‹ Recherches historiques sur les croisades et les TempliersChapitre 7 sur 40 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

. Courtoisie des anciens Chei^aliers em^ers tes Dames.

Dans les temps de chevalerie, ou ne pouvait se flatter de plaire aux femmes qu'à proportion de ce qu'on montrait de courage et d'adresse dans les exercices militaires : elles ne cherchaient leurs adorateurs que parmi les braves. Les preuves qu'elles exigeaient pour juger du mérite d'un soupirant et de la force de son attachement, étaient des combats, des vic-^ toires, des trophées. Elles auraient* mieux aimé voir mourir que de voir fuir leur amant. En un mot, l'éclat des armes était le seul qui frappât les yeux de ce sexe enchanteur; la gloire des armes la seule qui satisfît son ambition; l'amour des armes le seul qui pût s'allier avec la véritable tendresse. Il était de l'essence de cette même chevalerie d'avoir sa dame à qui, comme à un être suprême, on

rapportait tous ses sentimens, toutes ses pensées, toutes ses actions. On était persuadé que Famour perfectionnait les âmes bien nées, et qu'il était entrepreneur de grandes choses.

Ah! si ma dame me uojait^ disait Fleur anges en montant le premier à l'assaut. On voit par là que ce sentiment électrisait toutes les têtes et élevait l'âmé de ces nobles chevaliers.

Dans cette institution établie sur le fer, on n'estimait que Taudace et la force, et les armes i^tentissaient jusque dans le sein de la paix. Les fêtes, les spectacles, offraient partout l'image des combats, et ces paivties de plaisir étaient presque toujours des actions de carnage (i). On ne demandait pas à un homme s'd avait des talens, mais s'il avait du courage; on ne s'informait pas s'il savait bien se conduire, mais s'il savait bien se battre.

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