RECHERCHES N CM ISM AT IQU ES
argent portant la légende HENNAÏON (i) , et ses médailles plus
réeentes en bronze, marquées de cinq ou quatre globules ( et
.... ) , indiquant le Quincunx et le T riens , prouvent qu'il y avait un atelier romain à Enna. I à aussi l'on figurait souvent la tête de Gérés, comme sur la médaille attribuée à la ville de Rhoda. Quelque cas qu'on fasse de ces dernières conjectures, j'espère que la formule de l'OPTIO N umorum sera admise. Eckhei (a) a ce passage au sujet des employés monétaires : « Qui operis produit, dictus est Optio. » Et immédiatement après : « Qui in metallorum probitafem inquisivere, vocabantur Exact/ >res auri, argent!, if ris. » Peut-être l’un de ceuxci est indiqué au droit de la médaille, PI. XXXII, n' i , par la légende PXHN = EXÆN ou EXHN , suivant qu’on verra la diphthongue Æ ou l’H ordinaire dans la lettre celtibérienne H. Dans le premier cas, on lirait EXactnr Mreorum N umorum ; dans le second, EXoctor Hifpanorum N umorum. Voir, au chapitre III, sous le n° 90, les observations relatives au caractère H.
Curator mjmorum. Cette formidc parait dériver naturellement de celle de Curator Denariorum , expliquée ci-dessus. Elle est désignée , sur les médailles espagnoles en caractères ordinaires , par C*N, PI. LXXI, n* a, qu’il ne faut pas confondre avec le prénom Gtfejus , qu'on rencontre aussi , mais sans le point intermédiaire. Dans les phrases celtibériennes cette formule revient très-fréquemment. A la PI. XII, n° 4, la Légende est terminée par = CV N .= CV rator tiumorum. Aux numéros suivants, 5 et (i du même groupe, il y a <K = CN — Curator tiumorum , et <è = CP =s Curator P ecunice ; PI. XIII, n” 4, également <K, et aux n“ 5 et 6, <M . La légende de la PI. XV, n” 9, a la même terminaison, <l' / , remplacée à la PI. XVI , n” 1-10 et ta, par W* == K.N a= Kurator tiumorum. A la
(1) Eckhel, Doctnna nom., 1. 1, p. 206; et Hionnet, Description de médailles, 1. 1, p. 233.
(2) Doctnna nuin . vol. I, p. LXXIX
106 KECHKRCHKS NUMISMATIQÜES.
PI. XVII, u* 4. nous avons de nouveau la terminaison reproduite sur la pièce d'argent figurée PL XXVI, n° 3. Le n° 4. immédiatement après, finit par <1^, et le. u*5 par <F. La formule KL' revient à la PI. XLI, n° 3. Sur les médailles celtibérienues d’Emporiæ, PI. XLV1- XLVX1I , les terminaisons <Ket W se présentent continuellement, et encore à la PI. 1JI, n* 4- Parmi les caractères ordinaires, on trouve CN =s. CurcUoi \umorum, PI. LVIII, n” 5, à la partie supérieure du revers.
Cpratob Amis. Sur la médaille de Sagunte, PL LXIV, n" i, nous lisons, en caractères latins ordinaires : C*A.PV = Cumtor Aeris PMblici. Dans le groupe si riche des PL XL1V et XLV tout entière», portant les légendes et <A i tP =s CVASE et CASE, nous lisons, dans le premier cas : C X rotor Aeris; dans le second cas : Curutor Aeris. Le reste de la légende, SE, parait se rapporter au sénat; de sorte que la phrase entière ferait : CV ratvr Aeris SE nalus. Cependant il làut réserver pour les recherches ultérieures l'alternative de CVm- H>r Aeris S panue Vicierions.
Cuhator Moî»et*. PL XLV III, n° io, face principale, on trouve les lettres finales = CV MO = C X rotor MO nette. De même à la 1*1. LXVLlI, n” i , entre les jambes antérieures du sphinx, par addition a la légende ordinaire de ee groupe : CM = C urator îilonetrr. I a* ii” a, qui suit immédiatement après, contient à l’exergue la légende : CM4 1 == CME — Curator Manette Kjsterioris.
Monbtarius. Telle sera la signification du monogramme r*1 — MON, qu'on trouve isole dans le champ des médailles d’Urso, PL LXX, n“ il et îa (IJ.
Df.xariorum Mom-tahjüs. Formule exprimée à la fin des légendes de la PL III, n"* p-ia, par XM ou jfM = DENARIORVM Monetarius.
(I) EiAbrl, Dactrina iiuraoruru, vol. I, pag. LXXIX. ■ Reliqui mimstri gencratini : monitarii , officinaiores, « etc.
RECHERCHES NHMIS VIATIQUES. 107
De même, PI. XVI bis, n“ n et li : MXM = MXM = M oMtarius DENARÏAE Mo/teftï. PI. XXIII , n” 5, à la seconde ligne : MXY = MXMON = yionetaritis DENARÏAE MONc<«, qu’il faut rétablir aussi au n' 7, ébréché, mais formant une variante distincte par sa face principale. Le n" 8, qui suit, est surtout instructif. Lrs trois caractères de la ligne inferieure font , moyennant les monogrammes : MONeter Arme DENARIORVM MO/retorw/f. A la l'I. XXV, n» 7, nous retrouvons aussi le XM = XM.
Monbtàrios AKrrv. Moskt.f.. PI. XXVIII, n“ ta et i5, aux faces principales : MHM = MÆM s= 1/lonetttriiis Æeive M onetrr ; on , si I on préfère la valeur de Vache pour la lettre H : M onetarias 1 1 ispiuur Mouctre. A la PI. XVII, n” 8, on lit également au droit Ml IM pour MHM.
Pk.epositls Peci niæ , etc. Parmi les abréviations des inscriptions antiques, on voit souvent P.P. pour PcttPosUûs , potir Vecunia P«blicii, pour VoPulus, etc. (1). Ainsi, à la PI. XXVII, n“ 1 -fi , où il y h rrrtv . . = PPPP .". , je lis : PrrePosUus Per/rniVe P obtiens , etc. De même, .à la PI. XXI, n“ 1-4, portant ri'P’l'... Les légendes d’Abdera , l???0 — OPPPI renversés , s’expliquent par Ofjicina Pr/s- Pusiti Pccunia' PRIMA. PI. XLH, n“ i, a, 4- Le n* a porte la même légende, mais dirigée de gauche à droite, comme il a été dit au chapitre NI, en parlant dé la lettre 9, numérotée 507. Les médailles de Ja PI. XVI bis , n" i-4 , ne laissent aucun doute sous ce rapport. Au u* f , "il y a = PPAS = Pra-Po.nfwj ii&sibutl au n” », EPAY = PPAMON = PrœPusilus Assarùe vel Acmr Monete; au n” 3, t'PAÉ'r = PP ASS — PræPositus AÈSibus- Enfin , au b° 4, lYAZ =r PPAS, comme au n" t, mais avec le sigma des Grecs, faisant partie de l'alphabet celtibérien , comme il a été dit au chapitre III , carac-
(I) Zaccakia, Inslitucioaea a n tiqua no-la pida ru* , traduction de T italien k l'espagnol, par Casto Gonzalez Eineritense, p . 400.
tère a45“- Ces légendes des revers sont les mêmes dans ce groupe de médailles, avec la légère différence entre un Z et un X ; différence qui n'est pas à dédaigner cependant, puisqu'on a mis en doute l'existence de la lettre X , dont la synonymie avec l'X résulte en même temps de ces variantes. I,a légende XêvtT = X.MPP, signifie : DENA- RIAE Monetir Pra’Positus, PI. XX , n° a. A la PI. XXT1 , n“ 9, la légende VïV TM — PPP ON, peut s'expliquer par PrerPasitus P ecunùe O fficina DECIMA TERTIA. Il y a un intervalle entre le dernier P et l’O, pour montrer qu’il ne faut pas joindre ces deux lettres. A la PI. XXV, n° 11, les dernières lettres, PPP — PPP, contiennent aussi la formule accoutumée du PrtePor/t/ir Ptcuniæ.
Des ARt.r. Monetæ. I-es lettres finales XM et XT, dont il a été question plus haut , ne doivent pas être interprétées constamment par Plenariorum Monrtarius . Souvent elles comportent la signification : DENARIAE Moncta;. Ainsi, PI. XV, n“* 4-fi, etc.
Dexariorum. Muser a Autre explication des terminaisons en XM == XM. A la PI. XXVI, 11“ 1 et a, les lettres dernières ... MXM -- INX.M, s’expliquent par IX DENARIORVM M oneta, c'est-à-dire que le mot île Moneta implique ici I hôtel des monnaies , de même qu’il y a à Paris une Monnaie des médailles. Dans le même sens, à la PI. XXIX , n” 3, il faut lire au commencement : MR = MR = Moneta DECIMA SEP- TUM A...; et les lettres M M au droit de la médaille, PI. XXXVII, n” 8 , signifient M oneta DVODECIMA. La médaille d'Emporiæ , PI. XLVIII, n” 9, est positive à cet égard. Il y a ht/N... = MONefn DECIMA TERTIA ... Voir au ehairitre IV le monogramme 34y. Sur les médailles d’L'rso, PI. LXIX-LXXI, les légendes commencent également par Af*1 et Bt*1 = PRIMA MOX eta et SECVNDA MONcto.
Popcli. Nous avons vu déjà, suivant Zaccaria , que l’abréviation
PR, dans les inscriptions antiques, signifiaitparfois/e peuple, PoP ulus. Je crois qu'il faudra l'interpréter souvent ainsi dans l’explication des légendes celtibériennes, concurremment avec les phrases PrtrPosUiu et Pecunia Vublica. De là naissent desdoutes embarrassants. Suivant toute apparence, de même que, sous les empereurs romains, le monnayage espagnol était partagé, comme on sait, entre l'empereur et le sénat, de même, durant la république, il existait un semblable partage entre le sénat et le peuple. Le développement de cette grande question n'appartient pas à ce Chapitre ; mais il faut bien citer ici, hypothétiquement, qifelques-unesdes formules qui s'y rattachent. Ainsi, l’on expliquerait la légende ci-dessus mentionnée, OPPPI, par Ofjicinu PecuniœPoVuii PRIMA. (Médailles d'Alxlera.) A la PI. 1, n“ y, uous lisons au droit : AC == AP — PRIMA P opuli, et au revers : AŸP'f.:. = AOPO — PRIMA OJficina PO puli. . . Mais ces dernières lettres peuvent signifier aussi Pecttnut’ (isernsis , comme on verra bientôt. Aux revers des deniers n“ 1 et a de la PI. V, nous lirions : Xf'SÎPP == XNOOPP = DE- NARIORVM N umularius DECIMA QV ART A Officina PoPuli; et à la PI. XXV, II» 1 1 , MPTPI-P- = MPMONPPP = DVODECIMA PopuU MONete PrœPusiUts Pec/mire, etc.
Hesheri.»:. L’Espagne était fréquemment dénommée Hesperia par les anciens. C'est un point suffisamment établi par M. Cortès (i). L’omission de faspiration ne peut empêcher de lire à la PI. III, n* 8, AS'Mf = ALXMESP = PRIMA IN ttriuris M uneta ESPerèe. A la face princi[)ale, il y a : IP'M = IINM = PRIMA IN ferions Moneta , comme au revers ; tel était le soin que ces monétaires apportaient à bien marquer le dénombrement ou la numération de leurs ateliers. D'un côté, le chiffre romain I ; de l'autre, la lettre numérale A. De la même manière, on explique la légende J'&J’f'A ... = S ES PO ...
(I) Diccioiiario de la Eapana au ligua, t- Ht, P- 35. Voir aussi l'article Hctpérit , de l'Enqtcloptdie méthodiqui (Antiquités), t. 111, pag. 182-183.
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= DECIMA OCTAVA ESPenVr Officia... (N- i4> de I» PI. XXX.) Il en sci ni t de même des médailles occupant la PI. XXXI, avec la légende VP4"P — S ESP — I) EX !l. MA OCTAVA ESPeriVe (officina sousentendu ) Encore faut-il réserver, dans ces cas derniers, l'alternative d Yjcterwris SP a nier pour ESPerù*.
Argente*. Peccni.* Paisu (se. opnciv*), parait être la meilleure explication de la légende, PI. I, n* R, ARPA, la* type du cheval reculant devant une tète de taureau se retrouvera ailleurs.
Prima Semissicm Argent) (officina), répond asse* bien à la légende PRlVrA, PI. I, u° f). Le type du cheval libre annonce presque toujours le semis , marqué ici an pluriel par deux S, excepté quand ee type est accompagne des globules plus ou moins nombreux qui décident <le la valeur en onces représentée par chaque pièce.
Prima Mon et a Spani.e, par IMOf-TV = 1 M()NES= PRI M A MONEw SpanUe. On pourrait lire aussi : Prima Moscln Er tetioris S panier; mais alors il faudrait déroger an mode d’interprétation si désirable, de combiner en un seul mot des lettres qui paraissent susceptibles d’une semblable opération. Or , quoi de plus naturel que de réunir ces quatre lettres : MONE, pour en former le mot de M( )N b'Ja. 1 PI. H, n“ i , i-io; PI. III, n'" 4 et 5. Sur ces mêmes planches, nous trouvons en même temps plusieurs fois la légende I^MONP 1 » — IOMOMES, avec un ♦ ou O intercalé de plus, où nous lisons PRIMA < yjicinn MONKfie Spania , au lieu de Prima Moneta Scanie , comme ci-dessus. PI. Il, h" a, 1, i i ; PI. UT, n" i-i. - " .. i-, *
Censor. Sur la médaille de Cartcia , PI. XIJII, n* 4, il y a CES en caractères ordinaires, légende sur laquelle le P. Florer. (i) n’a conçu que des doutes et des conjectures, proposant de lire : Cnjtu ESfi«i , ou CFSiriiu. 1 , CESo«i«j, etc. Mais surtout, à son avis, CESar, sans diphthongue. Quant à moi , je suis persuadé que cette