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mémo:res, on n’avait vu paraître aucun travail sur ces inscriptions, et il semble que l’opinion à cet égard fût devenue générale; car cette explication fut reproduite dans plusieurs ouvrages estimés : et cependant la question était si peu avancée, que, dans un livre recommandable publié en 1 8 1 9 , on avança, comme un résultat de ces inscriptions, que les Grecs et les Romains dédièrent les temples égyptiens à des dieux de leur religion, et même que le temple deDendérah fut par eux consacré au culte des hommes. (1)
Voila le point où je trouvai cette question importante la première fois qu elle attira sérieusement mon attention (en 1817). Je ne tardai pas à m’apercevoir qu’elle était encore tout aussi neuve que si I on ne s’en était jamais occupé; et qu’aucune des inscriptions n’avait été examinée d’une manière critique,* restituée comme elle devait l’être, ni expliquéepar les moyens que pouvaient fournir les autres monumens du même genre : il me fut démontré que l’on avait commis des erreurs graves sur le sens de formules claires et par-
<l> Champollion-Figcac , Annales des Lagides, II, p. i5j. — Cf. , p. 119, 1 5y , 161 , du même ouvrage.
Hl) 1STRODUCTJOH.
faitement connues ü> ; que les restitutions, qu’on avait proposées pour quelques passages, ne présentaient aucun sens ou dénaturaient celui du monument qu’on voulait expliquer, et de tous ceux du meme genre; qu’aucune de ces inscriptions ne contenait le nom d’une divinité grecque : en sorte que l’opinion fondée sur ces faits imaginaires tombait de tout son poids avec l’échafaudage qui lui servait de soutien.
D’abord, je remarquai qu’à l’exception d’une seule, placée sur une petite chapelle de quinze pieds de large W), toutes les autres ne l’étaient que sur des parties d’édifices égyptiens , soit portes isolées, soit pronaos , et quelles contenaient le nom de cette partie , preuve quelles ne concernaient pas l’édifice entier. Ensuite, l’analyse rigoureuse de tous leurs détails me démontra qu’elles ne pouvaient indiquer autre chose que la construction de ces parties.
Disposé à publier mon travail , je voulus en donner d’abord quelques fragmens, pour pres-
<!> Comme iiitrp aO-roxpxropoc , ùjr ep que, dans vingt
endroits de la Description de l’Égypte, on traduit : sous l’empereur , sous le roi : au lieu de : pour la conservation de l'empereur , du roi ; faute grave qui en a fait commettre bien d’autres. ■= (,) tn/ri , p. 90.
INTRODUCTION