Idem Pente de
Dans les trois séries du premier groupe, Tinflexion des courbes, à rapproche de la surface, n^est sensible que pour la série n® 58 (pente de 0,001 5). Si Ton passe ensuite au deuxième groupe, cette inflexion se manifeste dans les trois séries , tout en restant toujours plus marquée pour celle qui correspond aux plus petites vitesses (série n^6i). Enfin, dans le troisième groupe, les courbes les plus voisines de la surface se referment presque complètement, surtout dans la figure 8 (pi. XX) correspondante à la série n® 6^. On voit clairement , dans cette figure , Texistence d'un noyau central animé de la plus grande vitesse et situé à peu près au tiers de la profondeur totale. Les courbes les plus voisines de ce noyau forment comme une série d'ellipses concentriques, tandis que les courbes les plus rapprochées de la paroi ont conservé à peu près la forme de rectangles arrondis. Cette disposition se manifeste d'une manière encore plus saillante pour les séries n~ 76 et 77. (Expériences sur les rigoles du canal de Boui^ogne. Voir pi. XXIII, fig. d et 6.)
32. La distribution des vitesses, dans un courant découvert, est donc beaucoup plus compliquée qu'on ne pourrait le penser en voyant la régularité parfaite avec laquelle elles se répartissent dans l'intérieur d'un tuyau. Dans ce cas, en efi'et, elles se distri-
buent avec une régularité presque mathématique. La symétrie de la section transversale se reproduit dans les vitesses, que Ton retrouve absolument les mêmes dans tous les points qui se correspondent géométriquement. Dans un tuyau circulaire elles sont égales sur tous les points d'un même cercle, ayant le même centre que le tuyau. Dans un tuyau rectangulaire, elles sont de même égales pour les quatre points symétriquement placés par rapport au centre. Dans Técoulement à ciel ouvert, au contraire, des perturbations considérables se produisent aux environs de la surface du courant. Ces perturbations, qui paraissent être d autant plus considérables que les vitesses . sont moindres, font descendre le maximum de vitesse à une grande profondeur, et modifient complètement la figure des courbes qui viennent couper très-obliquement la surface. En présence de ces perturbations, il n'est guère pennis d'espérer que Ton puisse parvenir à des formules précises donnant la vitesse en chaque point, en fonction de la vitesse moyenne et des deux coordonnées qui déterminent la position de ce point.
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