ADMINISTRATION FINANCIERE
EUT KHI HEQKTTHS HT OKS DÉPENSES DU COLLÉQE 10 ITlU UÈCLE, IMPOTS, «CUIBKM, ettAOFWM. nL.HQIJISSiGB,
b collège des Quatre-Nations passait à 1 J*. juste titre pour le plus riche de Paris.
. V yiv ^ Nous allons tâcher d'établir clairement
quelle était sa situation financière.
Ses recettes se composaient :
1° De la mense abbatiale 1 de Saint-Midiel-en-
l'Herm,
1. On appelait mense abbatiale la partie des revenus d'un monastère qui était spécialement affectée aui dépenses de l'abbé.
2° D'une renie sur les gabelles ,
3° D'une rente sur le trésor,
4' Du loyer des appartements situés sur la place du Collège et dans le pavillon des Arts,
S" Du loyer des boutiques qui entouraient la façade ,
C* Du loyer de seize maisons sises rue Mazarine et rue Guénégaud.
La mense abbatiale de Saint-Michel-en-l'Herm avait été léguée au collège par Mazarîn. Son revenu, qui dépassa soixante mille livres, fut parfois aussi inférieur à vingt mille. On peut l'évaluer, année moyenne, à trente-cinq mille livres 1 .
La rente sur les gabelles était également due à la générosité du fondateur. Elle devait normalement rapporter quinze mille livres.
La renie sur le trésor produisait douze mille
1. L'abbaye Était a; ors oocppée par dos Bénédictins. En 1661, quatre des exécuteurs testamentaires, voulant procéder à la réalisation des volontés de Mazarin, conclurent le 18 août, avec les religieux, une transaction par laquelle ils leur assignèrent des pensions de retraite, i moyennant quoy cens cy, par le même acte, consentirent que leurs maisons, les lieux réguliers et autres balimens de l'ah-
en dépondant, fussent unis et incorporés au collège Mazarin, avec promeBse do leur part do laisser le monaetëre ot tous ses batimens libres dans les derniers jours de la même année ; et les parties convinrent que, en attendant l'établissement du collège, le tout seroitadministré par M. Mariage. » Mémoire pour (el Inspecteurs, Grflnd-Jfailre et procureur du Collège Moinrin , contre iej Prieur et relisieu.-t de l'abbaye de Sami-ificnel-eri-i'flcrm, in folio, s. I. n. d., p. 3.
livres. Le capital pincé su composait Je deux cent quarante mille livres.
Deux appartements, donnant sur la place du Collège, étaient loués à des particuliers.
Le premier s'étendait entre la parle d'entrée et la chapelle; c'est celui qu'occupe aujourd'hui M. S. de Sacy. Le loyer, qui était de sept cents livres en 1699, fut porté à mille livres en 1732. A cette date, il appartenait à M. de Bréhan, conseiller au grand conseil 1 ; celui-ci fut remplacé vers 1 7-ië par la comtesse de Raymond, et le prix de location porté à treize cent cinquante livres
Le second de ces appartements était beaucoup plus vaste; il comprenait toute la façade située entre la chapelle et le pavillon des Arts. En 1674, il était loué douze cents livres à M. de Villesdoin 3 ; eu 1689, on l'augmenta de trois cents livres enfin, en 1789, le sieur Langlois, ancien administrateur des hôpitaux militaires, le payait seize cent vingt livres
1. Compte que rend messire llarthclemy de In Flevtrie . . . Archives de l'Empire. H, 5B30.
2. Compte que rend messin Barthélémy de in Fleulrie. . . Archives de l'Empire. H. 2833.
3. Compte que rend Simon Mariage. conseiller du Boy. . . Archives do l'Empire. 11,2823.
I, Compte gue rend SI' Charles Tharel dAllo . . . Archives de l'Empire. II, 2635.
5. Compte ijuc reni nuilin André Raulin. . . Archives de 1 Empire. H, 28JÎ.
Le revenu de deux logements établis dans le pavillon des Arts varia entre quatre cents et neuf cents livres. Pendant fort longtemps l'un Tut occupé par le peintre Jouvenel 1 ; l'autre par un sieur Roger, « secrétaire de messieurs les princes de Conty. »
Le prix de location des vingt-quatre boutiques qui bordaient la façade du collège fut plus que doublé dans l'espace de cent ans. Les sept premières étaient louées ensemble douze cents livres en 1698", douze cent quatre-vingt-dix livres en niS s , et deux mille se|jt cents livres en i"89*. Le revenu des vingt-qualre boutiques était, en 1096, de buit mille livres environ". Ce chiffre comprend les sommes perçues pour le loyer de quelques échoppes adossées au collège, près de la rue de Seine, et pour plusieurs chambres et greniers situés dans l'établissement, et qui servaient de dépôt à différents commerçants *.
Nous n'avons encore mentionné qu'en passant