‹ Recherches hydrauliques enterprisesChapitre 100 sur 282 · L* - II · texte numérisé non relu

L* - II

tités est la hauteur perdue par suite des résistances de tout genre

d'abaissement.

entre les deux points du courant que Ton considère. Si Ton connaissait avec précision la valeur de p qui doit être appliquée

dans ce cas, on pourrait déterminer par le calcul Faction des frottements contre la paroi, et en déduire ensuite par différence celle des mouvements intérieurs du liquide; mais il règne trop d'incertitude sur la valeur de ce coefficient pour que ce calcul puisse être entrepris avec quelque chance de succès. Kessaut 22. Ou a VU daus le chapitre précédent que, si dans un canal

remplissant les conditions nécessaires à la production du ressaut, le niveau de la surface du courant se trouve ahaissé, la formule générale du mouvement varié n'indique plus rien, ce qui donne lieu de penser que l'abaissement de la surface doit s'opérer par une chute brusque sans raccordement curviligne en amont. Ce phénomène, que l'on peut désigner sous le nom de ressaut dabaissement , s'est en effet produit plusieurs fois dans le cours des expériences. La figure i 6 , planche XXVIII, en fournit un exemple. Le canal en ciment établi dans la partie supérieure de la rigole se terminait à 1 3 5™, 6 5 de l'origine par une chute brusque; on voit, en comparant les profondeurs successives du courant, qu'aucun abaissement de la surface ne se manifeste en amont. La figure présente , par une coïncidence assez remarquable , les deux espèces de ressauts réunis. Le ressaut d'abaissement ne peut pas par sa nature donner lieu à des considérations théoriques analogues à celles que nous avons présentées plus haut. Il suffit seulement de constater son existence, ce qui ne parait pas avoir été fait jusqu'à présent par d'autres observateurs. L'absence de toute dépression en amont de la chute est d'ailleurs une propriété remarquable, qu'il peut être utile de connaître dans plusieurs circonstances.

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