‹ Recherches pour servir a l'histoire de l'Égypte pendant la domination des grecs et des romains, tirées des inscriptions grecques et latines relatives a la chronologie, a l'état des arts, aux usages civils et religieux de ce paysChapitre 40 sur 84 · TEMPLE DE PAN0P0LIS · texte numérisé non relu

TEMPLE DE PAN0P0LIS

LIB ainoy.peczopo; Kaîoapoi; Nepova Tpauavoij leSaçoû , F épuavixoü , Aa'/.iy.vj , Ylayw iê".

C’est-à-dire :

« Pour la conservation de l’empereur César Nerva »> Trajan Auguste, Germanique, Dacique, invaincu, »> et de toute sa maison ,

» Tibère Claude Apollinaris, de la tribu Quirina, « fils de Tibère Claude Scipion , ex-tribun militaire, » intendant de.... et de Pan, dieux très-grands, a » élevé ce propylon à Pan, dieu très-grand , et aux « divinités adorées dans le même temple, sous Pu- »> blius préfet d’Égypte.

» 11 a commencé l’ouvrage, en dépensant aux frais

» du trésor sacré (ou public) deniers ; et l’a

» achevé à ses frais pour une somme de deniers,

» La xne année de l’empereur César Nerva Trajan » Auguste , Germanique, Dacique, le i5 (ou le 19) » du mois de Pachôn. »

Il résulte principalement de cette inscription ;

i°Que le mot itp6r.vh>v, restitution certaine, est le régime d’un verbe sous-entendu, qui ne peut exprimer une autre idée que celle de construction ; ce qui nous découvrirait le sens de toutes les inscriptions du même genre, quand le fait ne serait pas d’ailleurs démontré par la nature même et l’usage du style des inscriptions;

a0 Que sous le règne de Trajan, on a construit un propylon en style égyptien, revêtu à’ hiéroglyphe* et de symboles relatifs à la religion du pays;

aa8 inscriptions des temples.

3° Que la divinité égyptienne Chemmis, assimilée à Pan par les Grecs , et qui était honorée d’un culte particulier à Chemmis ou Panopolis , dès le temps d’Hérodote, devait y être encore adorée avec ferveur sous le règne de Trajan, puisque dans la douzième année de ce prince on avait construit un propylon devant le temple de ce dieu.

On pffeut se demander pourquoi l’auteur de l’inscription l’a fait graver sur l’architrave et non pas sur le listel de la corniche , comme celle de Tentyris. La réponse est facile : les sept lignes qui la composent ne pouvaient tenir dans l’espace étroit du listel où l’on ne pouvait placer que deux lignes ou tout au plus trois. Il y avait donc absolue nécessité à la placer sur l’architrave, puisqu’on ne pouvait graver l’inscription dans l’endroit ordinairement consacré à cet usage.

Celte réponse s’applique également aux deux inscriptions suivantes , dont l’une se compose de cinq lignes et l’autre de sept, comme celle de Panopolis.

TEMPLE DE CTSIS.

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