‹ Recherches physiologiques et anatomiques sur les CuscutacéesChapitre 10 sur 57 · NON EN TOO SE TER ONIFENTE · texte numérisé non relu

NON EN TOO SE TER ONIFENTE

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5. — A. Courbe de la croissance d’une plantule de C. Europæœa, de Tmm

de longueur, en fonction du temps, pendant 24 heures.

B, CG, D. Courbes se rapportant à diverses mesures de croissance, prises dans un même entre-nœud de tige adulte de C. Europæa. Cette entre-nœud à une longueur de 25 "" et il est divisé en 10 zones de 2"m, 5, La croissance a pris fin au boutde 6 jours :

B. Courbe de la croissance d’une zone en fonction du temps.

C. Marche de la croissance de l’entre-nœud tout entier, en fonction de la distance au sommet.

D. Courbes des accroissements intercalaires successifs de l'entre-nœud.

E. Courbe de la croissance en fonction de la distance au sommet, d’un entre-

nœud «de 18m divisé en 18 zones de longueurs égales. La croissance prend

fin au bout de 3 jours ; les accroissements des 18 zones, au bout de ce

temps, sont les suivantes, à partir du sommet de l’entre-nœud (en milli-

mètres) : 11—7—6G12—5—41R—-1-4—-2-2—-2—1—1 —

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successifs de l’entre-nœud tout entier au bout de six jours. Comme l'on pouvait s’y attendre, cette courbe à à peu près la même forme que la courbe B; que l’on considère en effet l’entre-nœud tout entier, ou une seule tranche, ou même une seule cellule, la vitesse de croissance varie toujours dans le même rapport. On voit que c'est aussi le troisième jour que l’entre-nœud acquiert le maximum de croissance.

La courbe E représente la marche de la croissance en fonction de la distance au sommet, d’un autre entre-deux de 17 millimètres divisé en dix-sept tranches égales. Cette courbe est analogue à la courbe C.

Si pour un tel entre-nœud jeune, on fait jour par jour le tableau des accroissements de chaque tranche, on voit que pendant les premiers jours l’entre-nœud croit sur toute son étendue et de la même manière; puis peu à peu les tranches inférieures se ralentissent; le ralentissement gagne progressivement toutes les tranches de bas en haut, bientôt le premier tiers supérieur de l’entre-nœud croît seul, enfin la première tranche seule continue à croître. L'accroissement se fait donc dans tout l’entre-nœud avec une vitesse qui va en croissant de la base au sommet.

Au moment où la croissance d’un entre-nœud prend fin, dans le C. Europæu, il est surmonté de cinq ou six entre-nœuds bien dégagés du bourgeon terminal, c’est-à-dire sans compter les très petits entre-nœuds du sommet de la tige que je confonds avec ce bourgeon. La longueur totale en voie de croissance d’une tige comprend donc six ou sept entre-nœuds; la vitesse varie, suivant l'espèce, la plante hospitalière, l'orientation et, en général, toutes les conditions extérieures.

Sur la longueur totale en voie de croissance, l'accroissement suit la même loi que sur un entre-nœud isolé. La région de plus grand accroissement se trouve donc dans le premier tiers de cette longueur totale.

Pour arriver à la notion exacte de la marche de la croissance dans les tiges, il faut s'adresser, comme je l'ai fail, aux liges vigoureuses, blen nourries, lentes à former les suçoirs.

I est avantageux d’expérimenter sur une pousse encore très petite, venant à la suite d'une riche région haustoriale qui, lui fournissant la nourriture pour un temps assez long, lui permet de

SUR LES GUSGUTACÉES. 39

prendre un accroissement assez considérable avant de se mettre à former une nouvelle série de spires serrées.

A certains moments, qui correspondent aux besoins physiologiques de la nutrition, une certaine portion de la tige, ainsi que nous l'avons vu, devient irrilable au contact des corps durs. C’est celte porüon de tige qui va donner les spires serrées à suçoirs. Cette période irrilable correspond toujours à la région d’accroissement maximum, et se trouve, par conséquent, dans le premier tiers de l'étendue {otale de la zone en voie de croissance. Dés que cette région est irrilée, la rapidité de croissance diminue tout à coup, et toute la force végétalive est employée à accroître l'épaisseur de la lige et à former des suçoirs. Après cette période d'arrêt, la croissance reprend sa marche normale et ainsi de suite.

8 4. — LES SUCOIRS.

Les suçoirs ont élé déjà bien étudiés à leurs divers points de vue, depuis GUETTARD, par un assez grand nombre d'auteurs ; j’indique ci-dessous (1) les principaux. Je me contenterai donc de décrire ces organes, en un résumé aussi Court que possible, et suffisant pour l'intelligence des faits qui vont suivre. Les suçoirs des grandes espèces, cependant, n’ont pas été étudiés encore et présentent certaines parlcularités que je me propose de signaler dans un

(1) GuerTARD». Mémoire sur l’adhérence des Cuscutes aux autres plantes. Æistoire de l'Académie royale des Sciences, 1144; p. 170 et suiv.

Mouz. Uber den Bau und das Winden der Ranken der Schlingpflanzen. Tübingen. 1827, p. 129.

SoLms-LAUBACH. Ueber den Bau und die Entwicklung parasitischer Phanerogamen. Pringsheims Jahrbücher für wissensch. Botanik, Bd VI.

Branpr. Nonulla de parasitis quibusdam phanerogamicis, etc. Zinnæa 1849.

Urorx. Beiträge zur Physiolowie der Cuscuteen. Æora 1860, p. 276.

Pouusex. Ueber der morphologischen Werth des Haustoriums von Cassytha und Cuscuta. Flora 1871.

L. Kocux. Die Klee und Flachsseide, 1880 ; p. 27 à 29. — Untersuchungen über die Entwicklung der Cuscuteen, 1874; p. 92-121.

GRAN. Origine des Sucçoirs des plantes parasites. Bull. Soc. Bot. Fr. XXXIV, 1887 ; p. 313.

PeIRce. À contribution to the Physiologie of the Genus Cuscuta. Annals of Botany, vol. VIII, N° XXIX, 1894.

Price. On the structure of the Haustoria of some Phanerogamic Parasites. Aunals of Botany, vol. VITT, 1893.

travail ultérieur ; je n’en donnerai ici que les détails nécessaires à la présente étude.

Les premiers phénomènes de l'activité cellulaire qui donnera naissance à un suçoir, se traduisent à l'extérieur par une petite proëéminence en forme de verrue. Cette proéminence s'applique contre l’épiderme de la plante hospitalière, avec lequel elle ne tarde pas à avoir une adhérence assez grande. Au bout de quelques jours, détachons avec précaution la Cuscute de son support; si le tissu de l'hôte est assez mou, on peut entraîner les suçoirs à peu près intacts. On remarque alors que la petite verrue primitive appliquée contre l'hôte s'est écrasée en forme de disque légèrement concave, et que les bords de ce disque adhéraient fortement à l'épiderme de l'hôte. Du centre de la concavité, sort un petit corps conique qui forme le suçoir proprement dit et qui pénétrait dans les tissus de la plante nourricière. On peut nommer corps haustorial cette parle principale du suçoir. Cet aspect typique du suçoir est surtout frappant au moment de la fixation primitive du germe filiforme. (Ro214,2 #3 PE):

En général, une région haustoriale comprend un assez grand nombre de suçoirs. Quelquefois, suffisamment éloignés entre eux, ils conservent assez bien la forme que nous venons de voir. Mais très souvent, rapprochés les uns des autres, ils forment une file serrée qui occupe la surface interne des spires. Dans ce cas, les petits disques creux se touchent sur toute la ligne; ieurs bords transversaux s’effacent, et leurs bords longitudinaux, soudés entre eux, forment, tout le long de la spirale concave, une gouttière du fond de laquelle sortent les corps haustoriaux.

Les suçoirs des grandes Cuscutes méritent une mention spéciale. Le corps haustorial n’est pas conique, mais présente une section elliptique étroite et allongée, oblique à l’axe de la tige parasite. Les Fig. 18 et 19(P1. 1) représentent, en grandeur naturelle, des fragments d'assez grosses tiges du C. Japonica, pris dans une région haustoriale détachée de la branche hospitalière. À l'intérieur de la goullière spiralée, on aperçoit les cicatrices élliptiques laissées par les corps haustoriaux qui sont restés dans les tissus de l'hôte.

La formation des suçoirs, comme celles des spires serrées qui les portent, est due à l'action de l'irritabilité au contact. Nous avons vu plus haut que le germe filiforme s’enroule rarement et, en tout cas, avec difficulté autour des supports morts; il n'en est pas de

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