DIFFÉRENCES GÉNÉRALES DES DEUX VIES, PAR RAPPJRT AUX FORCES VITALES
La plupart des médecins qui ont écrit sur les propriétés vitales ont commencé par en rechercher le principe : ils ont voulu descendre de l'étude de sa nature à celle de ses phénomènes, au lieu de remonter de ce que l'observation indique, à ce que la théorie suggère. L'âme de Stahl, i'archée de Vanhelmont, le principe vital de Barthez, la force vitale de quelques-uns, etc., tour à tour considérés comme centre unique de tous les actes qui portent le caractère de la vitalité, ont été tour à tour la base commune où se sont appuyées, en dernier résultat, toutes les explications
ment liée à Tactfon qu'exercent sur eux les fluides sécrétés ; la contraction du cœur succède d'une manière nécessaire à Fabord du sang : aussi tous les auteurs n'ont-ils point isolé ces deux choses dans leurs considérations, et même dans leur langage. L'irritabilité désigne en même temps et la sensation excitée sur l'organe par le contact d'un corps, et la contraction de Torgane réagissant sur ce corps.
La raison de cette différence dans le rapport des deux espèces de sensibilité et de contractilité est très-simple : il n'y a dans la vie organique aucun intermédiaire dans l'exercice des deux facultés. Le même organe est le terme où aboutit la sensation, et le principe d'où part la contraction. Dans la vie animale, au contraire, il y a entre ces deux actes des fonctions moyennes, celles des nerfs et du cerveau, fonctions qui peuvent, en s'interrompant, interrompre le rapport.
C'est à la même cause qu'il faut rapporter l'observation suivante, savoir : qu'il existe toujours dans la vie organique une proportion rigoureuse entre la sensation et la contraction, tandis que dans la vie animale Tune peut être exaltée ou diminuée, sans que l'autre s'en ressente. [0]
§ VI. Subditition de la contractilité organique en deux variétéf.
La contractilité animale est toujours à peu près la même, quelle que soit la partie où elle se manifeste ; mais il existe dans la contractilité organique deux modifications essentielles, qui sembleraient y indiquer une différence de nature, quoiqu'il n'y ait que diversité dans l'apparence extérieure : tantôt, en effet, elle se manifeste d'une manière apparente ; d'autres fois, quoique très-réelle, elle est absolument impossible à apprécier par l'inspection.
La contractilité organique sensible s'observe dans le cœur, l'estomac, les intestins, la vessie, etc. ; elle s'exerce sur les masses considérables de fluides animaux.
La contractilité organique insensible est celle en vertu
de laquelle les conduits excréteurs réagissent sur leurs fluides respectifs, les organes sécrétoires sur le sang qui y aborde, les parties où s'opère la nutrition sur leurs sucs nourriciers, les lymphatiques sur les substances qui excitent leurs extrémités ouvertes, etc. Partout où les fluides sont disséminés en petites masses, où ils sont très-divises, là se développe cette seconde espèce de contractililé.
On peut donner de toutes deux une idée assez précise, en comparant l'une à l'attraction qui s'exerce sur les grands agrégats de matière, l'autre à l'affinité chimique, dont les phénomènes se passent dans les molécules des diverses sub stances. Barthez, pour faire sentir la difiérence qui les sépare^ prend la comparaison d'une montre, dont Taiguille à secondes parcourt d'une manière très-apparente la circonférence, etdont l'aiguille à heures se meut aussi, quoiqu'on ne distingue pas sa marche.
La contractililé organique sensible répond à peu près à ce qu'on nomme irritabilité; la contractilité organique insensible, à ce qu'on appelle tonicité. Mais ces deux mots semblent supposer, dans les propriétés qu'ils indiquent, une diversité de nature, tandis que cette diversité n'existe que dans l'apparence extérieure ; aussi je préfère d'employer pour toutes deux un terme commun, contractilité organique, qui désigne leur caractère général, celui d'appartenir à la vie intérieure, d'être indépendantes de la volonté, et d'ajouter à ce terme commun un adjectif qui exprime l'attribut particulier à chacune.
On aurait, en effet, des idées bien inexactes de ces deux fldodes de mouvements, si on les considérait comme tenant à des principes différents. L'un n'est que Textréme de l'autre; tous deux s'enchaînent par des gradations insensibles. Entre la contractilité obscure, mais réelle, nécessaire à la nutrition des ongles, des poils^ etc., et celle que nous présentent les mouvements des intestins, de l'estomac, etc., il est des nuances infinies qui servent de transition : tels sont les
mouvements du dartos, des artères, de certaines parties de l'organe cutané, etc.
La circulation est très-propre à nous donner une idée de cet enchaînement graduel des deux espèces decontractilité organique : c'est en effet celle qui est sensible, qui préside, dans le cœur et les gros vaisseaux, à cette fonction; peu à peu elle devient moins apparente, à mesure que le diamètre du système vasculaire diminue; enfin elieest insensible dans les capillaires, où la tonicité seule s'observe.
Considérer, avec la plupart des auteurs , l'irritabilité comme unepropriété exclusivement inhérenteauxmuscles, comme étant un de leurs caractères distinctifs de ceux des autres organes; exprimer cette propriété par un mot qui indique ce siégeexclusif, c'est, je crois, ne pas la concevoir telle que la nature l'a distribuée à nos parties.
Les muscles occupent jsans doute, sous ce rapport, le premier rang dans l'échelle des solides animés; ils ont le maximum decontractilité organique : mais tout organe qui vit réagitcomme eux, quoique d'une manière moins apparente, sur l'excitant qu'on y applique artificiellement, ou sur le fluide qui y aborde dans Tétat naturel, pour y porter la matière des sécrétions, de la nutrition, de l'exhalation, ou de l'absorption.
Rien de plus incertain, par conséquent, que la règle communément adoptée pour prononcer sur la nature musculaire ou non musculaire d'une partie ; règle qui consiste à examiner si elle se contracte sous l'action des irritants naturels ou artificiels.
Voilà comment on admet une tunique charnue dans les artères, quoique tout, dans leur organisation, soit étranger à celle des muscles ; comment on prononce que la matrice estcharnue,quoiqu'unefoulededifférencesladistinguentde ces sortes de substances ; comment on a admis une texture musculeuse dans le dai'tos, Tiris, etc., quoique rien de semblable ne s'y observe.
La faculté de se contracter sous l'action des irritants est.
comme celle de sentir, inégalement répartie dans les organes; ils en jouissent à des degrés différents: ce n'est pas la concevoir que de la considérer comme exclusivement propre à certains. Elle n'a point son siégeuniquedans la fibrine des muscles, comme quelques-uns l'ont pensé. Vivre est la seule condition qui soit nécessaire aux fibres pour en jouir. Leur tissu particulier n'influe que sur la somme qu'ils en reçoivent; il paraît qu'à telle texture organique est attribuée, si je puis parler ainsi, telle dose de contractilité ; à telle autre texture, telle autre dose , etc. : en sorte que, pour employer les expressions qui m'ont servi en traitant de la sensibilité, expressions impropres, il est vrai, mais seules capables de rendre mon idée, les différences dans la contracti lité organique de nos diverses parties ne portent que sur la quantité et non sur la nature de cette propriété : voilà en quoi consistent uniquement les nombreuseâ variétés de cette propriété, suivant qu'on la considère dans les muscles, les ligaments, les nerfs, les os, etc.
Si un mode spécial de contraction devait être exprimé dans les muscles par un mot particulier, ce ne serait pas sans doute la contraetilité organique, mais bien celle des muscles volontaires, puisqu'eux seuls, entre toutes nos parties, se meuvent sous l'influence du cerveau. Mais cette propriété est étrangère à leur tissu, et ne leur vient que de cet organe ; car là où ils cessent de communiquer directement avec lui par les nerfs, ils cessent aussi d'être à mouvement volontaire.
Ceci nous mène à examiner les limites placées entre Tune et l'autre espèce de contraetilité. Nous avons vu que celles qui distinguent les deux modes de sensibilité ne paraissent tenir qu'à la proportion plus ou moins grande de cette force; qu'à telle dose cette propriété est, si je puis m'exprimer ainsi, animale; à telle autre, plus faible, organique ; et que souvent, par la simple augmentation ou diminution d'intensité, elles empruntent , tour à tour et réciproquement, leurs caractères respectifs. Nous avons vu wu ^Vvfe^o^^^'^^
voisinage de la peau, il y a sensibilité animale, qui diminue peu à peu, et devient organique dans Tintérieur des parties.
Divers excitants appliqués au même organe peuvent alternativement y déterminer l'un et l'autre mode de sensibilité. Irrités par les acides, par les alcalis très-concentrés, ou par rinstrunient tranchant, les ligaments ne transmettent point au cerveau la forte impression qu'ils reçoivent. Mais sont-ils tordus, distendus, déchirés, une vive sensation de douleur en est le résultat. J'ai constaté par diverses expériences ce fait publié dans mon Traité des membranes; en voici un autre de même genre, que j'ai observé depuis. Les parois artérielles, sensibles, comme on sait, au song qui les parcourt, sont le terme de leur sentiment qui ne se propage point au sensorium : injectez dans ce système un fluide étranger, Tanimal par ses cris témoigne qu'il en ressent l'impression.
Nous avons vu que le propre de Thabitude était d'agir en émoussant la vivacité du sentiment, de transformer en sensations indifférentes toutes celles de plaisir ou de peine: par exemple, les corps étrangers font sur les membranes muqueuses une impression pénible dans les premiers jours de leur contact; ils y développent la sensibilité animale; mais peu à peu elle s'use, et l'organique seule subsiste. Ainsi l'urètre ressent la sonde tandis qu'elle y séjourne, puisque ce se our est constamment accompagné d'une plus vive action des glandes muqueuses, d'où naît une espèce de catarrhe ; mais l'individu n'a que dans les premiers moments la conscience douloureuse de son contact.
Chaque jour rinflammation, en exaltant dans une partie la sensibilité organique, la transforme en sensibilité animale. Ainsi les cartilages, les membranes séreuses, etc., qui, dans l'état ordinaire, n'ont que l'obscur sentiment nécessaire à leur nutrition, se pénètrent alors d'une sensibilité animale, souvent plus vive que celle des organes auxquels elle est naturelle. Pourquoi ? parce que le propre de rinflammation est d'accumuler les forces dans une partie,
tes tumeurs qui la soulèvent; les aponévroses se distendent quand un fluide s'accumule au-dessous d'elles, comme on le voit dans Thydropisie ascite, dans la grossesse^ etc. Les membranes muqueuses des intestins, de la vessie, de la vésicule, etc. ; les membranes séreuses de la plupart des cavités, présentent un phénomène analogue dans la plénitude de leurs cavités respectives : les membranes fibreuses, les os eux-mêmes, en sont aussi susceptibles : ainsi, dans Thydrocéphalè, la dure-mère, le péricrâne et les os du crâne; dans le spina-ventosa et la pédartbrôcace, le périoste, les extrémités ou le milieu des os longs, éprouvent-ils une semblable distension. Le rein, le cerveau, le foie, dans les abcès qui se développent à leur intérieur ; la rate et le poumon, lorsqu'une grande quantité de sang en pénètre le tissu; les ligaments, dans les hydropisies articuteires ; tous les organes en un mot, dans mille circonstances diverses, nous offrent des preuves sans nombre de cette propriété qui est inhérente à leur tissu, et non précisément à leur vie ; car, tant que ce tissu reste intact, l'extensibilité subsiste, lors même que depuis longtemps la vie les a abandonnés. La décomposition, la putréfaction, et tout ce qui altère le tissu organique, est le seul terme de l'exercice de cette propriété, dans laquelle les organes sont toujours passifs, et soumis à une influence mécanique de la part des différents corps qui agissent sur eux.
Il est, pour les divers organes, une échelle d'extensibilité : au haut se placent ceux qui jouissent de plus de mollesse dans l'arrangement de leurs fibres, comme les muscles, la peaU; le tissu cellulaire, etc. ; au bas se trouvent ceux que caractérise une grande densité, comme les os, les cartilages, les tendons, les ongles, etc.
Prenons garde cependant de nous en laisser imposer par certaines apparences sur l'extensibilité de nos parties. Ainsi les membranes séreuses, sujettes, au premier coup d'oeil, à d'énormes distensions, s'agrandissent ceçetvdaxvV. \i^^w-
coup moins par elles-mêmes que par le développement de leurs plis, comme je Tai prouvé ailleurs très-longuement. Ainsi le déplacement de la peau^ qui abandonne les parties voisines pour venir recouvrir certaines tumeurs, pourraitil faire croire à une extensibilité plus grande que celle dont elle est susceptible, etc.
A Textensibilité de tissu répond un mode particulier de contractilité, dont on peut désigner le caractère par le même mot, ou par cette expression, contractilité par défaut d'extension. En effet, pour qu'elle entre en exercice dans un organe, il suflSt que l'extensibilité cesse d'y être en action.
Dans l'état ordinaire, la plupart de nos organes sont entretenus à un certain degré de tension par différentes causes : les muscles locomoteurs, par leurs antagonistes ; les muscles creux, par les substances diverses qu'ils renferment; les vaisseaux, par les fluides qui y circulent; la peau d'une partie, par celle des parties voisines ; les parois alvéolaires, par les dents qu'elles contiennent, etc. Or, si ces causes cessent, la contraction survient; coupez un muscle îong, l'antagoniste se raccourcit ; videz un muscle creux, il se resserre; empêchez l'artère de recevoir le sang, elle devient ligament; incisez la peau, les bords de l'incision se séparent, entraînés par la rétraction des parties cutanées voisines; arrachez une dent, l'alvéole s'oblitère, etc.
Dans ces cas, c'est la cessation de l'extension naturelle qui détermine la contraction ; dans d'autres, c'est la cessation d'une extension contre nature : ainsi voit-on se resserrer le bas-ventre après l'accouchement ou la ponction; le sinus maxillaire, après l'extirpation d'un fongus; le tissu cellulaire, après l'ouverture d'un dépôt ; la tunique vaginale, après l'opération de l'hydrocèle; la peau du scrotum, après l'amputation d'un testicule volumineux qui la distendait; les poches anévrismales, après l'évacuation du fluide, etc.
Ce mode de contractilité est parfaitement indépendant de la vie; il ne* tient, comme l'extensibilité, qu'au tissu, à Tarrangement organique des parties ; il reçoit bien des forces vitales un accroissement d'énergie : ainsi la rétraction d'un muscle coupé après la mort est-elle bien moindre que celle d'un muscle divisé pendant la vie; ainsi Técartement de la peau varie-t-elle aussi dans ces deux circonstances ; mais, quoique moins prononcée, la contractilité subsiste toujours ; elle n'a de terme, comme Textensibilité, que dans la désorganisation des parties par la décomposition, la putréfaction, etc. , et non dans l'anéantissement de leurs forces vitales.
La plupart des auteurs ont coniondu les phénomènes de cette contractilité avec ceux de la contractilité organique insensible, ou de la tonicité; tels sont Haller, Blumenbach, Barthez, etc. , qui ont rapporté au même principe le retour sur elles-mêmes des parties abdominales distendues, Técartement de la peau ou d'un muscle divisé, et la contraction du dartos par le iroid, la crispation des parties par certains poisons, par les styptiques, etc. Les premiers de ces phénomènes sont dus à la contractilité par défaut d'extension, qui ne suppose jamais d'irritants appliqués sur les parties; les seconds à la tonicité, qui ne s'exerce jamais que par leur influence.
Je n'ai pas non plus assez distingué ces deux modes de contractions dans mon ouvrage sur les Membranes ; mais on doit évidemment établir entre eux des limites tran* chantes.
Une application rendra ceci beaucoup plus sensible. Prenons pour cela un organe où se rencontrent toutes les espèces de contractilités dont j'ai parlé jusqu'ici, un muscle volontaire, par exemple; en y distinguant ces espèces avec précision, nous pourrons en donner une idée claire et distincte.
Ce muscle entre en action, !<> par l'influence des nerfs qu'il reçoit du cerveau : c'est la contractilité animale ,,
^ par l'excitation d'un agent chimique ou physique appliqué sur lui, excitation qui y détermine artificiellement un mouvement de tonicité analogue à celui qui est naturel au cœur et aux autres muscles involontaires : c'est la contractilité organique sensible, Tirritabilité ; 3<> par Tabord des fluides qui en pénètrent toutes les parties pour y porter la matière de la nutrition, et qui y développent un mouvement d'oscillation partiel dans chaque fibre, dans chaque molécule; mouvement nécessaire à cette fonction, conmie dans les glandes il est indispensable à la sécrétion, dans les lymphatiques à l'absorption, etc. : c'est la contractilité organique insensible ou la tonicité; 4p par la section transversale de son <;orps, qui détermine la rétraction des bouts divisés vers leur point d'insertion : c'est la contractilité de tissu, ou la contractilité par défaut d'extension.
Chacune de ces espèces peut isolément cesser dans un muscle. Coupez les nerfs qui vont s'y rendre, plus de contractilité animale; mais les deux modes de contractilité organique subsisteront. Imprégnez ensuite le muscle d'opium , en y laissant pénétrer les vaisseaux , il cessera de se mouvoir en totalité sous l'impression des irritants; il perdra son irritabilité ; mais les mouvements toniques y resteront encore , déterminés par Tabord du sang. Tuez enfin Tanimal, ou plutôt, en le laissant vivre, liez tous les vaisseaux qui vont se rendre au membre: le muscle perdra aussi ses forces toniques, et alors restera seule la contractilité de tissu, qui ne cessera que lorsque la gangrène, suite de l'interruption de l'action vitale , surviendra dans le membre.
Cet exemple servira facilement à faire apprécier les différentes espèces de contractilité dans les organes où ces espèces sont assemblées en moins grand nombre que dans les muscles volontaires, comme dans le cœur, les intestins, où il y a contractilité organique sensible, organique insensible et de tissu, l'animale étant de moins; dans les organes blancs, les tendons, les aponévroses , les os, etc.^ où
les coniractiJités animale et organique sensible manquent, l'organique insensible et celle de tissu restant seules.
En général, ces deux dernières sont inhérentes à toute espèce d'organes , les deux premières n'appartenant qu'à quelques-uns en particulier. Donc on doit choisir la tonicité ou contractilité organique insensible pour le caractère général de toutes les parties qui vivent, et la contractilité de tissu pour attribut commun à toutes les parties vivantes ou mortes qui sont organiquement tissues.
Au reste, cette dernière contractilité a , comme l'extensibilité, etc., à laquelle elle est toujours proportionnée, ses degrés divers , son échelle d'intensité : les muscles , la peau, le tissu cellulaire, etc., d'une part ; les tendons, les aponévroses, les os, de l'autre, forment, sous c^rapport, les extrêmes.
D'après tout ce qui a été dit dans cet article, il est aisé de voir que, dans la contractilité de tout organe, il y a deux choses à considérer, savoir, la contractilité ou la faculté , et la cause qui met en jeu cette faculté. La contractilité est :)Oujours la même ; elle tient à l'organe, elle lui est inhérente ; mais la cause qui en détermine l'exercice varie singulièrement, et de Jà les diverses espèces de contractions animales, organiques et par défaut d'extension : en sorte que ces mots devraient en effet être joints plutôt à celui de contraction , qui exprime l'action , qu'à celui de contractilité, qui en indique le principe.
§ TIII. Résumé des propriétés des corps TÎvants.
Nous pouvons , je crois , offrir le résumé de cet article sur les propriétés des corps vivants dans le tableau suivant, qui présentera, sous le même coup d'oeil, toutes cea propriétés.
Vitales.
de tissu.