‹ Recherches historiques sur le système de LawChapitre 28 sur 41 · SUR LA COMPAGNIE HOLLANDAISE ET LA COMPAGNIE ANGLAISE DES INDES · texte numérisé non relu

SUR LA COMPAGNIE HOLLANDAISE ET LA COMPAGNIE ANGLAISE DES INDES

Deux puissantes Compagnies ont servi à Law de modèle pour celle qu'il voulut fonder en France et ont pu entretenir ses illusions sur les profits du commerce qu'il espérait créer : la Compagnie hollandaise des Indes Orientales et la Compagnie anglaise des Indes Orientales.

Tant que les Pays-Bas étaient restés attachés à la maison d'Autriche, leurs industrieux habitants avaient fait le commerce maritime sous la protection du pavillon espagnol. Mais après qu'ils eurent déclaré leur indépendance (1579), ils'furent obligés de défendre euxmêmes leurs navires marchands, et de lutter contre leurs anciens maîtres pour s'ouvrir la route de ITnde. Quelques vaisseaux tentèrent inutilement, vers 1595, de pénétrer jusqu'à la Chine par l'Océan glacial arctique. A la même époque, des armateurs se réunirent et envoyèrent quatre vaisseaux qui doublèrent le cap de Bonne-Espérance, parvinrent dans les Indes et firent quelques traités avantageux avec les princes du pays. D'autres bâtiments les suivirent en 1598 et en 1599, et le succès, encourageant les Hollandais, fit bientôt naître un si grand nombre de compagnies, que les États-Généraux craignirent qu'elles ne se nuisissent les unes aux autres. Ils ordonnèrent une assemblée générale des ditîérents directeurs, et, d'un commun accord, toutes ces sociétés particulières furent réunies en une seule compagnie qui prit le nom de Coynpagnîe hollandaise des Indes Orientales. Le traité d'union fut confirmé par les États, le 20 mars 1602.

Le fonds de la Compagnie était de 6,600,000 florins, et se partageait en 2,200 actions de 3.000 florins chacune. Soixante directeurs, nommés presque tous par les magistrats, sur la présentation des intéressés, administraient les affaires ; ils formaient six chambres, siégeant à Amsterdam, où se trouvait la chambre présidiale. composée de vingt membres ; à Middeibourg, à Delft, à Rotterdam, à Hoorn et à Enkuisen j ils choisissaient les oftlciers, enrôlaient les matelots, réglaient la quantité de marchandises qui devaient être embarquées. Au-dessus de ces chambres était l'assemblée générale, composée de dix-sept directeurs ; elle se réunissait trois fois par an, fixait les dividendes à payer,

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