‹ Recherches pour servir à l'histoire chimique et pharmaceutique de la Petite CentauréeChapitre 2 sur 10 · PUBLIÉS SUR L’ANALYSE DE LA PETITE CENTAURÉE · texte numérisé non relu

PUBLIÉS SUR L’ANALYSE DE LA PETITE CENTAURÉE

4 . Le professeur Henry, dans son travail sur la gentiane, dit ceci -:

H. B. « Je suis occupé à rechercher si la petite centaurée, prise à diverses époques de végétation, peut présenter des résultats analogues. » Jamais, que je sache, le savant directeur de la Pharmacie centrale n’a publié les résultats de ses recherches; mais dans une note qui accompagne son travail sur la gentiane, il consigne des résultats que lui a communiqués Moretti. Voici cette note :

« M. Moretti s’est occupé de l’analyse comparative de la petite centaurée Bt de la gentiane. Il pense que cette dernière contient plus d’acide que la première, que la gentiane contient une plus grande quantité de matière muqueuse que la centaurée; que l’extractif amer semble la partie médicale; il est plus abondant dans la centaurée. La petite centaurée et la gentiane contiennent de la chaux, peut-être unie à un principe salifiant. La centaurée contient une certaine quantité d’extractif oxygénable, tandis que la gentiane n’en contient que très-peu. Enfin la centaurée contient de l’acide chlorhydrique uni h la chaux, à ce que l’on peut supposer, tandis que la gentiane en est tout à fait privée. » ( Journ. de fharm. 1819, p. 97.)

5. ■— M. le professeur Chevallier s’est occupé de .l’analyse de la centaurée vers la même époque, et n’a publié aucun résultat.

6. — « Cette plante a fait aussi l’objet des recherches de Stollmann, chimiste allemand. Il y a trouvé de la chlorophylle, 15 pour 100 d’un principe amer, de la gomme, beaucoup de sulfate de potasse, de chlorure de potassium et du sulfate de chaux. » (Fabre, Dict. des Dict. de médecine.) J’ai vainement cherché la publication originale dans les ouvrages allemands.

7 . Vauquelin, dans ses recherches sur les quinquinas et sur leurs succédanés (Annales de chimie, 1806, t. LIX, p. 143), reconnaît que l’écorce de cerisier, tout en précipitant en vert par le sulfate de fer comme le quinquina, « ne fait éprouver aucun changement à la colle forte, à l'émétique* ni à la décoction de tan. Il est douteux, dit-il, que l’écorce de cerisier

jouisse de la propriété fébrifuge. » Vauquelin continue son examen : « Centaurée et Chamædris. Ces deux plantes m’ont donné les mêmes résultats que l’écorce de cerisier; d’où il est également douteux qu’elles puissent guérir la fièvre. » Conclusion peu logique ; l’expérience thérapeutique, et non pas des réactifs, peut seule décider si une substance est fébrifuge.

En présence de ces documents, M. le professeur Fée a donc pu écrire : « Il n’a point été fait d’analyse régulière de cette plante; elle contient un acide libre, une matière muqueuse et un extrait amer. » ( Hist . nat. pharm., 1837, t. II, p. 392.)

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