‹ Recherches historiques sur le général Belliard de Fontenay-le-comte (Vendée): prises en FranceChapitre 16 sur 32 · DE PASSAGE A FONTENAY, DEPUIS 1808, JUSQU'A NOS JOURS · texte numérisé non relu

DE PASSAGE A FONTENAY, DEPUIS 1808, JUSQU'A NOS JOURS

Marti peregrino.

Au soldat de passage.

Nous arrivons à la fin de notre période de garnison, mais avant d'entrer dans la période de passage, nous avons une transition des plus heureuses à ménager entre deux, comme trait d'union.

Nous appartenions sous la Restauration à la XII e division militaire, chef-lieu Nantes. Poitiers, Fontenay, Bourbon-Vendée, Niort, la Rochelle en faisaient partie ; et c'était Niort, munie d'une très belle caserne, qui fournissait d'ordinaire un escadron à Nantes. De là, l'union de notre ville, comme gîte d'étapes, entre cette dernière et Niort, d'une manière permanente, pour les changements trimestriels de garnison et d'une manière transitoire pour les changements en-deçà et au-delà de ces deux points.

Puisque nous dépendions alors et que nous dépendons encore de Nantes, nous sommes donc dans notre rôle, «n saluant, avant d'entrer en matière, de nobles figures et de nobles cœurs.

La parole est aux Français peints par eux-mêmes, tome III, étude de la province, page 63, édition de 1842, Paris, etc.

« Parfois l'étranger rencontre dans les rues de Nantes, au milieu de tout ce bruit et de ce mouvement d'une ville commerçante, un beau vieillard, de haute taille, d'une remarquable physionomie, encadrée de longs cheveux blancs et d'une démarche encore militaire, que tout le monde salue, quand il passe : c'est Cambronne, le héros de Waterloo, à qui l'on a prêté le fameux mot: La garde meurt et ne se rend pas! l'un des hommes sans contredit qui ont le plus de popularité en France.

» Nantes se glorifie aussi à juste titre d'avoir donné à notre jeune armée, une de ses réputations les plus pures et les plus complètes, un homme de science, de pensée et d'action, tout à la fois, l'intrépide et illustre Lamoricière. »

Aussi bien, prenant pour un instant la plume de M. de Cormenin, le célèbre Timon, j'ajoute que « je commettrais, comme lui, une faute dont j'aurais besoin pour mon cœur, de leur demander pardon, si je séparais ici l'un de l'autre, les généraux Lamoricière et Bedeau, les généraux Bedeau et Lamoricière, de même qu'on ne loue pas bien un frère, si on ne loue pas, en même temps, son frère qui combat à ses côtés, qui frappe du même glaive et qui se couvre du même boucher.

» Hommes de bonnes mœurs, de simplicité et de vertus, ils exhalent autour d'eux une odeur d'honnêteté.

L'un a plus de feu et s'inspire plus vite, Fautre plus de retenue, on marchant du même pas. »

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