‹ Recherches physiologiques sur l'utilisation des graisses du sangChapitre 11 sur 23 · MODIFICATIONS DES GRAISSES DU SANG IN VITRO · texte numérisé non relu

MODIFICATIONS DES GRAISSES DU SANG IN VITRO

Puisque les graisses qui s'introduisent après chaque repas dans le sang ne s’y accumulent pas et puisque l'on n’a pu découvrir les organes dans lesquels elles sont déposées et utilisées, on peut se demander si le sang lui-même ne détruirait pas les graisses ou ne les transformerait pas en produits différents assimilables. C’est ce qu'ont fait, en 1897, deux auteurs allemands, MM. Cohnstein et Michaelis'. Nous allons citer des extraits de leur travail qui nous paraît présenter des garanties d’exactitude suffisantes :

« Nous avons, disent ces auteurs, fait l'hypothèse que le sang pourrait bien lui-même transformer les graisses.

« Dans un ballon de verre bouché par un bouchon à deux trous, muni de deux tubes, l’un d’arrivée plongeant jusqu'au fond et l’autre de dégagement pour y faire passer un courant d'air filtré sur du coton et ayant barboté dans l'acide sulfurique et la potasse, on place du sang seul ou bien du sang mêlé à une certaine quantité de chyle. On place à l’étuve pendant seize ou vingt-quatre heures. On dose la qnantité de graisse avant et après le séjour à l’étuve et l’on compare.

1 Arch. de Pflüger, t. LXV, p. 473.

Page 1