DU PIONGIPS CONSTITUTIF DE LA SOCIÉTÉ
qai lui ont été donnés en héritage^ comme le prix de son sacrifice.
Nous avons dit que le pouvoir devait être constamment et réellement présent à la société^ qui ne peut même un instant exister sans pouvoir.
L'Homme-Dieu sera donc toujours présent à la société quil a fondée; il y sera présent par les lois qu'il lui a données^ par le vicaire ou représentant visible qu'il a laissé sur la terre; il y sera présent par ses ministres, présent enfin comme victime du sacrifice, sacrifice réel et sanglant une fois accompli par un peuple; par des hommes qui ne savaient ee qu'ils faisaient, en répandant un sang qui est retombé sur eux et sur leurs enfants, nié aujourd'hui par des hommes qui ne savent ni ce qu'ils font, ni ce qu!ils disent; mais désormais, sacrifice mys* tique et commémoratif, quoique non moins réel, sacrifice innocent de l'homme universel , offert pour l'universalité des hommes, sacrifice de l'homme et de la propriété, représentée par la propriété la plus générale, seule nécessaire à la subsistance de lîiomme, le pain et le vin, sacrifice enfin dont l'esprit de l'homme ne peut pénétrer la manière, mais dont sa raison peut concevoir les motifs naturels ou la parfaite convenance à la société.
Toute l'économie de la religion chrétienne porte donc sur le ministre universel, le médiateur, le sauveur, Jésus-Christ, en un mot, comme sur un fondement inébranlable. Aussi, l'on peut remarquer que l'Église termine toutes ses prières et toutes ses demandes à Dieu ainsi : Par Notre-Seigneur Jésus-Christ votre Fils, etc., etc.; mais cette préposition par suppose toujours que moyen ou ministère sont sous-entendus; et faire, ou demander quelque chose par quelqu'un veut dire, ^ar le moyen, le ministère, l'entremise de quelqu'un. Le raisonnement et l'analogie des idées et des expressions nous ont conduits à le reconnaître comme le ministre universel du pouvoir universel de Dieu sur l'universalité du genre humain; participant, par conséquent, de la nature de Dieu et de la nature de l'homme, comme dans toute société le ministre participe nécessairement delà nature du pouvoir et de celle du sujet; Homme-Dieu par conséquent : et tout ce que l'enseignement religieux, dans son langage ascétiqne, nous enseigne de cet Homme-Dieu, découle de ce caractère de ministère universel, par une suite d'indue* tîonset de raisonnements dont il faut combattre le principe ou admettre les conséquences. Ce n'est pas, je le répète, expliquer
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le myst^^ mais c'est en montrer la néoessilé^ je veux dire la conformité à la nature de la société ; car rÉtresouveraînemeat Ubre ne fait rien de nécessaire on de forcé; mais l'Être^ qm est la souveraine rais<xi, fait librement tout oe ^m est cochonne à la nature, dont il est Fauteur.
La religion chrétienne est done mie société mon«rchÎ4i|iie^ où le pouvoir, le ministre^ le sujet sont personaes distinctes l'une de Tautre, où le ministère miiversel, derveau pouvok* et fondateur de la société chrétienne, jvye et comkat suivant les fonctions que nous avons assignées au powvoir éans tottt« société. Aussi, dans le livre mystériettx de la rdigioo chrétîemiey chap. XIX, le Verbe de Dieu, ou son ministre, sort pour juger et combattre; « Etcumjustittaj^BdicatetpHgnat^Tn Les ministres qu'il a institués, comme tous les SMiiistres des autres sociélés, ont, sous les ordi^es et la direction du pouvoir, la double fonction de conseil dans les assemblées générales de l'Église ou ses conciles, et de service daas tous tes temps, pour combattre et repousser Terreur.
C'est cette identité parfaite de priBdpes et de oonsUtatioD, entre la monarchie religieuse et la monarchie politique, qui s fait la perfection et la véritabte force, la force de conservation ou de restauration des États catholiques. D'autres États, tombés dans le popuiarisme ou le presbytérianisme, en piMique et en religion, sont sans force propre et intrinsèque de stabilité, toujours agités au dedans, toujours hog^iles et agresseurs au dehors; et en cberchaAtle boaheur et ia force, ils n'<Mit lencontré que la richesse.