TEMPLE DE KASR-ZAYÀN
présente, c’est qu’il faut lire n. AiAior, Pubhi Ælù, comme l’a pensé M. Jomard (l> ; mais les deux copies s’accordent à donner iiainiov ; ainsi la correction -n. AiAior est tout à fait gratuite; et il est bien difficile de ne pas voir, dans Ilatviou , le génitif de ILxivta;, nom analogue à I Iatitta; , Eppi'aç , IleXXeaç {n , et le même au fond que celui de <î>aivia« , philosophe disciple d’Aristote l3> ; car le n et le <j> sont mis souvent l’un pour l’autre , comme dans Ildvouçi; et 4>acvouyis li)f, ainsi la différence est nulle.
Si l’on objectait que le surnom romain Cœpion appelle nécessairement un nom et un prénom romains, je répondrais que Cœpion est certainement un second nom du stratège. U est à remarquer, en effet, que les Égyptiens, les Grecs, ainsi que les Juifs établis soit en Égypte, soit en d’autres pays, étaient dans l’usage non seulement de faire précéder leur nom d’un prénom romain, ce qui est le plus ordinaire , mais de remplacer ce prénom par un nom ou surnom romain qui précédait ou suivait indifféremment celui de leur famille. Je citerai Aioaxopoç Maxpeïvoç, dans une inscription de Khardassy en Nubie HpaxXrco; OùïTpavôç, dans une autre recueillie en Syrie <6) , où le surnom romain suit le nom grec : il le précède dans cette signature
w Dans le f'oyage à l’Oasis de Thèbes , p. io5. = w Infrà, p. 345. = ü> Ap. Suidara , hdc voce. — Ap. Alhcnæum et Diog. Lacrt. passim. — M Voyez l’appendice , n° XIX , 4- =li> Voyez l’appendice, n® XIX, 3.= (6> Burckliardt , Trajets in Syria, etc., p. aao.
gravée par un ancien voyageur sur le rocher d’une carrière à Syène <l) , cabinianac capaiicjû?n ( sic ) ( laStvtixvài ïapam wv ). Mais , sans recourir aux inscriptions , nous voyons dans l’histoire bien des exemples, tels que HpûdVic kypi^r.aç, nom du fils d’Hérode ; kpiçdSrn KoïvriXiavès , nom de l’auteur d’un traité sur lamusique;ÀxtXXsù« T«mo;, l’auteur du roman de Leucippe et Clitophon ; Atovûaioî Aoyyïvoç, le célèbre auteur du Traité du sublime; et une infinité d’autres du même genre, dans lesquels le surnom romain a été ajouté au nom de famille grec, comme désignation particulière : voilà pourquoi Suidas <2) appelle l’historien Dion Cassius, AtW 6 Kacrato; ypy\p.a.xiaa.e,1 * (3) , Dion surnommé Cassius ; et de là ces désignations si communes : k\é!;ctviïpo; 6 Kopv^Xio; C4) , Z&paniuv 6 AiXto? C5> , sous-entendu yprtpar(a«i , Xeyd/xevo s, êitixXijSeiç , ètc. ; car on disait 2ipuvt<$Vi; o xat Ayptirjra; ènixXriSeii tc), ou simplement 6 xai', comme dans une inscription du colosse de Memnon.<7,} où l’on trouve Ælurion dit Quadratus ( AiXoupiuvotxoû xai Koiïpâxov; et dans cet autre exemple': to îrpoaxûvirçpwe Aûp»iXi'oy 2ut^po; toû xai loùçov. « Hommage religieux d’Aurèle Sôter dit Justus <B). »
(1) Ilamillon’s, Ægjrpliaca, p. 6g. = w Voce Aiwv. = u> Ce mot est expliqué plus bas, p. u88.= w Steph. Byi. voce ketso. et Â(o*?a. = u) Suid., hdc voce. = Joseph. , in VU. *nâ , $ 76. = M A/i. Pocock., tnivels, I , p. io5, nu 7. — Hamiltous,
■F.gypl. , p. 1 75. — Jollois et Devilliers , Descript. de Thebcs , p. 1 ia. Ces derniers ont omis Tor , dans leur copie.— (#) Voyez
l’appendice, nu XIX., 1.