‹ Recherches historiques sur les croisades et les TempliersChapitre 15 sur 40 · DU CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

DU CHAPITRE VII

(i) Tous les peuples ont eu des symboles, figures ou enseignes nationales : les Athéniens , une chouette, oiseau consacré à Minerve qui était leur divinité tutélaire ; les Cjcltes , une épée ; les Romains ^ Une aigle ; les Carthaginois , une tête de cheval ; les Saxons , un coursier bondissant ; les premiers Français , un lion ; les Goths , une ourse. Chez les Romains chaque légion avait son symbole particulier : làfoudroyante^, la dragonnoire y ainsi nommées parce que les soldats de Tune avaient un ybiM/r^ sur leurs boucliers , et ceux de l'autre un dragon, Nos rois, lorsque la guerre était déclarée , allaient prendre anciennement ta chape de Saint -Martin sur son tombeau, et T oriflamme dans Téglise de Saint-Denis , et les rapportaient aussitôt qu'elle était terminée. Outre la chape de Saint-Martin et la bannière de Saint-Denis , il y avait encore Téten-

dard royal ; mais les figures , emblèmes on devises de cet étendard variaient pour ainsi dire à chaque règne. Que Toit-on , dit Legendre, sur les sceaux de nos anciehs rois ? leurs porlraits , des portes d'église , des croix y des têtes de saints , etc. ( F. l'ouvrage intitulé : Mcoirs des Français , p. 86 ).

(a) A la mort de Lothaire^ Hugues - Capei , duc de France , comte de Paris , fut préféré à Théritier du trône , Cliarles , frère de Lothaire (a) par les lois des constitutions , et couronné à Noyon. A son avènement les seigneurs commencèrent à se surnommer du nom de leurs terres et châteaux , au lieu qu'autrefois chacun n'avait que son nom propre auquel on ajoutait quelque surnom tiré de quelque avantage ou désavantage, tels que Hugues-le -Blanc, Hugucs-le- Noir, Hugues- Cape t qui signifie chef, du mot capui (tète), Robert-le-Fort , Charles-le-Simple , etc. , etc.

(3) Il suffit de citer Muraiori , qui , dans le t. 8 de ses Dissertations y a intitulé la quarante - deuxième DeW origine dei cognomini y où l'on trouve recueilli tout ce qui est nécessaire sur cet objet.

(4) C'est sous le règne de Philippe III y dit le Hardi, fils et successeur de Saint-Louis y au treizième siècle , que furent accordées les premières lettres de noblesse. On n'avait pas cm jusqu alors qu'un prince pût faire un

(a) Charles, ayant été pris à Laon avec sa femme, fut confiné dans une prison à Orle'ans , où il mourut en 991.

noLlc d'un roturier. Ces lettres d^ anoblissement exigèrent deux conditions : une finance qui indemnise le roi des subsides dont la lignée du nouveau noble est affranchie , et une aumône pour le peuple qui va élre surchargé par celte exemption.

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