CHAPITRE XXI
Traitcincut et S»a*opliylaxie.
Nous sommes arrivés à la partie essentielle de toute œuvre médicale, à celle vers laquelle doivent converger toutes les autres, à la thérapeutique. Nous avons déjà dit en parlant du pronostic, que nous ne partageons pas cette opinion décourageante qui place la pellagre au-dessus des ressources de l’art ; nous nous efforcerons au contraire de prouver que les conseils du médecin, s’ils peuvent être écoutés par les gouvernements , seront puissants à guérir le mal, à le prévenir, à le déraciner des régions où il règne endémiquemenl , non pas pour le faire disparaître delà surface de la terre, mais pour ramener la pellagre au rôle normal qu’elle doit remplir dans l’économie de l’humanité, qui, vouée à la mort, a besoin de maladies pour remplir ce dernier acte du programme de la vie.
Nous nous occuperons d’abord du traitement curatif et nous déduirons de cette étude les indications générales qui, jointes aux données de l’étiologie, nous serviront à établir les règles de la prophylaxie.