XII INTRODUCTION
graphe 7, il a écrit en marge : « V. l'histoire de la sœur de Caligula » (IIe volume, p. 2oo ci-dessous).
Probablement il se proposait de raconter ce trait historique par forme d'apologue. (Y. infrà, II, p. 313.)
Sous le paragraphe 3e intitulé : Guerre civile, Yergniaud explique que s'il n'a rien fait pour exciter la guerre entre les citoyens, il a tout fait pour combattre la tyrannie; il ajoute dans le texte :
Présentez-moi le réchaud de Scœvola (II, p. 260).
La pensée n'a pas été exprimée d'une manière plus complète, elle était probablement arrêtée dans l'esprit de l'orateur, mais ces simples mots lui ont suffi comme mémento.
Plus loin, il touche à une question qui l'intéresse vivement, le sacrifice de sa défense, et cette espèce d'ostracisme lui rappelle les noms de deux victimes mémorables de Fingratitude populaire: il écrit : Rutilius, Aristide, et en regard, comme complément ou comme correctif, à la marge : Aristide, Thémistocle .
Enfin, dans le paragraphe dernier, sous le titre d' Observations générales, il note encore le germe d'une citation : Grands hommes de l'antiquité victimes (II, p. 264).
C'est en tout quatre comparaisons projetées. Tel est aussi le maximum de ces ornements purement littéraires que Yergniaud adaptait à un de ses discours, il ne dépasse pas en général deux à trois citations, il n'atteint le chiffre de cinq que dans les occasions les plus solennelles, telles que les discours sur l'Appel au peuple, sur la Conjuration du 10 Mars.
Invoquer l'antiquité, la mythologie était alors une mode, presque une convenance obligatoire ; les orateurs du barreau ou de la tribune répandaient jusqu'à profusion les souvenirs de Rome comme au xvne siècle, Antoine Lemaî-