TEMPLE DE PANOPOI.IS
Quoiqu’il en soit de ces deux restitutions , entre lesquelles on peut choisir, il est certain que le propylon a été commencé et achevé par l’ex- tribun Apollinaris. C’est là le fait important.
La dernière ligne n’offre aucune difficulté sérieuse. La copie de Pococke exprime l’année par iitf, ce qui ne peut être que l. iïT, l’an xn j celle de M. llamilton donne les lettres iïT, ce qui pourrait être l. b"; l’are il : le choix entre ces deux leçons ne peut être incertain , d’après le litre de Dacique qui est conféré à Trajan ; car l’expédition de ce prince en Dacie n’cst que de l’an iv de son règne. Celte raison déterminante démontre que la date ne peut se rapporter qu’à la douzième année de son règne, 109 de notre ère.
Ap rès le mot aakikot, on lit, dans la copie de M. Hamilton , rnAPXÂSNTOC , mot nécessairement très-corrompu ; ce qui provient sans doute du mauvais état de la pierre. Ce mot considéré comme participe de rnAPXelN serait un barbarisme ; au moins faudrait-il itupxontoc ; mais ce participe , après la formule impériale, serait tout-à-fait absurde. D’ailleurs j’ai déjà observé que Y oméga } dans cette inscription, est d’une forme qui l’empêche d’être confondu avec toute autre lettre: d’après cela, et en observant qu’en cet endroit il ne peut y avoir que le nom et le quantième du mois, je lis en toute assurance , au lieu de yitapxxîn , le nom du mois. . .
ruxisN. Les deux lettres r
et p ajoutées par M. Hamilton , proviennent d'une
aa6 INSCRIPTIONS DES TEMPLES,
erreur, commune aux voyageurs qui lisent une inscription : certains défauts de la pierre ont forcé le graveur de porter le ciseau plus loin, et, dans cette espèce de lacune , on croit apercevoir les rudimens d’une lettre. Parmi les inscriptions expliquées dans cet ouvrage , il en est peu qui n’offrent des erreurs de ce genre , dues à la même cause.
Restent les lettres toc , elles ne peuvent être que l’expression du quantième ; ces lettres, placées à la fin de la ligne, étaient sans doute peu distinctes ; il faut lire simplement ie ou ie. L’une de ces deux leçons est nécessairement la vraie. Ainsi, nous ne pouvons liésilcr qu’entre le i5 et le igdePachôn.
La date est donc fixée précisément du io au i4 mai de l’an 109 de notre ère.
Voici maintenant le texte entier et la traduction du monument :
Trèp avzoxpdropoç Kaiaapoç Nepova Tpaiavov Xeëaçcû, Teppavix ov , Aaxtx où,
Àvetx/ÎTOU, xai zoû navzôz av/TOÛ oocou, Ilai/i Seû peyt'çtp, xai Tof; ovvvaot; Sctïi ,
Ttëépioz K/a’Jôto; Tt&pioy K lavSiov Zxiîri’uvo; uièî Kcu— ptva kr.o/.lbapi; ,
ànô twv xcytû.iapyrix otm v xai npoç'dzri; tàoç xai ITavô;
Seüv fuyîçuv , tô ::pÔT:u).ov in l ttonh’ov èneipyov
Atyvnzav. Vip^azo tpyov r.oiûv â^yapiuy ix twv to-J
Upoü n poaoàuv' ovvezéltatv $e....$anavr1cai ix zü>v èîiwv.
Ou bien ix ri» ir.poaitji ypr.yiiwv ; ce qui donne le même nombre de lettres.