‹ Recherches historiques sur Vaas et LavernatChapitre 32 sur 45 · BIOGRAPHIE · texte numérisé non relu

BIOGRAPHIE

RENÉ DE BRESSEAU.

Nous ne connaissons rien sur la naissance de René de Bresseau ; nous savons seulement qu'il lut religieux profès de l'abbaye de Vaas, vers la fin du xvue siècle et au commencement du xvme, et que son frère, qui était chevalier et marquis de Montfort, le nomma administrateur de l'hospice de Montfort; comme il voulait en percevoir à son bénéfice le tiers des revenus, c'est-à-dire cinq cents livres , le curé de Montfort s'y opposa , ainsi qu'il résulte d'une pièce ayant pour titre : Mémoire publié par Me Julien Bigot , prestre curé de Montfort , au Maine, demandeur, en règlement de l'hôpital ou aumônerie dudit Montfort ; contre Messire Louis de Bresseau, chevalier, marquis de Montfort, se disant fondateur et patron dudit hôpital; et frère René de Bresseau, ancien religieux profès de la communauté de Vaas, ordre de Saint- Augustin , se disant maître et administrateur dudit hôpital: défenseurs en opposition audit règlement.

Dans ce procès, qui a été jugé par la sénéchaussée du Maine, nous remarquons que les parties emploient quelquefois des expressions peu convenables

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et pou respectueuses 1ns unes envers les autres. Ce procès commença le 30 décembre 1709; voici les conclusions du curé de Montfort : «... Obtenir le droit qu'il croyait estre deub à son église , mais encore à ce que le dist abbé de Montfort ( René de Bresseau) fut condamné à rendre compte de son administration; ce qu'il ne s'était point encore avisé de faire depuis cinq à six ans; qu'il s'était intrus dans cet oflice sans la moindre formalité; et que ce compte fut rendu devant le juge dans l'audience, suivant l'ancien usage, et non au château, comme on faisait depuis quelque temps; en présence des curés et des habitants principaux, et non en la seule présence du seigneur, n'étant pas juste qu'il fut juge et partie, ni même oyant dans la cause de son frère. » Il conclut encore : « A ce que les baux se fissent publiquement et au plus offrant, au lieu que le dist abbé de Bresseau s'ingérait de les faire en particulier, comme et à qui bon luy semblait. »

René de Bresseau répondit : « Qu'il paierait les droits de l'église, qu'il rendrait compte au seul seigneur et les officiers , les curés n'ayant aucun droit de s'en mêler, qu'il prétendait être en droit de faire îles baux. »

Le procès continue, et le marquis de Montfort, Louis de Bresseau , est appelé dans l'instance. René de Bresseau dans un Mémoire attaque vivement son adversaire, le curé de Monfort; ce dernier fait une

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