‹ Recherches historiques sur les Girondins, Vergniaud (volume 2)Chapitre 65 sur 106 · EFFIGIE DE VERGNIAUD. LXXI · texte numérisé non relu

EFFIGIE DE VERGNIAUD. LXXI

n'est pas signé. On sent instinctivement que c'est un portrait qui a dû être fait d'après nature, comme le disait M. Alluaud (V. infrà, p. 9), l'exécution est très délicate et très finie. On dirait pour la couleur une terre cuite de Clodion. Celles de Houdon ont une teinte plus chaude.

Vergniaud est représenté avec une chevelure épaisse et ondulée; il est frisé à une seule boucle, très basse; les cheveux sont séparés sur le derrière de la tète, en fer à cheval et liés par une queue en cadenette, le front découvert, renversé en arrière, le nez déprimé au milieu et se relevant au bout, les lèvres un peu proéminentes, le menton accentué, l'expression générale de la physionomie n'est ni celle reproduite par Cartellier, ni même celle de Maurin, elle se rapproche beaucoup plus du dessin à la plume de Labadye avec lequel elle est en plein accord.

La mise de Vergniaud est recherchée ; il est en toilette.

C'est là le véritable portrait princeps du grand orateur ; il doit se placer en 1793. Telle est la date que lui assigne M. Alluaud, mais il l'attribue à Charles du Paty; nous avons dit nos raisons de douter; l'absence de signature les confirmerait ou tendrait du moins aies laisser subsister. L'inscription du buste porte le nom de Vergniaud, par un i et sans d, du Paty l'écrivait : Vergnaud (V. ci-dessous, p. 217).

Effigie de Vergniaud.

La séance de la Convention du 21 août 1793 (réimpression Pion, vol. xvn, p. 467) contient le récit suivant :

« La Société populaire de Toulouse rend compte de la cérémonie qui a eu lieu dans cette ville pour la fête du 10 Août. On avait élevé une montagne au bas de laquelle était un marais, où étaient placées les effigies de Vergniaud, Buzot, Gorsas, Petion, etc. Après un discours du Procureur Syndic contre le Fédéralisme, la foudre lancée du haut de la montagne, réduisit au néant les personnages du marais.

« L'Assemblée applaudit au récit de cette fête et ordonne l'insertion au Bulletin. »

M. Guibert, dans son intéressante biographie de Gorsas, in-

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