‹ Recherches physiologiques et anatomiques sur les CuscutacéesChapitre 20 sur 57 · DD AD · texte numérisé non relu

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dans le cas de l’amylase, Boucæarpar (1) à reconnu que l’action de cette diastase sur la gelée d’amidon est entravée, quoique d’une manière très faible, par l'influence des alcaloïdes végétaux. J'ai essayé moi-même l’action de quelques sels neutres organiques d’alcaloïdes végétaux sur l’amylase. En préparani des gelées de fécule au moyen de dissolutions de plus en plus concentrées d’un sel très soluble, comme le valérianate d’atropine, et en soumettant, à la température de 65 degrés, ces gelées à l’action de la diastase dissoute au préalable dans une petite quantité de la dissolution de l’alcaloïde, on constate, d’une manière assez sensible, une action retardatrice dans la liquéfaction el la transformation saccharine de la matière amylacée. Dans ces expériences, l’on prend comme terme de comparaison une

gelée-témoin, faite à l’eau pure, dans des proportions identiques à celles des gelées alcaloïdifères.

Les observations et les expériences qui précèdent montrent que l’action physiologique exercée parles substances toxiques de l'hôte sur les suçoirs de la Cuscute, est un phénomène particulièrement comparable à l’aclion de substances analogues sur la germination des graines. Dans les deux cas, il se produit une action retardatrice de la fonction de digestion des matériaux nutritifs. Cette action semble s'exercer surtout sur les agents chimiques de cette digestion, c’est-à-dire sur les diastases. Dans la graine, le ralentissement de la germination varie avec le titre de la concentration de la substance retardatrice ; dans le cas de la Cuscute, la quantité de cette substance dans le suc cellulaire de l'hôte autour des sucoirs doit régler la diversité des effets causés sur la végétation dela plante parasite.

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