I. Ne faudrait-il pas lire îe chiefipour du cerf
RECHERCHES ETYMOLOGIQUES 6l
beaucoup comme qualificatif méprisant appliqué aux esclaves; l'afr. hnron (yillain huron, huron sauvage) avait précisément la même valeur ; ce sont les nobles qui ont donné, dans la Jacquerie de 1358, ce nom de hurons aux paysans révoltés qui étaient en quelque sorte leurs esclaves. — L'afr. huriUon ' sauterelle ' signifie proprement ' petit voleur ' ; Godefroy nous cite un exemple du xv® siècle où hurillon se dit des sauterelles qui, dans la huitième plaie d'Egypte « broutèrent toute l'herbe de la terre et tout le fruit des arbres. » (Exode, x, 15.) On a rapproché l'afr, hurhec ' chenille de la vigne ' du bas-lat. UUbeccus, guiribeccus ' phylloxéra ', mot d'origine inconnue qui se trouve dans Orderic Vital ; mais il est à peu près certain que hur- représente ici encore le lat. fur '.