‹ Recherches historiques sur le luxe chez les AthéniensChapitre 4 sur 21 · IV · texte numérisé non relu

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rêt dont elle est susceptible, c’est que, bien qu’antérieure de plusieurs années à la publication du Voyage d Anacharsis , il est trèsvraisemblable qu’elle est restée inconnue à l’abbé Barthelemi lui -même, car rien ne prouve que cette moderne abeille attique se soit à ce point écartée, dans ses excursions, du mont Hymète, pour composer son miel.

Dans cette traduction , je ne me suis permis aucun changement au texte de mon auteur. Souvent j’ai recouru aux sources où il avait puisé, afin de vérifier ses assertions et m’assurer de son exactitude. Quant à l’évaluation des monnaies, je me suis conformé à celle adoptée généralement jusqu’ici.

Lorsque je me suis proposé de présenter au public le Mémoire de Meiners sur le Luxe les Athéniens, son peu d’étendue m’a fait naître l’idée d’accompagner cette esquisse précieuse d’une espèce de pendant analogue , et cette tâche , en apparence , ne semblait pas très-difficile. Les savans écrits de Meursius, de Kobierzyhius , sur le luxe des Romains, insérés au 8mcfcvol. du Grand trésor des Antiquités de Grœviuç , m’en offraient les nombreux ma-

tériaux , et ce travail a souri pendant quelque temps à mon imagination ; mais des occupations plus importantes ont dû me l’interdire. Pour y suppléer, je me suis borné à réimprimer le traité de l’abbé Nadal sur le luxe des dames romaines. Relégué dans le 4me volume du Recueil des Mémoires de V Académie des Inscriptions et Belles-Lettres , dont peu de personnes possèdent la suite complète , l’édition de ce traité, qui avait paru séparément, en 1725, était devenue rare et recherchée, quoique très-fautive, surtout quant aux textes des auteurs anciens omis ou altérés pour la plupart. Je n’ai rien négligé pour les rectifier, en consultant les originaux. J’ai ajouté l’indication précise des passages cités ; j’ai joint quelques notes nouvelles qui m’ont semblé nécessaires ; quelquefois j’ai changé des expressions trop surannées; enfin j’ai redressé quelques erreurs, soins qui m’ont paru essentiels , pour ne pas reproduire cette dissertation avec trop de désavantage auprès des nouveaux ouvrages sur les mœurs des Romains, qui ont reçu une approbation si générale.

Il me reste à parler des Extraits de VAnti -

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