Les lettres patentes Je la fondation sont du 15 mai
2. Registre des délibérations du constil de la fondation dn collège Ma.afîm. Archives de l'Empire, MM. 465, p. 23.
3. Antoine Vallot fut nommé médecin du roi en 1652, à la mort do Yaulier; s'il faut en croire Guy Patin, il avait du acheter celle charge 30,001) livres qui furent payées à Mazarin. Vallot était directeur du jardin des Plantes , il y introduisit de grandes améliorations, et ce fui lit qu'il mourut en 1671.
4. Voyez encore G. Patin : « J'ai été aujourd'hui au pays latin, qui esl l'Université. > Lettre du 21 mai lu'50, àSpon, t. II. p. 15.
ci elles de la capitale. Jusqu'à la Révolution, elle est, sur les actes publies comme sur les plans, partagée en quatre sections : la Cité, la Ville, l'Université et les Faubourgs 1 . Chacune de ces sections avait ses limites très-nettement déterminées; celles de l'Université avaient même élé, sous Philippe Auguste, entourées de murailles. Au nord, elle était bornée par la Seine, depuis la porte Saint- Bernard jusqu'au domaine de Nesle ; à l'est par les portes Saint- Victor, Saint-Marcel, Saint-Jacques et Saint-Michel ; enfin, à l'ouest, par les portes Saint- Cermain, de Buci et de Nesle 1 . Le collège des
1. Cette division n'était pas purement arbitraire, elle était tout indiquée par le cours de la Seine. Palma Caj-et écrivait, quelques années seulement avant l'époque qui nous occupe : a Paria est divisé comme en trois villes par la rivière de Seine qui passe au milieu. La partie qui est à la main deitre dans Visio de France sa nomme la Ville, et de ce coslé est Sainct-Denis et le bois de Vineonnes. L 'autre partie, qui est h gauche de ladicto rivière, est nommée l'Université; et la troïsiesme partie, qui est uno islo entre la Villo et l'Université, dans laquelle sont les deui magnifiques bastimenrs de la grando église Nostre- Damo et du Palais Royal, où se tient la Cour de Parlement, siège des Pairs de France, se nomme la Cité. > Chronologie noueiiaire, livre II,
2. La porte Saint-Bernard était placée à l'eitrémité du quai de laTournelle. et avait pris son nom delà proximité du collège des Bernardins. Henri IV la fit rebâtir en 1606, elle fut démolie en 1670, et reconstruite en 167d sur les dessins de Blondel. — La porte Saint-Victor était située rue Saint-Victor, entre les rues des Fossés-Sain t-Victor et des Fossés-Sain t-Ilernard. Élevée vers l'an 1300, pour compléter le système de clôture ordonnée par Philippe Auguste, elle futréédifiée en 1570, et abattue en 1084. -
Quatre-Nations devant être agrégé à l'Université, ne pouvait être bâti hors de ces limites ; le choix des exécuteurs testamentaires se trouva donc considérablement restreint.
On songea alors à acheter un pâté de maisons qui se trouvait entre la rue de Sorbonne et la rue des Maçons, puis enfin, a commencer les constructions sur une petite place située entre le collège de Lisieux ' et Sainte-Geneviève ; l'espace
La porte Saint-Marcel avait aussi fait partie de l'enceinte de Philippe Auguste, et datait également de l'an 1201). Elle s'appela d'abord porte Bordelle, du nom de la rue à l'extrémité de laquelle clic était placée. Elle touchait au bourg Saint-Marcel, situé alors hors de Paris. Elle fut démolie en 1683. — La porte Saint-Germoin s'élevait rue de l'Ëcole-de-Médecine, entre la ruo du l'aoa et la cour
une fontaine. Dans l'origine, elle s'appelait porte des Corriges fdes Cordcliers) ou des FrÈres-Mineurs, parce qu'elle était prés du couvent de ces religieux ; clic garda ce nom jusqu'en 1350, et fut abattue en 1673. — La porte de Buci fermait la rue Saint- ândré-des-Arls, a la hauteur de la rue Contrescarpe. En 1209, avant même qu'elle fût achevée, Philippe Auguste la vendit au* religieux de l'abbaye de Saint-Germain, et elle s'appela porie Saint-Germain. Elledoitson autre nom a Simon de Buei, premier président au parlement de Paris, a qui les religieux Je Saint- Germain la cédèrent. Elle fut détruite en 1672.— La porte de Nesle était située sur remplacement qu'occupe aujourd'hui la première cour du palais de l'Institut. Bâtie en 1200, elle s'appela primitivement porlc Pbilippe-Hamelin. Elle était contigue à la tour. — Nous ne pouvons ici qu'indiquer la situation de chacune de ces portes ; poulies détails, voyez dans Dubreui), TAr'ulrs des Antiqvittt de Paris, p. 768, le chapitre iniitulé : Des Partes de î'Fiiïnersilé, tant anciennes gué modernes.