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Suites à Buffon. Hist. des Annélides, pl

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remarquables à signaler. J'ai constaté leur existence ou du moins l'existence de tubes tout à fait analogues, dans les anneaux huit, neuf, dix et onze. Il m'a néanmoins été complétement impossible, sur trois échantillons dont les téguments étaient bien conservés et suffisamment distendus dans cette partie, d'apercevoir leurs orifices. C'est seulement entre le treizième et le quatorzième anneau que cet orifice apparait pour la première fois, c’est-à-dire à la partie antérieure de l'anneau qui précède la ceinture ; on le voit là avec la plus grande netteté. Entre le dix-huitième et le dix-neuvième anneau, il est remplacé par l'orifice génital mâle qui est plus grand et légèrement reporté en dedans. Il manque complétement entre le dix-septième et le dix-huitième anneau. Nous aurons à rapprocher ces faits de ceux qui nous seront fournis par la disposition de l'appareil génital.

De ce dernier je n'ai pu voir que la portion mâle. Elle se compose de deux longs testicules ovalaires, aplatis, fixés par un court pédoncule à la partie postérieure, inférieure et médiane de la cloison antérieure du douzième anneau. Ces testicules! sont plus ou moins repliés sur eux-mêmes et autour de l'intestin; lorsqu'ils sont développés et étendus ils occupent toute la longueur comprise entre le douzième et le vingt-cinquième anneau, ils traversent par conséquent toute la ceinture et ne finissent que bien au delà de l'orifice génital. Au-dessous de leur pédoncule naît de chaque côté un canal assez court, droit, qui n’est autre chose que le canal déférent; je n'ai pu m'assurer s'il se terminait antérieurement en pavillon vibratile; postérieurement il aboutit à une sorte d’empâtement qui occupe toute l'étendue du dixhuitième et du dix-neuvième anneau. On peut ouvrir cet empâtement et on reconnaît que ce n’est pas autre chose qu'une poche à parois musculaires s’ouvrant au dehors par l’orifice génital mâle et qui peut,

jusqu’à un certain point. jouer le rôle de vésicule séminale. Je n'ai

1, PL. 1, 6g. 45,4,

pas vu d'organe qu'on puisse considérer comme un organe copulateur proprement dit. La fécondation n’a très-probablement lieu que par simple rapprochement des orifices.

Je n'ai rien vu que l’on puisse considérer comme une poche copulatrice. Il est singulier, d'autre part, que chez un animal de cette taille, comme chez l'Anteus, l'ovaire échappe à une recherche minutieuse. C'est. pourquoi je me pose encore ces deux questions :

L'organe que j'ai indiqué chez l’Anteus gigas comme étant peutêtre une poche copulatrice, a-t-il réellement cette destination ?

L'Anteus gigas et le Tilanus brasiliensis sont-ils vraiment hermaphrodites ?

Évidemment de nouvelles recherches sont nécessaires sur ce point : l'hermaphroditisme, s’il existe, a besoin d’une confirmation directe. L'hermaphroditisme de tous les Lombriciens a été conclu simplement de l'étude de nos Lombrics indigènes; nous en avons déjà assez dit pour montrer combien sont cependant peu généraux la plupart des caractères que nous présentent ces Vers. Nous ne pouvons, pour le moment, que soulever cette question de l'hermaphroditisme constant des Lombriciens sans la résoudre. Nous ajouterons cependant que, de même qu'il y a parmi les Annélides, ordinairement dioiques, quelques rares espèces hermaphrodites, il pourrait fort bien se trouver chez les Lombrics habituellement hermaphrodites un certain nombre de types dioïques.

J'insisterai encore ici sur les points suivants :

Dans les anneaux qui produisent les testicules et où aboutit le canal déférent, on ne voit pas les orifices des organes segmentaires et je n'ai pas constaté d'une manière certaine l'existence de ces organes, pourtant si visibles, quoique ne paraissant pas s'ouvrir au dehors dans les anneaux antérieurs. Cet orifice manque encore dans l’anneau qui

précède celui où s'ouvre le canal déférent. Enfin l’orifice de ce canal

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a exactement les mêmes relations de position que l’orifice des organes segmentaires.

Les individus d’après lesquels cette description est faite ont été rapportés du Brésil en 1837 par M. Gaudichaud. Ils sont au nombre de trois; un quatrième ne porte aucune indication de localité; tous

sont en assé mauvais état.

GEN. RHINODRILUS, Nov. Gen.

J'établis le genre Rhinodrilus pour un Ver de l'Amérique méri-

dionale (Caracas, dans la république de Venezuela), qui se fait remarquer, à première vue, par un prolongement en forme de trompe de

son lobe céphalique, caractère jusqu'à présent unique chez les Lombriciens terrestres.

Bien que Hoffmeister ait distingué trois genres ! d'après la forme du lobe céphalique, je ne considérerais pas les caractères tirés de ces modifications de forme comme suffisants pour établir un genre nouveau, si aucune modification organique n’accompagnait celle-ci. Aussi, tout en faisant allusion dans la composition du nom du genre à l'existence de la trompe ou plutôt du tentacule, caractère extérieur le plus saillant de notre animal, n'ai-je pas l'intention d'indiquer que ce genre ne devra contenir que des Lombriciens pourvus d’une trompe.

Cette trompe n’a du reste aucun rapport avec l'appareil digestif, et n’a rien de commun avec ce que M. de Quatrefages appelle Ia trompe des Annélides, avec ce qui constitue la trompe des Naïs et des genres voisins. Elle est, au contraire, l’analogue de l’appendice cépha-

lique de la Naïs proboscidea, appendice qui avait provoqué pour cet

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