PULVÉRISATION
8. — Si la centaurée n’a pas été desséchée à l’étuve, elle se laisse difficilement pulvériser. La simple dessiccation au soleil ne permet pas d’obtenir facilement une quantité de poudre égale à la moitié de la plante ; d’ailleurs, ainsi que je le démontrerai, ce mode de dessiccation est à rejeter. Si l’on pile la centaurée sans l’avoir préalablement hachée, la partie ligneuse garde presque toute la longueur de la plante ; elle ne fait que se briser longitudinalement : ceci s’observe surtout avec la centaurée à tiges longues. Hachée et bien desséchée à l’étuve, elle peut donner £ de poudre. .
La pulvérisation est infiniment plus facile avec la centaurée à tiges courtes et raides qu’avec la centaurée à tiges longues et flexibles, et la centaurée épuisée par l’eau infiniment plus difficile à pulvériser que la centaurée neuve, si bien desséchée, qu’on ait pu l’obtenir.
Les racines sont à peu près impulvérisables, tant elles sont fibreuses. Épuisées par l’eau, puis fortement desséchées dans une étuve, elles se laissent assez facilement pulvériser.
La poudre de centaurée est d’un vert rougeâtre, et bien plus odorante que la plante elle-même. Le résidu est ligneux, presque blanc avec la centaurée à tiges courtes, encore un peu verdâtre avec la centaurée à tiges longues; il renferme beaucoup moins de matières solubles dans les différents dissolvants que la poudre. Si la centaurée a été épuisée par l’eau avant d’être pulvérisée, dans les deux cas le résidu est presque blanc.