‹ Recherches pour servir a l'histoire de l'Égypte pendant la domination des grecs et des romains, tirées des inscriptions grecques et latines relatives a la chronologie, a l'état des arts, aux usages civils et religieux de ce paysChapitre 8 sur 84 · XXV II J · texte numérisé non relu

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sorte qu’on peut iraintenanl ranger selon l’ordre des temps la plupart des nionumens égyptiens. Il suffira de dire que ceux que MM. Huyot et Gau regardent comme étant du dernier style , sont précisément ceux que leur consen’ation plus parfaite plaçait à une époque récente, et que des inscriptions grecques attestaient avoir été construits ou terminés sous la domination grecque ou romaine. Je crois inutile d’insister sur ce que présente de remarquable la conformité des idées que deux artistes aussi distingués0’ ont puisées

attitudes ne changent Jamais : ces circonstances , ainsi que la faible saillie de ces bas-reliefs , peuvent faire croire au premier aspect que les sculptures égyptiennes sont toutes du même âge. et ont été exécutées à peu près à la même époque. »

( Hotot, membre de l'Académie royale des beaux arts. )

(>> il. Gau m’a communiqué la note suivante, où il a exposé son opinion avec plus de délai. Cette opinion est, sur tous les points principaux , semblable à celle de M. Huyot ; et l’on ne peut qu’être frappé de voir deux voyageurs, sans autre considération que celle du caractère du style des mor.uroens , se rencontrer d’une manière aussi étonnante ; au reste, ccuxqui ne sont pas étrangers aux arts savent combien ils sont certains ces jugemens, en quelque sorte instinctifs, que l'œil exercé d’un artiste porte sur l'époque relative des productions de la sculpture antique.

«Quoique les monumensde l'Égypte , et principalement ceux de la Nubie , ne nous présentent pas encore, à bien les examiner, l'origine ou tes premières ébauches de l’art , et qu’il nous reste

dans l’examen comparé de > monumens, et leur coïncidence avec des observations dont la base est si differente.

encore à trouver ce qui a pu fournir, par exemple, le modèle des colonnes que nous voyons dans un des plus anciens monumens , celui de Girsché , il est néanmoins très visible que l’art dans ce pays, et principalement l’érchitecture et la sculpture, présente tr .is époques très distinctes , c’est-à-dire, un commencement, une perfection et une décadence.

» A la première, quant à l’architecture, se rapportent les temples d’ipsamboul, de Derri , de Girsché, etc., creusés dans le roc.

«Dans la deuxième époque , se classent les monumens de Kalapsché , de Dakkeh , d’Àmadon , etc. , eu Nubie ; ceux d’Edfou , le vieux temple de Thèbes l le grand temple du sud à Karnak ) et peut-être le commencement de celui de Tentyra , etc.

» A la troisième époque , celle delà décadence, appartiennent les monumens de Méharrakah , de Cariasse, etc., en Nubie, et une infinité d’autres en Egypte ; par exemple , la plupart de ceux de Philæ et d’Eléphantine ; le Typhonium de Karnak , q elques parties des édifices de Medynct-Abou , et ceux de Quournah.

» Quant à la sculpture, qui n’est pas toujours contemporaine de l’architecture, surtout daus les grands édifices de l'Egypte, il ne nous reste de là première époque, que quelques grandes statues qui firent partie de l’ensemble du monument, et exécutées dès le commencement de la construction , sans en être seulement un objet de décoration , comme les statues de l’intérieur du temple d’ipsamboul et de Girsché. Ces mêmes monumens nous conservent des bas-reliefs de la seconde époque, temps de la perfection ; nous en voyons des exemples sur les grands temples de Karnak et d’autres à Thèbes. ,

» Parmi le grand nombre d’exemples de la dernière époque

INTXOBL’CTIQII.

Des confirmations d’un autre genre sont résultées d’abord d’inscriptions que je n’avais pas connues: et ensuite, des recherches deM.Champollion le jeune sur l’alphabet phonétique des hiéroglyphes égyptiens u>. Déjà, ce savant et M. Saint-Martin, en examinant les hiéroglyphes de l’obélisque de Philæ, dont le socle porte une inscription grecque, avaient distinctement reconnu le nom d’un Ptolémée, d’après les indices fournis par l’examen de l’inscription hiéroglyphique de Rosette m. M. Champollion , continuant ses recherches, et s’appuyant sur la similitude des lettres semblables dans les noms de Ptolémée et de Cléopâtre, écrits en hiéroglyphes sur l’obélisque de Philæ, est jwrvenu, d’après cette base lï) , non seulement à distin-

ou de la décadence , je citerai seulement les sculptures extérieures du temple d’Edfou , du Typbonium de Karuak , et toutes celles qui décoreut les temples d’Esné et celui de Tentyra.

» le réunirai , sur une même feuille dans mon ouvrage , des exemples de ces différentes sculptures , pour en donner une idée précise. » Gâv.

W je n’ai pu faire mention dans le corps de mon ouvrage de ces découvertes toutes récentes.

® Infrà , p. 339, 34o.

® Qu’il me soit permis d'observer qu’en me hâtant de publier l’inscription grecque du socle de l’obélisque , aussitôt que j’eus appris, l’arrivée du monument en Angleterre , en expliquant

INTRODUCTION

XTXJ

guer le nom d’un Ptolémée parmi les hiéroglyphes égyptiens, mais encore à déterminer la valeur de toutes les lettres ou syllabes dont ce nom est composé , de même que ceux des empereurs romains. A l’aide de cette belle découverte, M. Champollion alu distinctement les noms des Lagides et des empereurs gravés sur plusieurs temples de l’Égypte, et occupant ces cartels ou cartouches qu’on sait avoir été destinés à contenir les noms des rois et des reines du pays. H les a découverts principalement à Dendérah, sur le monolithe d’Apollonopolis-Parva, sur les temples de Philæ, sur la porte de Karnak, sur les temples d’Ombos, d’Edfou, d’Esné; c’est-à-dire, sur ceux que les indices tirés, soit des inscriptions grecques, soit du caractère du style, prouvaient avoir été

son contenu , et en tirant de mon explication à la fois la certituJe que les prêtres d’Isis avaient obtenu l’objet de leur requête, et la probabilité que les hiéroglyphes de l'obélisque expriment l'action de grâce de ces prêtres , j’ai été assez heureux pour fournir à V- Champollion le jeune l’élément principal de sa découverte. L’inscription grecque , et par suite le dessin des hiéroglyphes envoyé par M. Bankcs , pouvaient rester enfouis plusieurs années encore dans des porte-feuilles particuliers, la première pouvait simplement être publiée , comme on vient de le faire une seconde fois dans le recueil de M. Cailliaud ; mais

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