VIII
7h NOUVELLES ARCHIVES DU MUSÉUM.
arrive jusqu’au dix-septième anneau en se contournant diversement; là il aboutit dans une poche particulière sur laquelle nous aurons à revenir tout à l'heure.
Dans cette poche aboutit encore constamment un tube qui se rattache à un organe allongé en forme de saucisse”, d'aspect nacré, qui rappelle par sa position la prostate des Lombriciens postclitelliens, mais qui ne présente en aucune façon l'aspect glandulaire de ces dernières.
On voit encore quelquefois sur la poche du dix-septième anneau un troisième appendice formé de deux culs-de-sac greffés comme les branches d’un Y sur une tige commune.
J'ignore quel peut être l’usage de ces appendices et je n'ai pu suivre d’une manière bien exacte leurs rapports avec le contenu de la poche, qui est lui-même assez exceptionnel. Ce n’est pas autre chose qu'un pénis en forme de crochet charnu, fibreux, capable de faire saillie au dehors ainsi que je m'en suis directement assuré, mais qui demeure habituellement retiré à l’intérieur de la poche.
C'est là, comme on le voit, un appareil copulateur des plus complets et des plus remarquables.
L'appareil femelle n’est pas moins étrange.
Il est situé dans le quatorzième anneau et son orifice extérieur n'est pas autre chose que l’orifice porté par cet anneau en avant de la paire supérieure de soies.
On voit partir de cet orifice un tube qui se recourbe plusieurs fois en se dirigeant en arrière, se renfle finalement en une poche
allongée à parois plus ou moins distendues et dont l'extrémité en culde-sac se dirige en avant.
Greffés sur ce tube avant sa dilatation en poche, on voit d’abord
un tube plus petit, entortillé de façons diverses, et juste en face de