PLANCHE I
J’ai choisi ce cas pour faire voir l’état primitif ou le caractère vésiculaire des tubercules. Quelques-uns des plus petits corps globulaires étaient parfaitement transparens et de la plus délicate texture; les plus gros étaient devenus opaques et transformés en tubercules solides. Cette gravure est l’image fidèle de Pétat primitif des tubercules décrits dans l’observation , page 35. On remarquera, comme une preuve de la doctrine que nous. avons établie dans le premier volume et dans celui-ci, que l’on rencontre quelquefois de ces vésicules à la face interne des hydatides elles-mêmes, et qu’ainsi l’origine de ces. corps et leurs transmutations se trouvent prouvées au delà de toute espèce de doute. Voyez l’observation dans la-
quelle cettecirconstance s’est rencontrée, à la page 455.
PLANCHES II er III.
Les dessins de ces deux planches ont été faits d’après le même sujet, et si on les compare avecla première, on y verra, d’une manière frappante , les progrès du tuberculepulmonaire, dont on trouve une ample description dans le premier chapitre. Dans la Planche IT, les tubercules ont été peu au-dela de leur stage vésiculaire. Dans les points où cela est ainsi, les parties voisines du poumon sont à peine altérées; mais à mesure qu’ils augmentent de volume, et qu’ils s’approchent les uns des autres, la couleur et la densité du poumon se trouvent changées. Dans
ce cas, aucun des tubercules n’était passé à l'état d’ulcés ration ; ouverture qui se fait remarquer a été faite avec le scalpel. La forme et la dimension de l’ouverture sont relatives à celles du volume du tubercule qui s’y trouvait, sa situation était en rapport avec l’incision faite par l'instrument. L’épaisseur de la tunique du tubercule se fait remarquer distinctement en plusieurs endroits ; mais ' pasunde ces corps n’était parvenu à l’état deconsolidation. Il est évident que les tubercules dans cet état, ou tels qu’on les voit dans la Planche [re., peuvent exister sans donner aucun symptôme de consomption pulmonaire. Il ne peut se faire aucune expectoration de matière tuberculeuse, puisque la matière tuberculeuse, strictement parlant, n’a pas été formée; mais la présence de ces corps dans les poumons peut occasionner la toux, la dyspnée , l’hémoptysie ; l’état qui donne lieu au caractère essentiel de la phthisie tuberculeuse ne se rencontre que dans une période plus avancée de son développement. Cette période est en partie représentée dans la Planche III, Cette figure est d’autant plus importante à examiner, qu’elle réunit les caractères que nous venons de décrire avec ceux qui représentent la marche progressive de la maladie. Les transitions que je soutiens avoir lieu sont démontrées ici de la manière la plus évidente : dans une portion on voit les vésicules molles , élastiques; dans une autre elles commencent à devenir opaques et à augmenter de volume. (Voyez ; pour la description détaillée , pages 302 et 503.)