‹ Recherches physiologiques sur l'utilisation des graisses du sangChapitre 6 sur 23 · EP RES · texte numérisé non relu

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façon persistante, en une infinité de petits globules qui donnent au liquide l’aspect laiteux. De plus, la réaction du mélange devient acide au tournesol et l’on a pu caractériser la glycérine et l'acide gras mis en hberté. (Berthelot.)

En outre, CI. Bernard, Gley, Hédon, etc., ont montré que si l’on supprime le pancréas, une moins grande quantité de graisses passe dans le sang et une plus grande quantité se retrouve inaltérée dans les fèces.

On est à peu près fixé sur les voies de pénétration des produits de la digestion de la graisse dans le torrent circulatoire; par contre, on ne connaît pas la forme sous laquelle ces substances traversent la muqueuse intestinale, ni le mécanisme du phénomène.

On admet que les corps grasne pénètrent la muqueuse qu'après leur saponification, mais qu'ils sont reconstitués à l’état d’éthers à leur passage à travers la membrane. L'examen de la muqueuse digestive, à des stades différents de la digestion des graisses, semble indiquer que ces substances ne pénètrent pas en nature, mais qu’elles subissent au sein de lamuqueuse des modifications successives; de plus, la paroi intestinale paraît in vitro posséder le pouvoir de modifier les graisses et de régénérer les corps gras aux dépens des éléments consütuants que lui fournissent les produits de la digestion ou qui lui sont amenés artificiellement.

Les graisses pénètrent ensuite dans le système circulatoire, pourla plus grande partie, par les lymphatiques ; toutefois, une partie pénètre par les capillaires sanguins. Dans les lymphatiques, la graisse se trouve surtout sous forme de graisse neutre finement émulsionnée.

Hyde Elle fait partie du chyle et donne aux canaux qui la contiennent un aspect laiteux.

Ce chyle est déversé dans le ‘sang ; que deviennent les graisses qu'il contient? C’est là le problème que nous allons étudier.

Si ce modeste travail a quelque mérite, 1l le doit surtout à la collaboration dévouée et incessante de notre maître, M. Doyon, que je prie ici de recevoir l'expression de ma sincère reconnaissance.

Je prie également mon oncle, M. le professeur Cazeneuve, et mes maîtres, M. le professeur Morat et M. le professeur Offret, d'accepter 1c1 l'hommage de ma respectueuse affection.

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