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quitè pittoresque qui terminent le présent recueil. Ce sont des fragmens, et les seuls qui existent, d’un grand ouvrage que méditait le dernier traducteur des Fastes d ’Ovide , le malheureux Bayeux, l’une des premières victimes de notre désastreuse révolution, enlevé aux lettres avant l’âge de quarante ans (1) : ils sont naturellement , les deux premiers surtout, la suite du Traité sur le Luxe des dames romaines. J. -B. Grainville, jetant quelques fleurs sur la tombe de leur auteur, son ami, parle de ces extraits de la manière suivante : « Dans la des- « cription que Bayeux fait de plusieurs ta- « bleaux, les Grâces, la Volupté l’inspirent. « Rien de plus séduisant que la toilette de la « jeune et folâtre Lalagé; de plus ingenieuse- « ment composé , que celle de la coquette « Galla, épuisant toutes les ressources de l’art
Pour réparer des ans l’irréparable outrage.
(1) M. Bayeux est mort assassiné , à Caen, le 6 septembre 1792. Il était alors procureur syndic du département du Calvados. Il a laissé, en manuscrit, des Dissertations sur des objets d’antiquités ; des traductions de Claudien , d’Apulée, et une traduction presque entière de Martial. Il se proposait aussi d’en publier une de Pausanias, dont il avait fait paraître le Prospectus.
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(< Enfin , non de plus frais que ses paysages j (< la variété (les objets, la vérité de l’expres- « sion, la suavité des couleurs répandent sur « cette galerie un charme qu’on ne peut dé- « crire. »
Mais alors meme que Grainville s’exprimait ainsi sur le mérite de ces tableaux , il fallait àpeu-pres l en croire sur parole ; car très-peu de personnes ou les avaient vus , ou se trouvaient à meme de les apprécier, le petit volume qui les contient étant extrêmement rare et peu connu , i).
J espère donc que le public, auquel j’offre cette petite collection , confirmera par ses suffrages le jugement qu’en avait porté l’amitié. Il retrouvera , dans Lalagé etGalla, le type original de Sabine , ou Matinée dune Dame romaine à sa toilette , ouvrage de Bœttiger, depuis peu naturalisé en France par la traduc-
(1) Il est intitulé : Essais académiques (1785), in-8° de soixante -quatre pages, sans indication de ville ni d auteur. Il contient, outre les fragmens que je publie, une Dissertation sur l’Inscription sépulcrale du jurisconsulte Ariston, ami de Pline le jeune, trouvée dans le Tibre, en 1704.
lion qu’en a donnée feu M. Winkler. Je n oserais affirmer que ce soit un larcin fait à un de nos savans : mais c’est au moins une heureuse renconlre , qui devient une nouvelle preuve que, sur la fin du dernier siècle, le vaste champ de l’antiquité, qu’au jourd’hui la France exploite en grand , n’était pas cultivé chez elle avec moins de soin qu’à Weimar ou à Gœttingue.