‹ Recherches historiques sur quelques rites nuptiauxChapitre 10 sur 12 · EE +7 SET ARE · texte numérisé non relu

EE +7 SET ARE

dont il est ici question, devait être une sorte de cordon ou de bande d’étoffe, rappelant la courroie d’attelage des animaux (Jugum, d’où est venu conjugal) (1). Dans un manuscrit du Vatican, du xiv° siècle, un dessin représente des époux qui reçoivent la bénédiction nuptiale et sur lesquels le poile est disposé à peu près comme l'indique le rituel d'Arles, c'est-à-dire autour des épaules (2). Dans les Églises du Nord au contraire, le poile était disposé comme il l'était déjà au xn° siècle à Rennes et à Évreux. Partout, à Auxerre, à Rouen, à Paris, à Lyon, à Bourges, avant la Pax Domini, les époux se prosternent devant l'autel ; ils sont alôrs « couverts » du poile, qui est tendu « au-dessus d'eux » par deux personnes. Après la bénédiction, le poile est retiré, les époux se relèvent, et le prêtre continue la messe (3). Ainsi réglé, l'usage du poile nuptial était encore en pleine vigueur en France au xvur° siècle (4). 11 subsiste toujours dans certains diocèses, notamment dans ceux de Bourges et de Nancy; mais

. l'adoption du rituel romain, qui n’en parle pas, l’a fait

disparaitre dans la plupart.

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