CHAPITRE IV
MONOGRAMMES DE I.AI.PHABF.T CKI.TIBÉBIEX .
268. # (le H, si fréquent sur les médailles des familles romaines en
caractères ordinaires, et qui s'explique par le mot denarius et sa déclinaison). L’idée était si simple et naturelle cependant, qne personne n’y a songé parmi mes savants devanciers, qui ne cherchaient que «les noms de villes, où la marque du «lenier ne pouvait trouver place. L'explication des légendes dira le reste.
269. Le trait horizontal du signe précédent est perpendiridaire
ici. Sa signification est la même sur les deniers connus.
uyo. X (solution de continuité dans la ligne verticale du caractère précédent).
aÿi. X (le trait vertical du n“ 269 réduit à deux points). Outre la marque du denier, il y aura peut-être aussi la simple lettre X.
27a. ü (autre allusion au denttrius).
27 ‘ 1 . X Quoique ee caractère ne se présente pas sur les médailles «l’Espagne, de même <|ue les deux suivants, tirés de l’olrélisque de Xanthus, je suis d'opinion que tous les trois ont la signification monogrammatique du X ordinaire des Romains. En fait, cet X 11e diffère de notre ¥ «pie par sa forme arrondie.
274 • 3 K. Au caractère précédent l’on a ajouté la forme de P# ordinaire : un composé du X et du X.
270. X, composé des mêmes éléments que le X antérieur, mais à moitié renversé.
Ce qui me confirme dans l’appréciation de ees trois derniers caractères lyciens, c’est que M. Daniel Sharpe leur donne une valeur identique, qu'il exprime par ou, w (1).
Toutes ces dénotations du denarius sont , comme 011 voit t immuables.
On sait qu’elles étaient figurées d’abord, sur les deniers romains, par un simple X, et que ce n’est que plus tard qu’on a adopté le #, comme équivalent du mot denarius. De même nous dirons que les médailles celtibériennes où le X indique le denarius sont plus anciennes que celles où il est remplacé par#, X, X, X, etc. Seulement ces derniers caractères font en même temps l’office de la lettre alphabétique , tandis que le # , comme sur les deniers de Rome , conserve toujours sa valeur susdite.
Voici maintenant les monogrammes où l’on trouve le X comme partie intégrante, et désignant presque toujours le denarius , ordinairement an pluriel.
27b. X == XA = XA et AX , par le double emploi de la partie inférieure du X.
277. X = XA = XA et AX, également par le double emploi de la partie inférieure du X.
(I) Charles Fellows , Discoveries in Lycia , second excursion , London, 1841, p- 443, planche.
58 K KCI I FJU il KS Nil M ISM ATIOUKS.
278. A = XA = XA et AX, par le double emploi du premier jambage de TA ainsi que de la barre inclinée de l’A, comme On pourra s'en convaincre, si l’on veut bien avoir recours à la ligure géométrique n # i de la PI. LXXII, où les lignes AB et CI) indiquent les doubles emplois.
«7q. A = AX = AX , par le double emploi de la partie inférieure du premier jambage «le l‘A.
*>►80. = X5 = XS? — Comme le S, il* 241, est resté douteux au
chapitre précédent, la ligature dont il fait partie ici suivra le même sort.
aHi. X = AX = AX, par le double emploi des lignes AB et BC, Fig. 11, PI. IjXXII.
û8a. XA = XM = XM, par le double emploi des jambages inférieurs de rx. On pourrait même y voir en outre un A, ce qui ferait XAM, représentant XAMon AXM.
28). & = MX = NX. Double emploi de la moitié inférieure du premier jambage du M, lequel est incliné vers la droite pour la formation du X.
u84- P* = MX = NX. Ix* dernier jambage du K forme en même temps une |>artie du X.
28"). I* = MX = NX. Pour l'explication de ce monogramme , l'on procède exactement comme au numéro précédent.
28b. IA' = N^X = NPX , par le double emploi du triangle central.
P. Cependant on pourrait se contenter, pour l'explication de la légende respective dont il sera traité plus tard , de ne voir simplement, dans cet Wf, que X et X, sans aucun double emploi.
287. K = FX = PX , par le double emploi des deux lignes obliques
du
288. x = ^X *=r PX, par le double emploi fies lignes AB et BC,
PI. LXXII, Fig. 111. La légende celtibérienne FOEXOPX, où
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