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des altérations analogues, tandis que celles du second mo* ditient la vie du premier d’une manière nécessaire. Rompez toutes les communications nerveuses qui unissent le cœur avec le cerveau, la circulation continue comme à l’ordinaire ; mais dès que les communications vasculaires qui tiennent le cerveau sous l’empire du cœur se trouvent interceptées, alors plus de phénomènes cérébraux apparents.
6“ Si l’influence des passions n’est pas portée au point de suspendre tout à coup le mouvement circulatoire, de produire la syncope par conséquent, des palpitations et autres mouvements irréguliers en naissent fréquemment, ür, c’est constamment au cœur, et jamais au cerveau, que se trouve le siège de ces altérations secondaires, où il est facile de distinguer l’organe affecté, parce que Lui seul est troublé, et que tous ne cessent pas alors d’agir, comme il arrive dans la syncope. Ces petits effets des passions sur le cœur servent à éclairer la nature des influences plus grandes qu’il en reçoit dans cette affection.
Concluons de ces diverses considérations que le siège primitif du mal, dans la syncope, est toujours au cœur; que cet organe ne cesse pas alors d’agir parce que le cerveau interrompt son action, mais que celui-ci meurt parce qu’il ne reçoit point du premier le fluide qui l’excite habituellement, et que l’expression vulgaire de mal de cœur indique avec exactitude la nature de cette maladie.
Que la syncope dépende d’un polype , d’un anévrisme, etc., ou qu’elle soit le résultat d’une passion vive, l’aflèction successive des organes est toujours la même ; toujours ils meurent momentanément, comme nous avons dit qu’ils périssaient réellement dans une plaie du cœur, dans une ligature de l’aorte, etc.
C’est encore de la môme manière que sont produites les syncopes qui succèdent à des évacuations de sang, de pus, d’eau, etc. Le cœur, sympathiquement aff’ecté, cesse d’agir,
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et tout de suite le cerveau, faute d’excitant, interrompt
aussi son action.
Les syncopes nées des odeurs, des antipathies, etc., paraissent aussi offrir dans leurs phénomènes la même marche, quoique leur caractère soit plus difficile à saisir.
Il y a une grande différence entre syncope, asphyxie et apoplexie : dans la première, c’est par le cœur; dans la seconde, par le poumon; dans la troisième, parle cerveau, que commence la mort générale.
La mort qui succède aux diverses maladies enchaîne ordinairement ces divers phénomènes, d’abord l’un de ces trois organes aux deux autres, et ensuite aux diverses parties. La circulation, la respiration ou l’action cérébrale cessent; les autres fonctions s’interrompent après cela d’une manière nécessaire. Or, il arrive assez rarement que le cœur soit le premier qui finisse dans ces genres de morts. On l’observe cependant quehiuefois ; ainsi, à la suite de longues douleurs, dans les grandes suppurations, dans les pertes, dans les hydropisies, dans certaines fièvres, dans les gangrènes, etc., souvent des syncopes surviennent à différents intervalles ; une plus forte se manifeste ; le malade ne peut la soutenir; il y succombe; et alors, quelle que soit la partie de l’économie qui se trouve affectée, quel que soit le viscère ou l’organe malade, les phénomènes de la mort se succèdent en commençant par le cœur, et s’enchaînent de la manière que nous l’avons exposé plus haut pour les morts subites dont les lésions de cet organe sont le principe.
Dans les autres cas, le cœur finit ses fonctions après les autres parties ; il est Vultimum moriens.
En général, il est beaucoup plus commun dans les di- ’ verses affections morbifiques, soit chroniques, soit aiguës, que la poitrine s’embarrasse, et que la mort commence par le poumon, que par le cœur ou le cerveau.
Quand une syncope termine les différentes maladies, on observe constamment sur le cadavre que les poumons sont
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PAR CELLE DU COEUR. \kl
dans une vacuité presque entière : le sang ne tes engorge point. Si aucun vice organique n’existe préliminairement en eux, ils sont affiiissés, n’occupent qu’une partie de laf cavité pectorale, présentent la couleur qui leur est naturelle. ,
La raison de ce fait anatomique est simple. La circulation, qui a été tout à coup interrompue, qui ne s’est point graduellement affaiblie, n’a pas eu le temps de remplir les vaisseaux du poumon, comme cela arrive lorsque la mort générale commence par celui-ci, et même par le cerveau, comme nous le verrons. J’ai déjà un grand nombre d’ob-; servations de sujets où le poumon s’est trouvé ainsi vide, et dont j’ai appris que la fin avait été amenée par une syncope.
En général, toutes les fois que la mort a commencé par le cœur ou les gros vaisseaux, et qu’elle a été subite, on peut considérer cette vacuité des poumons comme un phé-' nOmène presque universel. On le remarque dans les grandes hémorrhagies par les plaies, dans les ruptures anévris-| males, dans les morts par les passions violentes, etc. Je l’ai observé sur les cadavres de personnes suppliciées par la guillotine. Tous les animaux que l’on tue dans nos boucheries présentent cette disposition. Le poumon de veau que l’on sert sur nos tables est toujours affaissé et jamais infiltré de sang. ‘
On pourrait, en faisant périr lentement l’animal par le poumon, engorger cet organe, et lui donner un goût qui serait tout différent de son goût naturel, et qui se rappro-| cherait de celui que la rate nous présente plus communément. Les cuisiniers ont avantageusement mis à profit l’infiltration sanguine où se trouve presque constamment ce dernier viscère, pour assaisonner différents mets. A son défaut, on pourrait à volonté se procurer un poumon éga- ' lement infiltré, en asphyxiant peu à peu l’animal. [VI