OBSERVATIONS
(t) La marque entière portant ROMAf'V, en deux lignes, ou ne peut douter que cet A ne soit un A.
(a) Dans la marque ASI, qu'il faut lire de droite à gauche, quoique la figure ait été placée sens dessus dessous, I A est également un A, comme 12 est un S ordinaire, mais tourné dans une direction opposée.
(3) Au commencement de cette empreinte il y a AR, séparés par un intervalle du monogramme, dont il s’agira plus tard. Cet A, combiné avec l’R, ne peut être qu’un A, et non un L.
(4) R y a de même des A rendus par IA dans Iesn"'i4 et ifidr la table III, et l’enseignedu fabricant est la même, savoir, suivant f auteur, une palme. [ .es légendes paraissent aussi analogues, qnoiqti'au n* i \ on lit de gauche à droite ni7A, etc., comme l'indique aussi la direction de l'enseigne, contrairement an n° tfi, où la palme suit une direction contraire, ainsi que la marque ITIDA — PIDA, mais au rebours.
(5) r,a lettre /L de la marque : OF CJASI .. doit être aussi l'équivalent de FA.
(fi) l.e C de l'inscription XCOIPI répond au C ordinaire des Romains, dans sa forme angulaire.
( 7 ) Cet 3 n’est que i'E ordinaire, comme on le trouve toujours dans les légendes tournées vers la droite, ce qui est évidemment le cas ici, où il y a 3AR.
( 8 ) L'b ayant été reconnu généralement, par les auteurs les plus récents, comme l’équivalent de TE, il serait inutile de s’y arrêter; cependant il est curieux de voir ce fait confirmé sur l'ancienne poterie.
( 9 ) L’W, ôu l’N tourné vers la gauche, se trouve ici par la faute du graveur du timbre, puisque la légende OF. POMTI se lisait de gauche
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RECHERCHES NÜMFSMATIQUES. ' 17 !)
ù droite, et réclamait par conséquent un N ordinaire. D’où il résulte, — ce rpii n’était pas bien clair d’après les médailles, — que la lettre H n’est pas à considérer comme un caractère particulier des alphabets celtibéricns, mais simplement comme l’N ordinaire tourné de droite à gauche.
(10) L'h', cette forme si fréquente de l’N, se voit aussi sur le fragment inscrit ROMAb'V. dont il a été question déjà, et qui ne (terme! aucun doute.
(t i) Dans la marque 0 IK , l’on retrouve d’abord le caractère® de nos médailles celtibériennes, n" t 4 o.
(12) Le n = P n’y manque pas non plus.
( 1 3 ) A la Tab. III, n° il y a un R, c’est-à-dire un R tourné vers la gauche, quoique la légende CARI soit dirigée de la main gauche vers la droite. l-a même chose arrive sur l’un des groupes les plus riches des médailles celtibériennes, portant RRSP’HS.
(14) Sur la marque déjà citée : XCOIVI, la première lettre, ï. n'est pas non plus étrangère aux alphabets qui nous occupent.
su
Des monogrammes ou ligatures f/u’on trouve sur les poteries de Saguntc f publiées par le comte de Lumiares.
Il y a une ressemblance frappante entre ces monogrammes, ceux des médailles celtibériennes, et ceuxcfO’on connaît depuis longtemps, d’après les légendes du monnayage des familles romaines, quoique ces dernières n’aient été figurées d’une manière méthodique, complète et non interrompue, qu’J» là planche F. XXII et dernière du bel ouvrage de M. Riccio (1). Or, parmi les monogrammes qu’il nous a fournis, et
(l)Le Monete delle nntiche fnmiglic di Jionia, seconda edizinne, Napoli IHi.'l.
qui seront probablement entre les mains de tout le monde numismatique, nous retrouvons tous ceux que leeomtede Lumiaresa tirés des |>oteries de Sagunte, savoir :
Riccio.