‹ Recherches historiques sur Vaas et LavernatChapitre 41 sur 45 · US"! RECHERCHES HISTORIQUES · texte numérisé non relu

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service complet autant que taire se pourra et au jour de octave pareillement; lesquels sieurs ci né s seront incontinent advertis à cet effet, -receus et traictés honorablement par mon exécuteur testamentaire.

« Que pendant octave , il soit journellement dict a igile et une grande messe , que le dimanche de la ilicte octave il soit donné le pain à bénir dun boisseau de froment qui sera distribué aux assistants à la première messe, dont néanmoins le tiers sera réservé pour estre distribué à Messieurs mes chers confrères, curés et autres ecclésiastiques qui auront cette bonté en ma mémoire d'y assister. Après une autre grande messe et vigile sera dicte et paye 36 livres, et au cas que le sieur curé ne le voulus t faire pour ce prix, mon exécuteur pourra faire dire des messes à basses voix pour icelle somme ou bon lui semblera.

« Et quant au lieu de ma sépulture, quoyque reconnaissant mon indignité pour estre inhumé près des autels , dont trop souvent et à mon très grand préjudice et a ma confusion, jai témérairement abusé pour men estre approché avec trop d'irrévérence et présomption; j'aurais désiré en estre esloigné et estre mis dans la chapelle du glorieux Saint-Urbain , mon bon patron, mais pour ne faire préjudice a mes dicts confrères et a l'honneur du ministère que jai indignement traicté . je remect a

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iceux mes confrères den ordonner comme et ou ils jugeront bon estre.

«Je délire qu'au bout de l'an, il e«»it t'ait un service complet tout ainsi qu'a la sépulture, et qu'au cas que mes confrères nie tassent la grâce dy assister, ils soient Lien traictés par mes héritiers et successeurs; ils seront reçus honorablement et le dict exécuteur retiendra par semaine une somme dargent nécessaire a cet effet sur le plus clair de mes meublée .

« Je désire qu'il soit employé (5 livres de cire j aulne, la blanche étant la marque de la candeur et de la pureté que je nay pas assez soigneusement gardée , et en outre qu'il soit employé 2 livres de cire blanche qui serviront pendant l'octal e et trentaine si faire se peut : de la quelle cire jaulne en sera mis 3 livres à faire 12 petits cierges qui seront donnés à porter à 12 petits garçons pauvres pendant L'office de la sépulture et du service, qui soient de la paroisse, aux quels il sera donné chacun une aulne de sarge sur fil pour les obliger a [nier Dieu quil me fasse grâce et miséricorde.

« Je veux et ordonne qu'il soit donné aux pau- \ les le pain dun septier de blé a ma sépulture si faire se peut, ouïe dimanche en suivant, et pareille charité au jour du service, qui sera distribué aux plus pauvres de la paroisse sans qu'on y ait exception de personne . autrement ce seroit contrevenir a mes

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volontés, ou si Ion juge plus a propos, deux sep tiers de blé qui seront distribués aux dicts pauvres selon le nombre des personnes, de leur famille, le tout a une seule fois.

« Pour les obligations estroites que jai a mon Dieu et pour réparation des indignitez que jai commises contre le respect que je dois au saint Sacrement de 1 autel, je laisse et lègue a la fabrique de Lavernatz a perpétuité la somme de 0 livres de rente a prendre et recevoir du nommé Claude Léon , ou autres qui jouiront des choses baillées au dict tistre de vente Husteau, veuve Léon, par deffuncte Jeanne Voisin , vivante veuve de deffunct Rolland Rivière, de laquelle jai acquis la dicte rente, les dictes choses situées au bois Laigneau a Yaas ; les dictes 6 livres pour estre employées a acheter de l'huile pour entretenir la lampe que j'ai doimée devant l'adorable saint Sacrement de l'autel, et ce, principalement tous les dimanches et festes, et pendant que le saint Sacrement sera exposé sur l'autel , soit au jeudy Saint, soit au jour de la feste et octave diceluy saint Sacrement.

« Pour avoir un prompt secours de la miséricorde de mon Dieu, je veux et entends qu'il soit donné aux révérends pères Recollets , de Château-du-Loir, la somme de 50 livres pour le salaire de 100 messes a basses voix qu'ils diront , s'il leur plaît, incontinent après mon décès , dont ils seront promptement

SUR LAYERN'AT. '2(io

advertis: ils seront prié de m assister dans les maladies dont il plaira à Dieu me visiter et affliger pendant le reste de ma ,\ Le.

« Je donne a la fabrique de Laveruatz toutes les augmentations que j'ai faictes a 1 église du dict lieu quelquelles soient pour obliger encore les habitants a prier Dieu pour le repos de ma pauvre arae, dont ils seront advertis sitôt après mon décès , par lar^ lecture de cet article.

« Pour obliger les sieurs curés, mes successeurs, à avoir mémoire de moy et de consentir que les choses portées par la prestimonie , par moi faicte dans la dicte église, soient exécutées selon la teneur dicelle par ceux qui en seront pourvus, je laisse et lègue aux curés la somme de -4 livres par an à prendre sur la somme de 7 livres de rente deûe par Jacques Picher, pour les choses qu'il tient situées à la Cartellerie ' dans cette paroisse, et les 3 livres restantes je les laisse et lègue au dict chappelain pour célébrer par chacun an 6 messes basses tant pour moy que pour la dicte deffuncte veufve Rivière et ses delïuncts parens. » (Suivent plusieurs autres legs.)

Le 10 juillet 1698, Jean Boulay, curé de Lavernat, adresse à levêque du Mans la supplique suivante : « Mre Mussault , curé de cette paroisse , a fondé

1 La Cartellerie ou Quarlellerie était sous le devoir de la sei— pieurie de l'abbé du couvent de Vaas.

une prestimonie dans l'église de Lavernaz pour dire et célébrer tous les dimanches une messe soubz trois conditions : la première que la présentation sera et appartiendra à ses successeurs curés , la deuxième qu'elle ne pourra être présentée qu'à un ecclésiastique de la famille du fondateur, et la troisième que s'il ne se trouve de prêtre de la famille, elle sera donnée h un prêtre capable ; depuis laquelle fondation le Sr Mussault est décédé et le suppliant pourveu de la dite cure de Lavernaz; il ne s'est trouvé aucun parent du fondateur en estât de posséder la prestimonie, *'t comme la cure de Lavernaz est d'un très modique revenu et très peu peuplée, il n'y a pas de fond suffisant pour faire subsister un vicaire, cependant l'intention du fondateur n'est point exécutée, car Le suppliant n'est point payé d'une partie des services qu'il est obligé de faire par la dite fondation , les revenus étant perçus par Mre Jean Mussault, docteur en médecine ; » le suppliant demande aussi « de changer les jours des messes créées par le fondateur, d'ordonner qu'elles seront célébrées le jeudy au lieu du dimanche, qu'il percevra les revenus de la prestimonie et qu'il sera autorisé de saisir les fruits pour être payé de ce qui lui est du. »

L'évèque ordonne « que les messes seront célébrées par le curé les jours et heures portés par la fondation , hors celle du dimanche qui sera célébrée le jeudy <\c chaque semaine; el de saisir à

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l'avenir les fruits et revenus de la prestimonie à lu charge d'acquitter toutes les conditions de la fonda? tion. » Signé : Louis, évêque du Mans.

Au mois de septembre 17:26 , Jean Boulay , curé tle Lavernat, adresse une requête à MM. les [(résilient et lieutenant-général de la sénéchaussée de Chàteau-du-Loir * à l'effet d'être autorisé à exercer des poursuites contre René Gamins, parent par alliance de défunt le curé Mussault, pour lui payer les sommes qui. lui sont dues depuis 7 ou 8 ans pour avoir fait les services créés à la prestimonie de St-Urbain par son fondateur; « que depuis cette époque on n'a trouvé personne pour être chapelain ; que René Cambis s'est emparé des revenus et des fruits des bordages légués à la dite prestimonie. » Ce dernier fut poursuivi et condamné à payer au curé de Lavernat les sommes qui lui étaient dues.

François Dorise, procureur de la fabrique de Lavernat, achète de Joseph Boissay, le 28 juin 1737 , pour la prestimonie de St-Urbain, « Ja pièce de terre nommée les murailles , située dans la paroisse, pour 15 livres. »

1668. — Le champ des Evereries appartenant à François Mussault, prêtre à Chàteau-du-Loir, cha-

1 Les avocats et les procureurs de la sénéchaussée de Chàteau-du-Loir portaient .'d'argent à un sautoir de sinople, chargé •le cinq besants d'or.

pelain de la prestimonie de St-Urbain, devait à la baronnie de Chàteau-du-Loir « 1 sol 6 deniers de cens et rente payable au jour de St -Jehan-Baptiste. »

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