‹ Recherches nouvelles sur la pellagreChapitre 29 sur 47 · LA PELLAGRE EXÏSTE-T-EIXE CHEZ LES ANIMAUX · texte numérisé non relu

LA PELLAGRE EXÏSTE-T-EIXE CHEZ LES ANIMAUX

dans un état de surexcitation nerveuse étrange : il frappe violemment de la tète tous les objets qui l’entourent, il se précipite contre sa crèche, on le dirait pris de folie furieuse. Pendant ces accès, l’œil est injecté, démesurément ouvert. La prostration alterne avec l’agitation. Au bout de dix ou douze jours de cet état aigu, la mort arrive.

A l’autopsie, on trouve un amaigrissement notable, une décoloration des muqueuses comme dans les maladies cachectiques, une diminution du volume des estomacs. On a rencontré aussi des méningo-encéphaliles, des méningites rachidiennes, des ramollissements de la moelle.

M. Dupont attribue cette maladie à la mauvaise qualité des eaux, à l’alimentation insuffisante par un fourrage de mauvaise qualité, à l’insalubrité des étables, à l’insolation excessive et au rayonnement du sable. M. Allez, vétérinaire à Préchac, accuse l’alimentation par la paille de millade(panicum italicum).

Cette maladie est inconnue dans les troupeaux qui pâturent le long de cours d’eau vive et dans les parties fertiles de la lande. Elle guérit très-vite et lrès-bi,en par un changement de régime.

M. Pcyri déclare que le pica pellagreux s’observe, dans les Landes à fond d’alios, sur les principales espèces domestiques.

Evidemment, si la pellagre existe quelque part en dehors de l’espèce humaine, c’est à elle qu’il faut rapporter la description précédente. Toutefois, ne nous hâtons pas de conclure. Les faits si intéressants, révélés par M. Dupont, appellent de nouvelles observations, et, s’ils sont confirmés, s’il demeure établi que les mêmes causes déterminent, chez l’homme et chez l’animal, une maladie dont les symptémes ont de part et d’autre la plus grande analogie, la pathologie humaine s’empressera d’utiliser cette découverte, au plus grand profit des classes agricoles.

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