CHAPITRE IX
DES POTERIES DE SAOl'NTK.
Peut-être s'étonnera-t-on de prime abord, en trouvant, parmi des recherches consacrées à la numismatique, un chapitre sur les productions céramiques des anciens. « Non erat hic locus, » dira-t-on.
Néanmoins j'ai rencontré, dans les marques et timbres des fragments de poterie dont il va être question, des faits qui ne sont pas sans utilité pour confirmer les explications de l'alplialiet celtibérien, tel qu’il a été établi d’après les médailles, aux précédents chapitres III et IV.
I,es poteries de Saguute, si estimées dans l’antiquité, objet d’un grand commerce d’exportation vers différents pays étrangers et particulièrement pour l'usage de Rome, comblées des justes éloges de Pline le Second et d’autres écrivains romains, n’ont guère fixé l'attention des auteurs modernes de l'Espagne; à l’exception du comte de Lumiares, qui a publié à ce sujet une brochure fort estimable (i), mais accompagnée malheureusement de quatre planches d'une exécution si faible, qu’elles ne donnent aucune idée du mérite artistique d’une grande partie de ces bas-reliefs, remarquables par le dessin aussi bien
(!) B&rros fUcuimsos. Disertacion sobre estes monunientos autiguos, etc. — ' l’or et exc. t*uor don Antonio Valcarcel Pio de Saroja y Moura, coude de [.umiares. En Valencia, 1779.
<|ue par leur modelé suave et moelleux ; ni de la beauté, pour ainsi dire typographique, qui fait admirer souvent la délicatesse des caractères à reliefs composant des légendes de la plus petite dimension. — Or, on retrouve, dans ces nomenclatures des ateliers et des fabricants de poterie, plusieurs lettres celtibériennes, dont la valeur pourrait sembler douteuse, à l'appui de mes explications antérieures, d’après les médailles.
Lettres simples des médailles cellibériennes, qui se retrouvent dans les légendes publiées par le comte de Lumiares.