pour former une salle de danse ouverte au public, et destinée à prolonger les réjouissances plus avant dans la nuit. Chaque issue du Mail sera illuminée, ainsi que toutes les boutiques des marchands établis sur le champ de foire.
Art. 9. A neuf heures du soir, il sera allumé sur lé terrain où les courses auront lieu, un feu de jpie avec artifice»
Àrt. lo. Tous les établissemeiis publics et les maisonsdes particuliers seront t^eiu ralement illumines.
Fait et arrête eu 1 hôtel de la mairie ^ à Orléans » le 27 avril 181 1.
Crignon-Désormeaux, maire.
Va et approuve \)àv moi baron, préfet, du Loiret ^ à Orléans , le i*^' mai i u 1 1 .
PiSTBE.
Pour copie conforme, le baron , maire d'Orléans ,
CaiG2«ON-D£$0AM£A.UX. (4>)
Détails de la fête du a juin.
La fête de la naissance de Sa Majesté le roi de Rome
vient d'être célébrée dans notre ville (Orléans ) , avec une pompe et une allégresse dont jusqu'alors nous avions eu peu d'exemples. Elle concourait avec la tenue d'une foire dont le champ est une belle et vaste promenade ombragée par trois rangs dormes qui, dans une longueur de 1200 mètres, forment deux voûtes impénétrables aux rayons du soleil. C'est sur ce lii u même que M. le baron Pieyre, notre préfet, dont resjdit et le goût sei\etit si bien les affections , a saisi l'idée heureuse de concentrer les pompes la fête.
Ouverte d un côté par un arc triomphal de la plus belle proportion, cette pronienade était terminée par un deuxième arc de triomphe formant l'entrée et comme le portique d'une salle de verdure ornée avec beaucoup de grâce et de fraîcheur; dans le pouiiour, tant au-dehors que dans l'intérieur , des quatrains ii)g(Miieiix , d heureuses allégories, des inscriptions élégantcb lappekiient les grands objets de la féte , et cliacun trouvait avec plaisir et une sorte de surprise , l'expression du sentiment qu'il éprouvait, embellie par les charmes d'une poésie agréable et légèi'e, dont llieureuse facilité décelait l'auteur
^) M. Piejre, préfet du Loiret.
— Ift5 — r
G est là que dix braves enfans de la victoire ^ dotés par la munificence impériale, se sont réunis avec leurs nouvelles épouses et le cortège de leurs amis, à une table de loo couverts, dont M. le préfet et les adjoints à la mairie se sont empressés de £iire les honneurs. La gaîté aimable et franche , la joie décente ^u ils ont su inspirer aux convives ^ ont donné à cette reunion Taspect touchant d*une fête de Êimilte.
Cette scène de calme a bientôt cédé la place aux transports de la reconnaissance et de l'amour d'un peuple qui adore ses maîtres, au moment où M. le préfet a proclamé les toasts pour la conservation du fils des héros et à la gloire de ses augustes parens. La joie concentrée , pour ainsi dire, jusqu alors dans la salle du banquet, en a bientôt franchi l'enceinte , pénétré toutes les âmes et électrisé la population immense qui couvrait le champ de foire et toutes les avenues qui y conduisent. L'ivresse du bonheur se peignait dans tous les regards; tous les rangs confondus étaient animés du même eothousiasme, et Tallégresse publique, alimentée par les jeux, les courses,, les mâts de cocagne, les feux d artifice, les danses et les spectacles de tousgenres, s*est soutenue et prolongée pendant la nuit tout entière.
Il serait difficile de se peindre l'effet magique que produisait au milieu de Tobscurité une illumination brillante prolongée régulièrement depuis le premier arc de triomphe jusqu à la salle du banquet, où elle redoublait d'éclat et éblouissait par ses feux réunis; il serait plus difficile encore, peut-être, de deviner par quel pouvoir secret une population immense , réunie sur un seul point , et enivrée de plaisir , a présenté le spectacle aimable d'une famille assctnbiee, sans que le trouble le plus léger, une seule plainte ait attristé ou (1. tri la joie publique; la cause en est sans doute dans l'estime et laconlianec que le {)eii|!l(î a vouées à ses magistrats et à la popularité aimable de ceuxci, qu'on a vus constamment partager avec franchise les plaisirs et la gaité d'un bon peuple (4)«
7 juin 1811. — Baptême du roi de Rome. Noms des députés Orléanais qui assistèrent à cette cérémonie, à
Paris :
MM* le baron Grignon-Pésormeaux, maire ^ Hubert-
— ia6 —
Husson , Foiio^eron , juge au tribunal de première instance, conseillers municipaux.
9 juin 1811. — Te Deurn chanté avec pompe dans réglise cathédrale de Ste-Croix d'Orléans^ en présence de tous les cor|^ administratifs, civils et militaires, pour
l'heureuse délivrance de Timpératrice et la naissance de Sa Majf^sté le roi de Rome. Celte cérémonie religieuse, qui fut célébrée dans toutes les églises du diocèse, avait été ordonnée par Tévéque d'Orléans, par le mandement publié quelques jours a van t.
18 Juin z8 1 1. — Décret impérial qui fixe le tableau des dislances en myriamèires et Kilomètres, de chaque 00m* mune du département du Loiret aux chefs-lieux du canton, de Tarrondissement et du département. (4 )
aojuin 181 1. — MM. Dupuis et Batailler, de llonio-
rantin, élèves desecondeau lycée, composent une cantate latine sur la nakssLnice du loi ilc l\oine; elle lut mise en musique par M. Deiiiai , exécutée dans la grande salle des distributions de prix du collège j M. Lottin dirigeait Torchestre.
Cette séance publique fut présidée par M. de Ghampeaux, recteur de l'académie, qui couronna les deux jeunes auteurs.
21 juin 181 1. — Concile à Paris, entre plusieurs prélats de France , pour s'opposera l'effet de la bulle d'excommunication que le pape Pie VII avait lancée contre fempereur, bulle dont on ne sur aucun mauvais gré au St- Père, mais dont on fit lomber la responsabilité sur le cardinal Pacca, qui 1 avait signée. L'intention de Napoléon était, si qutdque individu eût c'te' assassiné à Rome ou autres lieux, par suite de cette excommunication, de prendre ce ministre à partie, et de le punii des malheurs qu'elle aurait pu occasionner; niais elle excita par toute la France , et riialie nièmc, la plus profonde indiilerence.
27 juin iSi I. — ^M. Aignan, de Beaugencj, fait jouer sur le théâtre d'Orléans une trajsédie en cinq actes, de sa composition , ayant pour titre Smnékauld , ou les Successeur* de Ciotfis, (77.)
28 juillet 181 1. — Petite émeute en Ire les troupes composant la <;atriiîion d'Orléans, pour un motif irèsmiuime d anioui propr e , laquelle fut heureusement arr»}téapar le générai Scliiuer, commandant lu place à cette époque. (77.)
2 aoiit 1811. — Décret impérial qui institue à Orléans, et pour le département, un jury médical, dont le président fut Duméril , professeur à l'école de médecine de Paris , et les deux membres , MM. Lalour fils, et Lanoix, médecins à Orléans. (3.)
Août 1811. — Des pavillons sont élevés aux portes Madeleine, St-Vincent et Bourgogne, sur les dessins de M. Pagot, architecte de la ville. Us furent desiirii .s a loger les portiers et les comniis de l'octroi. (^<'s pavillons remplacèrent les tourS| et les portes en bois qui existaient avant. (77.)
S septembre 181 1. — Napoléon ayant été averti d'une trame anglaise pour enlever le pape Pie YII de Savone , et s*en servir de brandon pour soulever les catholiques contre lui, le lit transporter à Fontainehlenu , près Paris. Le pape y occupa le logement qu'il avait habité lors du couronnement de l'empereur, et ne cessa d'y être traité de la manière la plus grande. (43-8a.)
i\ septembre 1811. — Décret impérial qui fixe à vingtsept le nombre des aTocatsà la cour impériale d'Orléans, et arrête le tableau composé comme il suit :
MM. Pompon, bâtonnier; Isambert-St-Aignan, Marion, Brouet, Chaufton , Savart, Brillard, Régnard, Davesiès de Pontés, Petit-Semonville, Panchet, Briollet, Guibourg, Jolio, Johanet, Brossard , Bachevillier du Cormier, Petit père, Cabart père, Simon, Barl)ot - Duplessis , Sevin , Georgeon , Colas de La Noue , Fouqueau , Robillard et Perrot. (7.)
17 septembre 181 1. — Le conseil municipal, réuni en assemblée générale, sous la présidence du maire, décide que la nouvelle rue faite au sud de la cathédrale d Orlcans, et qui conduit à la préfecture, porterait le nom de rue Pothier , et qu une inscription en lettres d or , gravée sur
— ia8 —
Tiii marbre noir , placée à la maison que ce grand jnrisconsLilte habitait, rappellerait aux Orléanais et aux étrangers le lieu de sa naissance, (4*)
34 se/aembre 181 1 * — Comète visible à Orléans : cette comète , d*un très-grand volume , avait une queue longue fort brillante , tournée vers le sud-sud-ouest. (77.)
8 octobre 181 1. — Procès scandaleux et qui excita au plus haut point la curiosité, contre le sieur Ladureau , riche négociaiit, et le sieur Caiiard, qui ayant trouvé chez lui, près de sa femme, le sieur Laduieau, lui avait fait souscrire un billet à son profit. Celte cause fut »agnée par M" Chauveau-Lagarde et Moreau, avocats de Canard» contre M^' Dinauchau, avocat de Ludureau.
19 novembre 1811. — Les grilles en fer des portes Madeleine, St-Vincent et Bourgogne, dont ladjudication avait été faite au sieur Dufresué, pour la somme de 35,000 fr., sont placées entre les pavillons nouvellement iaits à ces portes.
Le prix total des pavillons et des grilles sëleva à la somme, de 76,750 fr. 17 c. (40
7 déccnibre iStl.
INSTALLATION DU CONSEIL DBS PBVO'hOMMBS A ORLÉANS^ VAITB PAR LB PREFBT DU LOIRET, PIETRE, ASSISTÉ DU SBCRÉTAIRB-GBNBRAL DE LA PREFECTURE, GHAUDRUG DB CRAZANNES.
Extrmt du procès-verbal d* installation.
En exécution du décret impérial rendu le 24 avril 181 f!i vertu de l'arrêté de M. le préfet duLoir<^t en date du 2^ juillet suivant , et de la circulaiie du maire d Orléans, du 6 juin i8ii, présente année, l'assemblée rîii conseil des prud'hommes, réunie dans une des salle de la mairie, et présidée par M. le^ maire , les membres dudit conseil, nommés dans sa séance du 25 novembre dernier, au nombre de sept et deux suppléans, savoir ;
— lag —
Membres du conseiL
Prouveiiçal de St-Hilaire, rafEoeur; Augustin Miron, fabricant de draps ^ Labot- Alarme t , appréteur de draps ; BenoisuMérat, mbricant de bonneterie orientale ; Jutteau- Bretin , teinturier ; Laisn^ de VilleTéiiue , manuficturier de toiles de coton ^ Fëdou aîné , teinturier.
Suppléons. '
Lesourd-Luisy, marchand ^ Bernard Massonnier , tondeur de draps \ BertheaU| secrétaire , et Pastoureau, huissier.
Bureau particulier pour la conciliation , à THétel-de- Ville, les mardi, jeudi et sainedi de chaque semaine^ bureau général en audience publique, le veiiclredi.
Les ju^emens dti < e tribunal souL deruntits et sans nppel, si la contlam nation u\:xccde pas loo fr. en capital et accessoires ; tous les délits tendant à troubler l'ordre et la discipline de l'atelier, les manquemens graves des apprentis envers leurs maîtres sont punis , par les prud'hommes, d'un emprisonnement qui n*ez€ède pas trois jours. (4.)
i\ décembce I8ti.
Formation t^un régimêni de pupilles de la garde.
Le préfet du Loiret fait placarder , dans Orléans, un ayis ouil adresse au maire de cette ville, et à tous ceux de son département , lequel était ainsi conçu :
« Monsieur le maire , « Sa Majesté impériale et royale a approuvé qu on reçût dans le régiment des pupilles de la garde, des enrùlemens volontaires et des enfaus de l'âge de quinze ans au moins, dont les parens demanderaient l admission dans ce corps j ces derniers ne pourront être reçus que lorsqu'ils seront bien constitués et qu ils paraitront susceptibles d'atteindre la taille de i mètre 678 niilliniètres ; les jeunes gens de seize a dix-huit ans devront avoir au moins i mètre
645 millimètres , et justifier du contentement de leurs parensj ceux de dix*huit ans ne pourront avoir moins de K mètre 678 milKmètres.
« Les jeunes gens enrôlés seront diiigéi sur Versailles , ou est le dépôt.
• « MNL les maires Baron t sentir aux paréos combien ce service sera avantageux et honorable pour leurs enfans. « Orléans 1 • le i4 décembre 1 8 1 1 .
« PisTEB, préfet du Loiret et baron de Tempire. » (^4*)
jn décembre 181 1. — Arrête du nmîre, relatif aux individus trouvés couchés sur la voie publique, de jour ou de nuit, par suite d'ivresse; lesquels seront conduits aa eorps-de-garde le plus près, poury rester déposés jus(£u au parfait rétablissement de leur raison. (4.)
i^jatmer i8id. ^ Fixation définitive du contingent du département du Loiret , à la contribution foncière de iSidt portée en principal à 2,33o,ooo fr.
Son contingent à la contribution personnelle, somp« tuaire et mobiliaire , de la même année ^ est de 373^ 100 fir^ totali S|^o3,ioo fr.
n est imposé | en sus du principal de l'une et de l'autre de ces contributions | savoir :
Deux centimes par franc , poux fonds de nonvaleurs et de dégrèvement ;
A% Dix-sept centimes pour dépenses fixes et variables $
3°, Quatre centimes pour conatractioDf des canaux î
chemins et établissemens publies, r^mtions et supplémens-de frais de culte;
4^, Cinq centimes pour dépenses des communes;
5^, Plus , le trentième du principal de la contribution foncière pour frais de l'arpentage parcellaire ; -
6°, Quinze mille huit cent soixante-deux francs vingt centimes pour moitié du traitement du préfet. (3.)
i8 jaiwîer i8ia. — Jean-Louis Renault et Jean-Francois-Joseph Tellier, domiciliés à Orléans, obtiennent un èrevet d'invention, pour (|Li!nze années consécutives, pour une macliine qu'ils dt si^^nèrent sous le nom de diligence hydropneurnatique ^ qui était destinée au remon> tage des bateaux sur les rivières et fleuves, malgré le yent et le courant. (76.)
m janvier i8ia. — Promulgation faite à Orléans, d'un décret impérial portant règlement de la police de la pèche ■ de la Loire et autres rivières 7 affluentes. (4*)
28 janvier 1812. — M. Fouqueau de Pussy, jeune Orléanais, fait paraître la pièce de vers qui suit: