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(1) C’est une opinion trés-ancienne que celle qui attribue le développement des hydatides au systéme:liymphathique. Nous avons rapporté des faits analogues du plus grand poids en faveur de cette opinion ; il ya tout lieu de croire que , par la suite, des observations directes en produiront les preuves certaines. |
(2) M. Howsurr.
tres désorganisations dont nous nous sommes occupés.
« Le malade avait environ soixante-deux ans:
pendant les deux dernières années de sa vie, il était devenu excessivement nerveux ; mais il n'avait ni symptômes fébriles ni douleurs locales; le caractère dominant de la maladie était une affection nerveuse successivement croissante. L’extrait suivant de l’observation cadavérique est spécialement digne de notre attention.
» Presque tout le côté gauche de la poitrine était rempli par une tumeur onduleuse qui était fortement adhérente aux parties circonvoisines. Cette tumeur ouverte, on y trouva un kyste 1mmense contenant environ six quarts (trois litres ) de matière épaisse, purulente, d'un jaune verdatre, d’une odeur extrêmement pénétrante.
» À la face interne du péricarde existait un certain nombre de grosses tumeurs de consistance solide, qui comprimaient le cœur ; une grosse masse tuberculeuse compacte occupait la région supérieure de la poitrine. La substance quelle renfermait était cérébriforme , ou semblable à de la crème épaisse, entremélée de fascicules membraneuses très-fines ; par une incision faite au milieu de la masse, le scalpel pénétra dans un large kyste puru-
lent. En examinant avec attention la coupe de cette masse, on remarquait que le grand kyste était adhérent a la tumeur tuberculeuse; car la surface de la masse solide était amolhe par ‘le fluide épanche du kyste.
» La tumeur tuberculeuse s’étendait jusqu'au bord supérieur de la poitrine ; en arrière , elle était fortement adhérente avec le lobe du poumon gauche, qui était situé dans l’espace angulaire, entre les côtes et la colonne vertebrale; la substance pulmonaire était parfaitement distincte de l'affection morbide.
» Dans le tissu propre du poumon se trouvaient trois petits abces , deux du volume d’une noisette , et le troisième , de la grosseur d’une chataigne ; mais la matière de ces abcès était de la consistance du beurre, et sous tous les rapports très-différente de celle contenue dans le grand. kyste (1). »
Mon travail deviendrait inutile s’il était né- De DOS aE PR TS PU PIRE Fe Pee true
(1) Voyez Howsntr’s Observations in surgery and morbid anatomy, page 215.
Dansle même volume se trouve un cas fort singulier de maladie du péritoine : il offre un exemple frappant de affection dont il est parlé dans la première partie de mon ouvrage. Si elle n’etit été déjà imprimée lorsque le volume de M. Howsurr m'est tombé entre les mains ,
yen aurais alors fait mention.
cessaire de commenter l’observationdeM. How ship. Je n’aurais d’autre fait a produire que celui-ci, qu'il suflirait, seul, pour justifier les propositions que j'ai avancées en divers endroits de cet ouvrage. Si le lecteurm’asuivi avec attention dans le cours de mon travail, je suis persuadé qu'ilsera frappé de l’analogie qui existe entre ce cas et Ceux qui sont consignés dans ce volume. Si les observations de Hunter sur la forma- ‘tion du pus sont exactes, certainement que la matère contenue dans le grand kyste del’observation de M. Howship n’était pas purulente : il est évident que Hunter aurait range cette tumeur dans la classe de celles qui se forment -sans inflammation; et si l’on veut être rigoureux dans l’expression des mots, de semblables collections ne doivent point prendre le nom dabces. Hunter établit très-bien la différence des effets qu'ils produisent sur la constitution de l'individu. « Quand un abces résultant del’inflammation vient à-s’ouvrir, il marche vers la guérison , et même quelquefois elle se prépare avant qu'il soit ouvert. L’inflammation diminue peu-à-peu, la suppuration devient meilleure, les granulations se forment, et ces divers phénomenes s’operent , parce que l’inflammation en était la cause. Mais quand un amas de matière qui n’a point été précédé d’inflammation tend à
se faire jour, il en résulte des phénomènes tout- ‘ à-fait différens ; c’est-à-dire que l’inflammation survient dans toute la cavité de l’abcès, qui, par la suite, produit une matière parfaite, semblable a celle qui survient à la suite de Vinflammation, quand c’est elle qui est l’origine de la maladie : c’est alors‘ qu’elle produit des affections constitutionnelles si elle a des rapports avec la constitution; mais cela dépend du volume de l’abcès, de sa situation, de la nature des parties, etc. Cependant il arrive quelquefois que l’inflammation se manifeste avant que ces sortes d’abcès ne soient ouverts: ce qui n’a lieu que lorsque la matière distend la cavité, et qu'elle agit sur ses parois à la manière d’un corps étranger (1). |
Telle est la marche que suit la vomique : il se forme d’abord une collection de matière ; le kyste augmente de volume , quelquefois il se rompt, etlaisse échapper la substance qu’il contient ; si la mort ne s’ensuit pas immédiatement, il se fait une accumulation et une évacuation successives de cette matière, et si l’inflammation donne à la maladie un caractère
spécifique , il survient une fièvre sympathique;
(1) Vide Hunrer, On the blood, page 394.
puis une fièvre étique, qui se termine par la mort.
J'aurais dû peut-être terminer mon travail par la conclusion des faits que j'ai RP ; mais j'ai pensé qu'il serait plus sage de m'en abstenir : elle devient inutile si cet ouvrage a été lu avec quelque attention. Si mon but est manqué, la récapitulation que j'aurais pu faire deviendrait superflue; il faudra que d’autres faits, d’autres observations, viennent confirmer ou réfuter les propositions que j'ai avancées : dans l’un et l’autre cas, la science ne peut qu'y gagner ; il en résultera toujours quelque avantage pour le bien de l'humanité.
Nota. Ce premier volume a été imprimé en 1819. Le volume suivant n’a été publié que trois années après, en 1822 , sous le titre d’ILLusrRATIONS of the enquiry , respecting tuberculous diseases.