‹ Recherches pour servir a l'histoire de l'Égypte pendant la domination des grecs et des romains, tirées des inscriptions grecques et latines relatives a la chronologie, a l'état des arts, aux usages civils et religieux de ce paysChapitre 37 sur 84 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

Inscription d’un propjlon égyptien à Panopolis , construit dans la xne année de Trajan.

ruines de l’ancienne Chem nus , appelée par les Wrecs Panopolis , sont très peu considérables; elles se réduisent à quelques restes d’antiquités, situés au-dehors et autour de la ville actuelle, du nordouest au nord-est. « C’est là qu’on trouve des ruines » d’un ancien temple. On voit dans un enfoncement n sept à huit blocs d’un calcaire compacte et de di- » mensions énormes, aujourd’hui enfouis dans les » décombres : ils ont environ vingt-cinq pieds sur » trois en carré. Une de ces pierres, plus remar- » quabjc que les autres, et en partie engagée sous « un bâtiment moderne, sort de terre d’environ dix- » huit pieds de longueur et trois d’épaisseur : elle » est couverte d’une inscription en six lignrô. Le )) dessous de la pierre est orné d’iuémglyphes , et » principalement de quatre cercles concentriques a formant quatre zones, dont les intermédiaires sont

» partagés en deux compartimcns La pierre est

» celle du dessus d'une porte (l). »

Celte description, donnée par M. deSaint-Génis,

w Saint-Ge'nis, Notice sur Achmjm , p. il, a3.

TEMPLE DE PANOPOl.IS. If)5

s’accorde avec celle de Pocoeke , sur tous les points principaux. « J’allai voir, dit ce voyageur, le peu » de restes d’antiquités qui sont aux environs de la » ville. Je trouvai au nord quelques ruines d’un » ancien tem; le , dont on ne voit plus que quatre

» très-larges pierres une d’elles, plus remar-

» quable que les autres, sort du terrain d’envirou « dix-huit pieds ; elle a huit pieds de large et trois » d’épaisseur : elle porte une inscription grecque » qui fait mention de Tibérius Claudius : on y dis- » tingue quelques restes du nom de la ville. De » l’autre côté de la pierre , il y a une seul pture très- » extraordinaire, qui a été peinte, et d’où je con- » dus que le temple avait été dédié au Soleil (1>. » Suit une description détaillée des hiéroglyphes.

Bi •uce dit un mot de ce monument dans sa lettre 'à M. Wood. « Nous, ne trouvâmes rien de remar- » quable jusqu’à Dendéra , excepté peut-être une » inscription très- effacée , snr un large bloc de » marb/v , qui a servi A' architrave à la porte de » l’ancienne ville d’Achmim; on y lit: tibepïoc kaavr. Aioc tibepioy noc iuni eEfli ; ce qui parait fixer » Panopolis en cet endroit, quoique sa situation « dans Ptolémée soit quelque peu différente (i).»

M. Ilamilton , à qui nous devons la meilleure copie de l’inscription , dit dans son voyage : <« A » Eckmim nous vîmes les ruines dispersées de deux » temples. Le seul monument intéressant, parmi

* 10 Descript. of lhe East , I, p, 377. = ® Bruce’s , travcls ,

T. I. Append. , p. CCLXXIV, ed. Murray.

iq6 inscriptions des temples.

» ces fragmens, est une très-large architrave qui a » été autrefois l’ornement d’une belle entrée. Sur >« un côté du bloc, est une inscription grecque, et à ît la partie inférieure on a gravé un zodiaque égy- » ptien ou grec ; mais ses figures sont tellement ef- » lacées qu’on n’en peut donner une description m suivie : je pusy discerner facilement un centaure u) » et un scarabée w. »

Il est à regretter que les savans français ne nous aient pas donné le dessin de cette pierre et des hiéroglyphes, qui paraissent dignes d’attention, si l’on en juge par les descriptions de Pocockc et de M. de Saint-Génis.Mais les renseigne mens contenus dansles passages que je viens de citer, suffisent pour me faire connaître tout ce qu’il m’importe ici de savoir.

i° Cette pierre servait de dessus à une porte , selon les expressions de M. de ^iaint-Génis $ Bruce et M. Hamilton la qualifient architrave ; ces deux désignations conviennent parfaitement aux dimensions qui nous en sont données, savoir , dix-huit pieds de long sur huit de haut, et trois d’épaisseur.

a0 D’api ès la longueur de dix-huit pieds, c’était évidemment l’ architrave d’une grande porte isolée, ou propylon , semblable aux propylons de Tentyris , de Parembolé , d’Apollonopolis.

3,J L'inscription de ce propylon était gravée sur l’architrave meme , comme celle de deux autres propylons dans l’Oasis, et non pas sur le listel delà corniche, comme toutes les autres.

•° SaDs doute le Sagittaire. =m Æ.gyplinca ,p. a63.

TEMPT.E DE PASOPOLIS. I Çf]

Je ne connais que deux copies de cette inscription ; celle de Pococke et celle deM.Hamilton. Granger en a reproduit quelques lettres (,) ; mais, sans les autres copies, il serait absolument impossible d’y rien comprendre.

La première , celle de Pococke , est fort défectueuse. Sur les sept lignes dont se compose l’inscription , il en manque trois , et les quatre autres offrent des lacunes considérables. Dans cet état d’altération, elle offre cependant des indications précieuses , particulièrement pour la grandeur des lacunes; et ces indications sont faites avec exactitude, comme j’en avais été convaincu au premier examen , avant d’en avoir acquis plus tard la preuve. La copie de M. Hamilton est également fort incomplète; ainsi l’on ne peut douter que la pierre ne soit dans un très-mauvais état. Toutes les lignes de cette copie offrent d’assez grandes lacunes, surtout la première, la seconde , la cinquième et la sixième lignes : de ces deux dernières il ne reste que quelques lettres; cependant elle est beaucoup moins fruste que celle de Pococke ; et M. Hamilton , en faisant déblayer l’extrémité de la pierre, qui était encore enfouie lorsque les Français l’ont vue, a pu copier la fin des lignes première , deuxième et dernière, et, dans la cinquième, lire plusieurs mots qui sont d’un intérêt capital pour le sens général du monument.

L’auteur de la Notice sur Panopolis, dans la grande Description de l’Egypte, n’a point rapporté

w V°ïaSe> p-

H)8 inscriptions des temples.

celle inscription. U prétend qu’elle n’a que six lignes <u ; cette erreur est répétée dans la deuxième édition , sans qu’aucune remarque en avertisse ; on peut croire en conséquence que la copie prise par les savans Français est fort incomplète. M. deSaiut-Génis annonce que M. Jomard s’est chargé de la restituer; mais il est dillici’e de beaucoup compter sur cette restitution ; en effet, dans la première partie de son mémoire sur les Inscriptions antiques K> , ce savant déclare que l’objet de celle de Panopolis ne peut être connu d’une manière bien certaine, à cause de l’état de la pierre. Cela prouve qu’il n’y a rien compris; car si quelques détails de l’inscription peuvent être incertains, son objet du moins ne saurait être douteux.

Pour qu’on juge mieux, et des secours que ces deux copies me fournissent , et du parti que j’en lire, je les place ici l’une sous l’autre, en conservant la position relative des lettres dans chacune d’elles ; chaque ligne est désignée par l’une des deux lettres H et P, initiales des noms des deux voyageurs auxquels nous les devons. On verra que 1VÏ . llamilton s’est attaché avec un soin scrupuleux à reproduire toutes les lettres qu’il pouvait distinguer , sans s’astreindre à indiquer avec précision le nombre de lettres contenues dans les lacunes ; tandis que Pococke , moins attentif à suivre les vestiges des lettres conservées, l’a été beaucoup plus à donner la grandeur juste des intervalles dans lesquels il n’en apercevait pas.

(l> ATotice t ur Arhm. , p. 17 , a3.= ® j>Hg. 5.

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•anvisau sjxajr

L1B AÏTOIO’ATOPOCkilCAPOCNePOrATPAIANOrceBACTOYreP MA1MK.0rAAK.IK.0riU X JSN te

Cette inscription si altérée offre cependant une marche régulière qu’on peut suivre avec assez de facilité. On en distingue clairement les parties principales, que je vais examiner l’une après l’autre. La première comprend les titres de l’empereur , et le nom de la divinité ; la seconde le nom de celui qui a construit le propylon ; la troisième quelques circonstances de cette construction j la quatrième , la date en année, mois et jour.

$ I. Nom et titres de Trajan (lignes i et a. )

La première ligne est tellement fruste, même dans la copie de M. Hamilton , que ce savant voyageur n’a pu découvrir de quel empereur il y est question. « On voit , dit-il , que le temple fut dédié à » Pan , par un empereur romain™ ». Celte ligne peut cepcndant#êtrc restitue'e sans nulle incertitude, au moyen de la dernière que l’on complète par la comparaison des deux copies, l’une donnant le commencement , l’autre la fin. La copie de Pococke porte :

I>. TB AÏTOKPATOPOCKAICAPOCN-ePOrATPAIANOrCEBACTOr

rePMAMKorj il est clair, en conséquence, que la première ligne doit être remplie par les mots :

ruep ATTOKPATO] POC KAl[CAPOC NÊPOÏA TPAl]A>'OV CGBAC-

Tor rePMAN ikoï[aa]kikot

Les lettres de cette première ligne sont au nombre de soixante-trois, et si l’on fait attention que les

.F.grptiaem , p. 364.

TEMPLE DE PANOPOL1S.

premières lignes, contenant les noms des rois ou des empereurs , sont très - souvent un peu plus courtes que les autres, on pensera qu’elle se terminait après AAKiKor.

Au commencement de la ligne suivante, il manque neuf à dix lettres; puis viennent les lettres kaitoy iïantoc ; ici , nouvelle lacune de douze à treize lettres : il faut commencer par la remplir ; ce qu’on peut exécuter de deux manières.

La première et la plus simple qui se présente est de lire : KAiTorn.\NTOc[KocMovcü?TiiPOc], et sauveur du monde entier. Le titre de sauveur du monde ( <jwr,p to ü y.oap ou) ou de sauveur de la terre (amrjp rr,i otxovfxévrii ) , qui se prend dans le même sens , a été donné à plusieurs empereurs, et même à Néron10. L’empereur qui le porte le plus fréquemment est Adrien , successeur de Trajau : on peut citer une inscription de Phasélis , rapportée par M. Beauf'ort et cette autre d’Olbia, extrêmement fruste, recueillie par le même voyageur (J>.

K A IC APîf>e,OTTP AI A NOTCI A P0I KOTfVl &?I CT<£lOAYM....eJlAP.X...SienZ..OÎIAHMAPXlKH CSTHPlTHCOIKOTMe

KHC li BOYAU

Supra , p. 1 82.= Caramania , p. 63 ; et dans Walpole , T. II, p. 553'. — Nota'. Annal, des voyages, T. V , p. 58. = w Caram., p. ai. — IVouv. Annal., T. V,p. 98-I.es rédacteurs ont oublié de dire (T. VI, p. 94.), que c'est moi qui leur ai donné la restitution de cette inscription.

Je lis :

AÏTOKPATOPI ] KAICAPI «COT TPAIANOT nAPOIkOT n«fl

[tpaiano?i

aapiano?! cf.ba]ct&?i oArM[ni]fifi APx[ie,pei] Menc[T]ofi

ahmapxikh[c]

€20rCIACT0..C]®TUPI THC OIKOTMe[XHC OAHC nOAEfiffc]

thc[oabicJn]h botah.

Rien donc ne s’oppose à ce que Trajan ait reçu également ce titre, dont on trouve ailleurs un équivalent dans ceux de Conservalor generis humani , et de ô tà; oixowpev»); xti çh; que lui donnent des inscriptions<u.

Cependant il s’élèverait des difficultés contre la restitution roû ttocvto; xiap-ou ocot «po;, comme titre de l’empereur j car alors la conjonction kai serait de trop, parce que, dans l’énumération des titres qu’offrent les inscriptions impériales grecques et latines , on ne voit point de conjonction; ces titres se suivent sans être séparés par une copulative. On ne pourrait donc entendre ce kai, à moins que le mot qui précède fût, comme xavrôi xôap.w , un complément de Guirr,p<,; ; mais cela est bien peu probable. 11 serait impossible, par exemple, de lire tü; otxoupttvriî xai roi t2vtô; xôffft ou acüzrjpoi : tous les monumens connus n’offrent que <jwt r,p tri ; .ocxoupévr]; ô).rî; ou bien cwrép xoaptov , et même ou ne trouve point, dans les inscriptions, zavios ni O.o'j xôauou'(î), probablement parce

Grutcr, MLXXXIV, 9, 10, 11. = ® Il n’en est pas pas de même des auteurs. Ainsi Diodore (I, i3) et Manélhon (.//;. Euseb., Prœp. Evang., p. 45. D.) disent : rov tj f»-

TEMPLE DE PAKOPOUS.

que le mot y.Cc aw renferme en lui-mêine l’idée de totalité: de même, jamais dans les inscriptions latines, on ne trouve orbis terrarum totiusoue mundi servator; on trouve seulement ou toto orbe , ou totins orbis , ou orbis terrarum , ou mundi servator ; dans ce cas , mandas et xô<j;jto; sont employés comme synonymes de orbis terrarum et de otxou/asvri.

Il me paraît donc hors de doute que kai toy hantoc n’appartient point à un titré de l’empereur, et que ce génitif, précédé de kai, dépend de vnep qui est au commencement de la phrase : cette lacune doit être lue kai toy iiantoc[aytoy oikoy]. Rien de

plus commun que la formule rnep aytokpatopoi

KAI TOY IIANTOC OU CYMÜANTOC AYTOY OU AYTOÎN oikoy, et, dans les inscriptions latines, totivsq. DOMVS ILLIYS OU EORVM, OU TOTIVSQ. DOMVS DIVINAE,

avovstae. domvs. Ce supplément n’est que de dix lettres , et la lacurie semble en exiger douze ou treize ; mais la restitution est tellement certaine , que la différence de deux lettres ne peut m’arrêter; elle tient soit à une inexactitude dans la copie de Pococke, soit à une inégalité dans la manière dont le graveur avait distribué les lettres sur la pierre; inégalité qu’on trouve souvent dans les inscriptions.

11 faut maintenant revénir à la lacune du commencement de la ligne. Elle était évidemment remplie par un titre de l’empereur qui suivait celui de

«mxo( xôepov.; Horapollon : yùiaj tou iravrôî xoiTftou ( Hierogljrph . I , 6 o, 63; 6 j. ) ; lamljlique : il Slot» tov xofffxou ( Myster. , XIII, 5.)

at>4 I5SCRIPTI0SS DES TEMPLES.

aakikot. Parmi les titres connus de Trajan , il en manque ici deux; savoir, apictoc et nAPeiKOC : ce dernier est exclu nécessairement de notre inscription; car Trajan n’entra dans le pays des Parllies qu’en l’année r i5 de uotre ère , c’est-à-dire , à une époque postérieure de six ans à la date de l’inscription d’Achmim. Quant à celui d’ apictoc ou optimus m , Eckhel remarque qu’il ne se montre sur aucune médaille d’Alexandrie, avant l’an xvm de Trajan, ri5 de J.-C. a). Cette remarque est confirmée par Zoëga <3>. Il serait en conséquence bien invraisemblable qu’une inscription tracée en Egypte , six ans auparavant, contînt le titre d’APiCTOC. A celte considération, il s’en joint une autre, tirée de l’usage suivi dans les inscriptions de Trajan. Si le titre d’AHCTOC avait dû se trouver parmi ceux de l’empereur, on l’aurait placé entre tpaianot et ccbactot: ce titre n’occupe point d’autre place , ni dans les inscriptions , ni sur les médailles ; on en voit un exemple plus bas , dans le monument de Kjsis ; rarement est-il placé après ccbactot ch. Il en est de même du titre dû optimus , dans les inscriptions latines de ce prince ; on ne le plaçait qu’entre traiak vs et avgvstvs. Il est donc certain que la lacune, au commencement de la deuxième ligne, n’a pu être remplie par apictoc.

Une inscription grecque de la collection d’Ox-

® Infra , p. a3 1 . = Doctr. Numm. , VI, p. 448- = ® Nanti Ægjpt. , p 88. — Cf. Mionnet , VI , p. i3a. — * Griller, MLXXXIY, 9.

TEMPLE DE PANOPOLIS. 300

ford nous fournil le litre qui nous manque ; car elle est également d’une époque où Trajan ne prenait pas encore le titre d 'Optirnus ni celui de Parlhicus. On y lit : kaicapa ncpban tpaianon gebacton it.pmanikon aakikoin ANeiKUTON h noAic u>. Il me pa-

raît vraisemblable que ce titre se rattachai! en effet à celui de Dorique , et se rapportait aux victoires qui avaient valu à Trajan ce litre glorieux. Voilà, je n’en doute pas, celui qui se lisait en tète de la seconde ligne : et remarquons que le mot aneikutov, composé de neuf lettres , convient exactement à l’intervalle de neuf à dix lettres qu’il s’agissait de remplir. m

Marmora Oxoniensia , n° CLXIV , edente Ma Maire. = 01 Une inscription placée sur le piédestal d'une statue de Marc-Aurèle Antouin Cararalla , trouvée à Thamala en Asie Mineure, donne à ce prince le titre de tteiMtTON ( Chandlcr, Inscript, anliq., Part. II , nn cxixvi). La pierre porte sans doute ancikhTon ; car on lit ce titre dans une dédicace de Çyparissus (Messcuie) en l'honneur deGiracalla, qui y est appelé Kzrtpz IlaTjjiJoî , avrt/riTO» ( Pouqueville, Voyage en Grèce, loin. V, p. 169. ). Aussi je pense que c’est à Caracalla, et uou pas à Marc-Aurèle, comme l'ont cru Gruter et Grævius (cci.ir, 1 .) qu’il faut attribuer celte dédicace trouvée à Aucyre : nur.

C.KSiHI. M.AVRELlo.ANTOMSO.INVICTO.AVG.riO.FCLICI.A.ELLtCUMUS. v.E.DCvoTissiuvs.s VMiNKEivs : et, en effet ,Marc-Aurèlcn’a jamais eu le titre de Félix. Le même titre se lit dans nue inscription gravée sur un rocher près du Lycus en Syrie : invicte. i mp. a ntomn.p. felix. a vg.mvctis.au ms. imper a (Burckli. , Truvels inSyria, etc., p. 190; et la note de M. Leake. On ne voit point le titre A'invictus dans la liste détaillée des titres de Caracalla donnée par Kckhel. ( Dortr. Numm., VII , p. 221 , suie. )

200 INSCRII'TIOKS DES TEMPLES.

Après la formule impériale, maintenant complète, vient le nom de la divinité à laquelle est dédié le propylon. La copie de M. Hamilton porte sans aucune faute, iiani eeeîi Mericrtfi , dont on trouve des vestiges dans la copie de Pococke. La figure des oméga dans les deux derniers mots , et dans tous les autres où cette lettre se montre, est fort remarquable, et tout-à-fait insolite. Elle ressemble, d’après les copies de M. Hamilton et de Pococke, à deux s adossés l’un à l’autre de cette manière xi.

Les mots âeû fj.eytçu> sont suivis d’une lacune considérable. Comme toutes les lettres de cette ligne sont jusqu’ici au nombre de quarante-huit, il en faut à peu près vingt pour atteindre les soixante-quatre à soixante-huit lettres , contenues dans les autres lignes : cette lacune était donc remplie certainement par la formule kai toic ctnnaoic wok:.

On lira donc ainsi les deux premières lignes :

Tir èp txiiToxpoitopoi Katoapoç Nepo’ja Tpatavoü 'ütëaçoù , rippavixoà , Aaxtxoû, '

Avetxritov , xal toü iravièç aÙToü otxou, Ilavi 3r<j> pteytç-w, xai toü avvyaoi; Seof?.

§ II. Auteur de la dédicace , nom de l’édifice construit.

( Ligne 3,4.)

La dédicace du temple a-t-elle été faite par une ou plusieurs personnes? L’intelligence des deux lignes que je vais expliquer, dépend de la solution de cette question. On peut regarder ce point comme décidé d’après ce qui suit ; car le mot npfato de

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