‹ Recherches physiologiques sur la vie et la mortChapitre 39 sur 92 · ESPÈCES · texte numérisé non relu

ESPÈCES

Animale.

Organique.

Animale.

Organique.

TARIÉTÉS.

Sensible.

( Insensible.

Je n'ai pas fait entrer dans ce tableau le mode de mouvement de riris , des corps caverneux , etc., mouvement qui précède l'abord du sang , et qui n'est point déterminé par lui, la dilatation du cœur, et en un mot cette espèce d'extensibilité active et vitale dont certaines parties paraissent susceptibles. C'est que j'avoue qu'en reconnaissant la réalité de cette modification du mouvement vital , je n'ai point encore d'idées claires et précises sur les rapports qui l'unissent aux autres espèces de motilité , ni sur les différences qui l'en distinguent.

Des propriétés que je viens d'exposer découlent toutes les fonctions, tous les phénomènes que nous offre l'économie animale 3 il n'en est aucun que l'on ne puisse, en dernière analyse, y rapporter , comme dans tous les phénomènes physiques nous rencontrons toujours les mêmes principes, les mêmes causes , savoir l'attraction , l'élasticité, etc.

Partout où les propriétés vitales sont en activité, il y a un dégagement et une perte de calorique propres à l'animal , qui lui composent une température indépendante de celle du milieu où il vit. Le mot caloricité est impropre à exprimer ce phénomène, qui est un effet général des deux grandes facultés vitales en exercice , qui ne dérive nullement d'une faculté spéciale , distincte de celles-là. On ne

DANS LES DEUX VIES. 8t

dit pas digestibilité j respirabilité , sécrétionabilité y exhalabilité, etc., parce que la digestion, la respiration, la sécrétion , l'exhalation , sont des résultats de fonctions qui dérivent des lois communes : disons-en autant de la production de la chaleur.

C'est aussi sous ce rapport que la force digestive de Gri* maud présente une idée inexacte. L'assimilation des substances hétérogènes à nos organes est un des grands produits de la sensibilité et de la mobilité, et non d'une torce propre. Telles sont encore les forces de formation de Blumenbach , de situation fixe de Barthez , et les principes divers admis par une toule d'auteurs qui ont attribué à des fonctions, à des résultats, des dénominations qui indiquent des lois, des propriétés vitales, etc.

La vie propre de chaque organe se compose des modifications diverses que subissent dans chacune et la sensibilité et la mobilité vitales, modifications qui en entraînent inévitablement dans la circulation et la température de l'organe. Chacun, au milieu de la sensibilité , de la mobilité, de la température , de la circulation générales , a un mode particulier de sentir, de se mouvoir, une chaleur indépendante de celle du corps , une circulation capillaire qui, soustraite à l'empire du cœur, ne reçoit que l'influence de l'action tonique de la partie. Mais passons sur un point de physiologie si souvent discuté, et assez approfondi par d'autres auteurs.

Je ne présente, au reste, ce que je viens de dire des forces vitales que comme un aperçu sur les modifications diverses qu'elles éprouvent dans les deux vies, que comme quelques idées détachées qui formeront bientôt la base d'un travail plus étendu.

Je n'ai point indiqué non plus les diverses divisions des forces de la vie adoptées par les auteurs ; le lecteur les trouvera dans leurs ouvrages , et saisira aisément la différence qui les distingue de celle qui se présente. J'observe seulement que si ces divisions eussent été -claires et preci-

83 ORIGINE ET DÉVELCPPEMENT

ses, si les mois sensibilité, irritabilité^ tonicité^ etc. y eussent offert à tous le même sens, nous trouverions de moins dans les écrits de Haller, de Lecat, de With , de Haen, de tous les médecins de Montpellier, etc., une foule de disputes stériles pour la science et fatigantes pour ceux qui {'étudient.

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