‹ Recherches pour servir a l'histoire de l'Égypte pendant la domination des grecs et des romains, tirées des inscriptions grecques et latines relatives a la chronologie, a l'état des arts, aux usages civils et religieux de ce paysChapitre 66 sur 84 · V. On lit sur la façade d’un petit théâtre , à Jasus · texte numérisé non relu

V. On lit sur la façade d’un petit théâtre , à Jasus

en Carie10 , une inscription qui ne peut s’expliquer que conformément aux mêmes principes : iwrarpo; ErrtzjiaT«iU5 yo priyrjaa; xati àywi/oGETrjaaç xat çetpavr^opiffa; "ô atva).yjfjLpa xai tm xEpxéîa xa l to fifiya. , A tovûaui xuïzû « Sôpater , fils d’Épicrate, ayant été

» chorège , agonothète et stéphanophore , a fait » construire Yanalemme , la cercide et le bémem » du théâtre ; à Bacchus et au peuple. »

VI. Les mêmes observations s’appliquent à l’inscription qui se lit sur le piédestal d’une statue, trouvé dans l’ile de Cos par Villoison: Ay«0>5

A (3oyÀà tûvKeimv C3> tov àvipiœjztx. «....Le sénat de Cos n a élevé cette statue. ><

VII. Sur la façade d’un temple antique à Naples, on lit une inscription en deux lignes, qui forment chacune un sens distinct que n’ont compris ni Gruter ni Grævius.

La première ligne est ainsi conçue : TiSs'pto; îoûXto;

Chandler , Inscript. A ntic. , pari. I, n° LVI. = w Ne sachant pas au juste les parties du théâtre que désignent ces mots , je n’essaie pas de les traduire. La note érudite de Casaubon (ad Theophrat. caract., p. 5q , ed. Needham. ) sur le mot xtoxii , ne lève pas mon incertitude. = ® Gruter , XCVIII , 7.

43o FAITS RELATIFS AUX INSCRIPTIONS DES TEMPLES.

Tctpvoî Atocxovpotî xai t>5 irô/.tt, rov vaô y xai ta iv tcô

yatû.

La deuxième ligne porte : üxXaywy Ae&zço’J ÔTiïXîv- Sepo; xai èittzpoitof avvre/.éaa; e’x Ttwv t’Jtwy xaddpue jev.

11 est évident que la première ligne forme une proposition complète pour le sens, analogue aux exemples déjà cités; et qu’elle mentionne la construction du temple, et de ce qu’il renferme; la seconde contient le nom de celui qui a achevé et dédié l’édifice ; en sorte qu’il faut les traduire ainsi l’une et l’autre:

« Tibère Claude Tarsus [ a fait faire] le temple » et ce qu’il contient pour les Dioscures et la ville. » « Pélagon <l) , affranchi et procurateur de César, » l’ayant achevé à ses frais, en a fait la dédicace. » VIII. Enfin, pour terminer par un monument trouvé en Egypte, je citerai l’inscription de l’ile

des Cataractes , où nous lisons celte phrase :

fiaoihçal Beoï; zr,v çrïh\v xai ~.à -/pnpaxa m , avec

l’ellipse de deux verbes; ce qui ne peut signifier que ont élevé la stélé et fourni l'argent , etc.

§ III. Exemptes analogues aux inscriptions de Parembolè , de Philœ , d’ Apollonopolis.

Je n’ai plus qu’un mot à dire des trois autres inscriptions qui présentent une forme plus elliptique

(l) Si ce Pélagon dlait le mèoie que celui dont parle Tacite ( Annal. XIV, 59.), l’iuscriplion elle temple :ip|-artiendraient au temps de ftérou. = m Suprà , p. 3y8.

encore, puisqu’on y chercherait en vain , non-seulement le verbe , mais encore le nom de l’objet, et jusqu’aux noms des auteurs du monument.

Celle de Parembolé est ainsi conçue (1) : « Pour la « conservation du roi Ptoléme'e et de la reine Cléo-

m pâtre, à Isis , à Sérapis.... » Je dis que ceux

qui lisaient Vinscription suppléaient sans nulle incertitude le substantif sous-entendu, qui est toujours le nom de l’objet , c’est-à-dire , to irpéruXov : le verbe sous-entendu est le même que dans les inscriptions précédentes ; et quant aux noms de ceux qui ont élevé le monument , on sait qu’en des cas pareils , il est toujours entendu que c’est l’autorité locale qui en est l’auteur. Outre les preuves que j’en ai données plus haut, je citerai cette inscription trouvée en Syrie par Burckhardt <2) : ytiepeûJthpiaekainikhi: TûÎNKVPltfNArrOKPATOP&ÎNMAmiAIOrÀNTeÆiN’EINOYTCAIA a rpn aioï. . . rior ArrorrEBASTNN EniM aptiototh pohipee

BEERANTlETPE<tEETKT0EnET0VE10rEYAIIM0ÏPAKn<k\<t>(3).

« Pour la conservation et la victoire des sei- » gneurs empereurs Marc-Aurèle Antonin et Lucius u Vérus, son fils. Augustes, Martius Vérus étant » lieutenant augustal et propréteur ; sous la surveil- » lance de Pétusius Eudèroe, tribun de la 16e lé-

<,J Suprà t p. 5i.= 01 Travels in Sjrria, etc., p. n3. — Cf. Supra, p. 4 > 3. — Il est i) remarquer que dans celte inscription les oméga sont figurés de deux manières os et K , de même que les omicron, qui ont tantôt la forme ordinaire, et tantôt celte d’un carré. Cette singularité ( Suprà , p. 1 84) se voit encore dans une autre inscription du môme pays. ( Burckh., p. 68. )

43a FAITS RELATIFS AUX INSCRIPTIONS DES TEMPLES.

» gion <0 Flavia Firrna , [ cet édifice a été élevé ]. »

Les deux autres inscriptions, celles de Philæ et d’Apollonopolis , présentent cette phrase : tel roi à telle divinité; l’analyse des circonstances relatives à chacune d’elles nous a déjà prouvé quelle était l’unique idée que cette phrase rappelle. Nous citerons à l’appui plusieurs exemples.

Sur la façade d’un temple à Athènes™, on lit cette inscription , dont je ne donnerai que le commencement : 6 Orjuoï àr.'o tojv doS'tawv àw peû>v :jt.ô Vatou lot/Xt'ou Kaiotzpoç xai aiizoxpairopoi Kaiaraoo; S’coÿ uioü Zt£aç où , ASrçvà A pyriytztit ( suivent les noms des magistrats en charge. ): «Le peuple (d’Athènes) » à Minerve Arcliégétis , avec les dons accordés » par le divin Jules César, et l’empereur César » Auguste, fils du divin César » On supplée né-

cessairement z'ov vaôv ôvtÔrjxev ou ir.o{r,<jîv , a fait ce temple. Il ne s’agit pas ici de la dédicace d’un monument plus ancien ; les mots cnrô twv ioOeiaûv $upe ûv ne permettent pas d’en douter.

Pouvait-on entendre d’une autre manière l’inscription du trophée de trois-cent-soixante armures prises sur les Perses , et qu’ Alexandre fit déposer dans l’Acropole d’Athènes : À).£;av5po; <Pth'nnoi> xai oî r.lr,v Aaxeo'atuovt'ojv , àr.ô twv B apëâpuv zùv

t r,v Aaiav xatoixoûvtuv a) : « Alexandre , fils de Plii— » lippe, et les Grecs, excepté les Lacédémoniens,

Suprà , p. 4i3. = ® Sluarl , Anliq. d' Ath. , p. I, p. 19 , Irai), franç. = l5) Ap. Arrian., Exped. Alex., I, 16, 11.

» [ consacrent à Minerve ces armes ] , prises aux » Barbares'd’Asie. »

Enfin^ l’inscription du Phare d’Alexandrie , déjà citée <u, offre précisément la même locution; et tous les lecteurs y suppléaient sans efforts : zoùxov zôv nvpyov x.atxeax.evaae.

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