‹ Recherches pour servir a l'histoire de l'Égypte pendant la domination des grecs et des romains, tirées des inscriptions grecques et latines relatives a la chronologie, a l'état des arts, aux usages civils et religieux de ce paysChapitre 9 sur 84 · XXXI · texte numérisé non relu

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bâtis ou sculptés en tout ou en partie à l’époque des Grecs et des Romains u)

Il ne m’appartient pas de déterminer le degré d’importance de cette découverte relativement à l’intelligence des anciennes langues de l’Egypte ; mais je dois tâcher de découvrir de quel ordre sont les faits qu’elle ajoute à l’histoire de l’art égyptien , en me défendant de toute hypothèse qui ne serait pas fondée sur le véritable état des données qu’on peut dès à présent connaître. Telle serait, par exemple, l’hypothèse d’après laquelle on prendrait l’existence’de ces cartels hiéroglyphiques, comme une preuve qu’un édifice où l’on en trouve

non restituée ni expliquée, et sans qu’il soit possible de deviner sa relation avec un obélisque couvert d’hiéroglyphes; M. Champollion le jeune aurait fait fa découverte beaucoup plus tard ; et peut-être même n 'aurait-elle jamais clé faite en France.

Fuisse cet exemple montrer aux voyageurs combien il importe à leur propre gloire de faire connaître le plutôt possible les monumens qu'ils ont rapportés, ou de les communiquer aux personnes capables do les expliquer ! Rien n’est indifférent en pareille matière : et telle inscription ou tel dessin d’hiéroglyphes, retenu depuis dix ans dans* le porte- feuille inaccessible de quelque voyageur, contient peut-être le germe d’une découverte importante, qui enrichirait déjà le domaine de la science, et dont il aurait pu assurer l’honneur à son pays.

Lettre à M. Dacier, relative à l’Alphabet des hiéroglyphes phonétiques, i8ia. — Journal des Savant, octobre , i Sqt.

INTRODUCTION

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a été construit sous le règne du prince dont ils contiennent le nom : j’ai dit plus haut que l’existence d’une inscription sur un monument ne prouve par elle -même rien i\utre chose qu’un rapport quelconque entre ce monument et le nom des personnages quelle mentionne ; mais que, pour savoir de quelle nature est ce rapport, il faut comprendre le sens de l’inscription, et déterminer au juste ce quelle exprime. Or c'est là ce que nous ne pouvons point faire encore pour les cartouches remplis par des hiéroglyphes phonétiques. Les noms qu'ils contiennent sont très probablement liés aux autres hiéroglyphes qui les accompagnent ; mais, comme ces derniers sont encore inintelligibles pour nous, les cartels ou cartouches ne nous offrent que des noms isolés, dont nous ne pouvons rien conclure à l’égard du monument, à moins de connaître d’autres indications. L’hypothèse dont je parle, sans qu’on puisse dire quelle soit fausse, parce que rien ne le prouve, irait donc beaucoup au-delà des faits connus. Il se présente une hypothèse toute contraire; c’est celle qui consisterait à supposer que les cartouches avaient été laissés vides, etn’ont été remplis que plusieurs siècles après l’achèvement

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