FERME
Hauteur On,$o
Pente 0,00U97
Débit 0B%191
OUTBRT.
Hauteur d*eau. 0«,1513
Penlo 0,00600
Débit 0Be,098
Ces expériences ayant été d'ailleurs faites par un temps calme, elles semblent indiquer que l'air n'oppose pas au mouvement de l'eau une résistance assez notable pour contrarier l'écoulement, du moins en ce qui concerne le volume d'eau débité.
aMnis il nen est pas à beaucoup près de même quant à la répartition des vitesses des filets fluides qui traversent une même section. Des expériences nombreuses faites avec beaucoup de soin par M. Bazin à l'aide du tube jaugeur de M.Darcy, et par lesquelles il a déterminé les vitesses en quarante* cinq points symétriquement répartis d'un même profil transversal, lui ont d'abord montré, comme nous Tavons indiqué plus haut, que la répartition de ces vitesses dans les tuyaux fermés se faisait avec une très-grande symétrie^ et que si, à l'aide de certaines opérations graphiques très-simples qu'il indique, on déterminait dans chacun de ces profils le lieu des filets animés d'égales vitesses à différentes distances de l'axe du tuyau, on obtenait des courbes fermées parfaitement symétriques et qui se rapprochaient d'autant plus delà forme de rectangles à angles arrondis et à côtés parallèles aux parois du tuyau, qu'elles se rapportaient à des filets pitis voisins de ces parois.
Mais M. Bazin a trouvé qu'il en était tout autrement dans les canaux découverts. Les courbes des filets d'égale vitesse les plus voisines des parois sont encore des rectangles dont les côtés verticaux s'arrêtent à peu près à angle droit à la surface; maisà mesurequ'on s'éloigne des parois et que les vitesses vont par conséquent en croissant, ces courbes tendent de plus en plus à se fermer vers leur partie supérieure, et elles viennent couper la surface du liquide sous des angles de plus en plusaigtis. Enfin, quand la pro« fondeur du courant atteint ou dépasse le tiers de la largeur du canal, les courbes les plus voisines du milieu, et dans lesqtielles la vitesse est la plus grande, se ferment complètement et limitent ainsi une sorte de noyau fluide central dont tous les filets traversent le profil avec une même vitesse supé-
A LACAD^MIB DES SCIBNCKS. XXJX
rieure à celle de tous ceux de la surface. Cette tendance des courbes à se Fer* mer est d'autant plus sensible, que la résistance des parois est plus considérable ou que les vitesses sont moindres.
Des effets analogues se manifestent avec tous les profils de canaux, et la forme seule de ces courbes est influencée par celle du canal.
M. Bazin, en déterminant ces cou kbes d'égale vitesse, a eu soin de distinguer celle qui est relative aux filets animés de la vitesse moyenne, mais elle ne présente pas de circonstances particulières.
Les expériences délicales dont nous venons d'indiquer en peu de mots les résultats les plus saillants, montrent d'une manière évidente, comme le fait très-bien remarquer M. Bazin, que la distribution des vitesses dans un courant découvert est beaucoup plus compliquée qu'on n'aurait pu le penser, en vovant la régularité parfaite avec laquelle elles se répartissent au contraire dans l'intérieur d'un tuvau fermé.
Comment ces différences dans les vitesses des filets qui traversent une même section et leur répartition dans cette section se produisent-elles sans que le volume d'eau débité paraisse en être influencé, ainsi que semblent le prouver les observations comparatives faites entre les débits des tuyaux fermés et des canaux découverts dont nous avons rapporté plus haut les résultats? C'est ce que la science n'a encore pu expliquer complètement.
Quoi qu'il en soit, M. Bazin, ayant eu le soin de déterminer pour un grand nombre de profils réguliers rectangulaires ou circulaires, sept, huit et jusqu'à dix courbes de situation des filets animés de vitesses égales, a fourni, par ce long et patient travail, aux géomètres qui voudront s'occuper de la recherche des lois de la répartition des vitesses dans les nappes fluides, des données précieuses qui leur manquaient jusqu'à ce jour, pour vérifier l'exactitude des hypothèses que Ton peut faire sur ces phénomènes délicats.
Variation de la vitesse des filets fluides dans une même verticale^ — M . Bazin s'est aussi occupé de cette recherche, qui a été traitée par beaucoup d'hydrauliciens, et il a employé à cet effet le tube jaugeur de M. Darcy, à l'aide duquel on peut obtenir des indications plus exactes et surtout beaucoup plus comparables entre elles que celles que fournissent les autres moyens mis en usage. Mais les canaux sur lesquels il a fait ses observations ne présentaient malheureusement que des profondeurs d'eau comprises entre o",o84 et o",38o, avec des vitesses moyennes comprises entre a",573 et o",643, c'est-à-dire entre des limites beaucoup trop restreintes pour
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qu'il lui ait été possible de démêler la véritable loi de la variation des vitesses.
De la discussion des observations qu'il lui a été possible de faire^ M« Bazin a pensé pouvoir déduire que l'excèç de la vitesse V à la surface sur la vitesse v d'un filet situé à une profondeur h au-dessous de cette surface, dans un canal de pente I et de profondeur H données, variait comme le carré de la profondeur h et était exprimé par la formule