I : McdallM, etc., i. H, psg 3I&-ÏI6, et tab. JW, 8g. S
•. ^QifliîEiàl.b^Googlg
formule marque le censeur, par une abréviation analogue à celle de COS pour cossil. D'ailleurs, nous la trouvons expressément elle/ Xaccaria (i): « CES. eonseres. » Cette interprétation est corroborée par la médaille inédite et unique de ma collection, qui suit immédiatement après sous le n" 5, oit la formule CES ou censure) est accompagnée des noms propres de ces censeurs : I Mcius RAJ ... et Lucius AliRl ... Ajoutez que le nom de C'arteia se trouve ici en tontes lettres à la face principale, tandis qu'au n" 4 il n’y a que les lettres CAR au revers, ce qui a obligé le P. Florez à recourir à plusieurs arguments, très-fondés du reste, pour prouver que sa médaille a bien été frappée à Carteia. Cette question, d'ailleurs, ne peut plus être révoquée eu doute, après la publication de mon n° 5.
Gela |K>sé , il devient facile d’expliquer la légende en caractères cellibériens, <KVr \f. PI. XXV, n™ i-4- KUe est d'autant plus précieuse pour l’analyse, que tous mes devanciers, y compris Sestini, sont d’accord sur la valeur de ees cinq caractères , égaux à CESSE. Et, néanmoins, ce même Sestini y a trouvé le nom de la ville de Cessa. Nous lisons donc : CENSOR SFj/ntus on CENSOR S paniœ E xlerioris ; iifchetise alternative, qu’il faut cependant conserver encore quelque temps. 1 «i mention du censeur ne se retrouvait guère jusqu’ici que sur les médailles impériales.
IN ou r*- . préposition qui se présente assez souvent sur les médailles eeltibériemies, à la manière de la phrase grecque : Èv — à Rome. D’autres fois, c'est l’adjectif interior, désignant la partie de l’Espagne située au nord de l’Èltre. Sous le premier rapport , if y a une médaille en caractères ordinaires, frappée à Carthagène (a), portant la légende : Ti. Cksar Divi AucMsti Filius Avc.nslus Vonùfex Waximus , et au revers : Cajus César ’XYberii ’Srpos QvtyQueA/uUi) In \ictrici
(I) Jjoco cil . , p. 372, d'après Fabretti, 769, 3.
;2) Fierez, tab. XVn, Op. 3. Mienne», Suppl., 1. 1, p. 73, ré 41».
Sulia Nova Kart/iagine. Tète nue de Caligula, à gauche. Cette préposition In a été qualifiée, par Eckhelfi) : « Epigraphe insolentior. » A mon avis, il signifie que Caligula se trouvait, à cette époque, à (iarthagène , ce qui fournirait l’explication d’un fait historique encore obscur. Pourquoi Séjan épargna-t-il Caligula, favori deTibérius, lorsqu'il immolé tous les autres membres de la famille (pii lui faisait ombrage ? Parce que Caligula résidait probablement alors à Carthagène, IN Nov» Cartiiagine, et se trouvait ainsi hors des griffes du tyran, c'est-à-dire de Séjan : car l’épithète serait également applicable à ces deux antres personnages. Cette médaille est heaucoup plus rare que les autres, où l’on trouve les fonctions quinquennales de Caligula. Son séjour à Carthagène n’aura pas été de longue durée, tandis que le reste de son monnayage , sans l’IN, a pu se prolonger pendant cinq ans.
Sur la médaillé d’Onuba , PI. I.IX , n“ 8, en caractères ordinaires, on lit au droit : COI, IN CT, que le P. Flores n’a pas réussi à expliquer, mais où Sestini a lu très-ingénieusement : INejcfa Civitas T uri/u/ontm. En adoptant l’idée principale, je lis : JN C {vitale T urdulorum, qui se joint à I'Om ba du revers. Du reste, Sestini a eu tort de placer les 'lettres COL après celles d’IN CT, construisant ainsi sa phrase : Invictn CivitasTurdu/orum C olonia O nuba. Suivant l’habitude constante des monétaires romains, il faut lire, d’abord à droite, GOLmme/la , ou tout autre nom personnel commençant de la même manière; puis IN Ciïitate TtirduJorum ONVBA, moyennant le revers. Ce n’est pas une monnaie locale de la ville, mais une monnaie romaine battue par ce COL . . quel qn’il soit, rions l’hôtel des monnaies existant à Onuba. Aussi l’on voit, à la PI. L1X, n° 6, sur une autre médaille d’Onuba d’un plus grand module , la désignation ordinaire de l’atelier par la formule rxA = OA = Q fjicina PRIMA ; désignation
(1} Dortrin» numorum. vol l, p. 41,.
qui ne se présente jamais sur les monnaies particulières, des villes, colonies on mnnieipes d’Espagne. Chez Masdeu (i) l’on rencontre aussi ce titre de colonie appliqué injustement à Onoba , comme l'observe avec raison le P. Elorez (a); et, de plus, il faudrait interpréter, suivant Masdeu, les lettres INCTCOL, par \ulio Xovato, C ornclio T «rlitann et Caj'o O restes Xuabienoü Enfin, nous retrouverons autre part ce nom de COI,... précédé d’un P pour P obtins.
Ktbhiohis vel F.xtëbIoris Provinciæ. Au commencement de la conquête de l'Espagne par les Romains, il n’y eut pas de division en provinces. Depuis l’année ai8 avant l’ère chrétienne jusqu’à l’année 199, l’Espagne est considérée comme une seule province. En 198 commença la partition, où Cnejus Cornélius Lentulus devint proconsul de la citérieure ou intérieure, et Lucins Estertinius proconsul dans la province ultérieure ou extérieure. La division en trois provinces, Tarraconensis, Bætica et Cusitania, n’eut lieu que sous le règne d’Auguste, que précèdent la plupart des médailles celtibériennes. La division en intérieure et extérieure était formée par les chaînes de montagnes ou par les grandes rivières. En Espagne, c’était l’Èbre; aux Indes orientales, le Gange; on disait : » India intra Gangem, » et « Indra extra Gangem. » Encore aujourd’hui il existe quelque chose de pareil au royaume des Deux -Siciles. Les dénominations citérieure et extérieure, appliquées aux deux provinces espagnoles, paraissent comparativement moins anciennes. Strabon, qui Uorissait encore sous Tibère, a d’abord ce passage relatif à la ville de Tarracon [h. Tarragona) : « Est metro[>olis non tantum intra Iberum sitae Hispaniæ, sed et inagnæ partis eius que extra est ( 3 ). » Plus loin ^ « Quidam et extrema Py renés aecolunt, nsque ad trephæa Pompeij ; per qu:r iter est ex Italia in exteriorem quam vocant Hispaniam,
(1) Hietoria critica de Espafla, t. VI, p. 16-17.
(2) Med» lins. etc., t II, p. 616.
(3) Reruiu geographicarum libri XVII, édition de Paria, 1636, p. I59C.
maxime Barticam (i). s Après : « Romani totam regionem promiscur ll>eriam et Hispaniam nominantes in interiorem seu citeriorem , et exteriorem seu ulteriorem, dividunt (2). »
\ oiei quelques fornmles choisies à ee sujet, parmi un grand nombre d'autres :
A. z= A = PRIMA (oflicina vel moneta).
ly. Al“ — AIN = PRIMA IN teriuris (provinciæ oflioina). Le petit module n'adinettait pas plus de détails. PI. I, 11° 3 . Mais la médaille qui suit est plus grande, et partant plus explicite:
A = A = PRIMA (moneta).
R'. AF'MAX = A 1 NMAX = PRIMA IN/mow Mtvieto Aem OENARIORVM. Ou, si l’ou aime mieux: PRIMA INtmom M tmehr, Kereiv DENARIAE (oflicina). Ce dernier mot serait alors, également sous-entendu au droit. PI. 1 , n"
XK = OENARIORVM Suinularins.
R" r PA = IN PA = l'Sterioris Provincite PRIMA (oflicina ). PI. 1 , 11™ 10 et 11.
XI = \I = VNOECIMA {oflicina).
II'. Xlf / r*' , P = XIMNO = VNDECIMA N umitrtim I nleriori.t O/Jicina. PI. XX, n" 3 .
Suivent quelques-unes des formules relatives à la province extérieure :
IS'PMH' = EOME = QVINTA O/jicina M onetœ E xterioris. PI. XI), n“* 7 et 8.
•PM = EM = QVINTA Moneta.
K = EEPXM = QVINTA E xterioris Provincial
OENARIORVM Moneta. PI. XIV, n" 7-13.
(I) Iteruin geographicarum libri XVII, édition de Paris, p. 160 B.
(î) Ibid., p. 166 C.
RECHERCHES NCMISMATIQL'ES. 115
H4P = HOE = OCTAVA O 'fficinn E clerinris. PI. XVID, n“ 10 . t- = P= DECIMA Q VINT A (offîcina).
RT r= DECIMA QVINTA O (peina Provincial E ttr-
rinris DF.NARIAE Moneto. PI. XXV, n" y.
Ambarim Provixciarum. Au commencement de ce chapitre, j’ai donné l’explication de la légende CELT A/% = CELTt6er*r>r«f» AMB«r«m. PI. F. XV, n 04 y et 8. Ces médailles étaient frappées par séuatus-consulte. De la même manière, nous expliquons la légende celtibérienne : P'AfONÏKN , qui se traduit en caractères ordinaires par INAPONEKN = IN A mharunt ProvinciarHm Officina N umornni QVINTA K nrntor Numurum. C’est probablement par allusion aux deux provinces, intérieure et extérieure, qu’on trouve toujours deux chevaux au revers des deniers. PI. XVI, n“* i-4-Sur ce dernier denier on a omis le premier N, et par conséquent la réjtétitilon du mot N umorum ; niais le sens n’en est jias moins le même : r^AfOîKN = INAPOEKN — IN Ambcirani P ruvi/iciuruin Officina QVINTA Kura- <or Numol-um . II en est de même du n" i o, en bronze : une partie des variantes de ce groupe a été frappée par Mare-Antoine, avec sa tête ou celle de Cléopâtre.
Ui.TKRimus Paovixci t. Sur une médaille fruste de Cadix, PI. XXIX, n" 4i *1 y a en contre- marque : *rV..AA = SVIT)AM = DECIMA OCTAVA VI Jerioris Officina kereœ M onetœ. Mais si l’on considérait I’. comme un simple point destiné à prévenir la réunion des deux monogrammes V. et AA, dont la combinaison ferait VRAM, il y aurait : Décima Octava. Uiterioris Af.r.t. Monkt.e (sc. officina).
BiTic-F. Provivci.e. Mionnet (i) a cité, parmi les incertaines d’Espagne, une médaille en bronze , dont la lace principale porte la légende IIAB = IIAB, qui s'expliquerait très-bien par SECVNDA
(I) Detcription, etc., t. I du supplément, psg. 119, a* 690; et pl. VI,.o 4 6.
116 RECHERCHES NUM1SMATIQUES.
\erû ilceticœ (officina). Au revers, un caractère incertain entre deux épis. Sur l’une des médailles portant la légende Aria en caractères ordinaires (i), on lit au haut du revers, CVNB , dont l’explication a tant occupé les savants. Je ne crois pas me tromper en lisant : ro-
tor N umorum B œticœ. I«i marque du semis (S) prouve que ce n’est pas la monnaie locale d’une ville, puisque l’indication de l’as et de ses parties ne se trouve jamais sur cette espèce de médailles, comme on verra plus tard. De meme on lirait O irator umorum au com-
mencement de la légende CIV ARIA ( 2 ); mais c’est là une médaille fausse. Toutes les médailles attribuées à une prétendue ville d’AMBA offrent à cet égard de sérieuses difficultés , mais surtout celle qui porte le type du sphinx (3), appartenant incontestablement à l'atelier ri’ U rso, comme Sestini l’ajustement observé. Cependant je ne crois pas que toutes les épreuves de cette rare médaille contiennent une falsification, quoique l’exemplaire qu’il a vu dans le musée hedervarien puisse être « uiodernamente falsificata, e da non potersene far capitale. » M* Akerman l’a bien admise comme véritablement antique, et nous en donne une excellente représentation , d’après l'original qui existe au musée britannique (4). Il y a d’ailleurs cette autre circonstance, que la pièce falsifiée du musée hedervarien porte, d’après Sestini (5), la légende AAI B A * modo rétrograda ; » ce qui -n’est pas le cas pour l'exemplaire du P. Flore/., ni pour celui du musée britannique. Sur l’un et l’autre il y a, de gauche à droite, ÀtffMBÀ. Sans doute il ne faut pas réunir ees quatre lettres dans un seul mot, indiquant la ville d’Amba. ! /astérisque après le premier A prouve que celui-ci ne doit pas se joindre à l’M. Cet M ne saurait se combiner
(1) Flore*, Medaîlas, tal». IV, n** I et ‘2.
(2) Ibid., tab. L1X, fig. 7.
(3) Ibid., L1X, lig. 5.
(4) Aucient coins, p. 19, n* 2. — PI. II, n* 5-
f5) Dcscrizioue délie medagiie ispaqe, p. 22.